Lundi 7 juillet 2008
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Touaregs, Nomades, Hommes Bleus, Hommes Libres du Désert, premiers hommes
du TAO Intégral, vous avez la Liberté fluide de la Dune. Époux de la Mouvance, Enfant de la Pureté, Seigneurs de l’Emerveillement, vous vivez de rien, parce que vous êtes Tout, parce que vous
avez Tout. Vous vivez le Vent
piquant
de sable au creux de votre burnou bleu et vous vous endormez, blotti dans le ventre de votre si fidèle compagnon de bivouac, le lent, sobre et sûr chameau, instinctif et éternel, coursier des Ergs libres et pures. Vous
vous sculptez un regard de Prince aux forces vives, scarificatrices du vent Sirocco qui nettoie, de
toutes les scories d’humanité perverse, les paysages divins imprégnés de Prière et de Lumière que, seule, l’ombre saine des oasis ponctue d’étapes souveraines.
Fiers et Nobles Guerriers
sans chateaux, sans forteresses ni ponts-levis, vous ignorez superbement l’enfermement utilitaire des prisonniers
de l’objet gadgetisé des usines à pollution perverse, parce que vous êtes nés de Sang Libre, ne possedant rien que votre royauté naturelle. Vous vivez l’instant, vous ne fixez rien dans la
rigidité et, en bel artisan de votre aridité, vous atteignez les sommets du silence des musiques intérieures qui font de vous des Hommes d’Eternité. Je suis fils du désert. Mon
enfance a été baignée dans le puits profond de votre rare trésor, libérateur d’émerveillement. Explorateur de la Beauté du Vivant, qui ne retient rien, qui s’offre comme la Vie, qui m’a été
donnée et qui ne m’appartient pas. Belle Vie, Beau Destin, Vie-Femme, Grande ANTINEA, Vie Yin qui aspire le Yang en nous rendant à l’Amour, éjaculateur fluide comme l’eau, ce
Sang de la Terre, comme l’Onde Vibratoire, ce Jaillissement de Lumière.
Oui, mes frères du Désert, je suis
un Nomade. J’aime à m’offrir nu de prétention à l’extase de la Vivance vierge de la
dune. Mes yeux sont guidés vers l’aurore de votre Etoile du Sud, ce chemin de libération. Je n’appartiens pas au monde de la clôture, je n’ai que faire de l’industrieuse folie dévastatrice des
hommes robotisés. Je suis Musique et Danse ; Feu follet, Buisson ardent, Rêveur impénitent, à l’Esprit d’Enfance éveillé du Chant céleste du Moula-moula, ce charmant passereau
des déserts.
Dis-moi, dessine-moi un mouton … Je tire ma subsistance du lait
rare de la chamelle généreuse. Je vis de la datte sacrée du palmier, comme des lèvres de l’aimée. Je jouis des chaleurs infinies du Désert, comme d’un sexe blond ouvert à la pénétration du flux
des jouissances multiples qui font fleurir les jardins de vie de l’Espérance affinée d’Amour, par l’immense Tendresse vivante de la clarté de tes cieux d’azur, ô Désert ! Mon domaine est
la nouala, le thé à la menthe de l’Amitié, loin des putréfactions artificielles de l’homme consommateur. Artiste pur de l’ondulaire, cette ligne sans angle et sans arête, qui libère
la courbe, comme la sinueuse de mes mains caressant les seins de l’aimée, au rendez-vous de l’ivresse, toutes fleurs écloses, ouvertes, offertes.
Heureux, je repose en Homme Libre entre les pattes de mon fier
coursier des sables, j’ai le secret de la gratitude, d’un Merci à Dieu pour la rareté de l’eau. Je rythme mes respirations profondes et méditées sur celles, vivantes, de mon oreiller-chamelier,
me protégeant du Chergui brûlant, comme dans le ventre chaud de ma mère. Artisant de ma Liberté, je marche au pas silencieux du pied large de mon compagnon caravanier, château d’eau ambulant de
sobriété, qui porte son fardeau, heureux de vivre. Je vis d’un rien d’eau pure et d’amour vrai, en contemplatif insatiable de la Beauté du Désert superbe. Je fais l’Amour à celle que j’aime comme
je caresse la dune, en admirant son Temple de Vie, peuplé des parfums subtils de sa Terre-Femme, que sa jouissance exprime, comme un conerto de Mozart.
Seuls, les artistes, les fous, les poètes font respirer la planète des hommes perclus d’orgueil. Merci ma Vie d’être né Homme Enceint de l’Amour
Je suis fier Fils du Ciel et de la Terre,
NOMADE en Transhumance d’ETERNITE.