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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 16:00

Jolie Cigale assourdissante de mes étés brûlants, quand tu sors de terre où ta gestation s’est accomplie, toute pâle, tu durcis vite tes membrures pour entamer ton chant de vie très courte.

           

Vite, tu t’envoles vers le tronc protecteur d’un pin et tu prends la couleur de son écorce, par mimétisme, afin de te rendre invisible à l’œil nu de tes prédateurs. Dont les hommes qui te collectionnent pour leurs enfants. Heureusement, ils n’ont pas les pouvoirs des serpents qui eux, possédant une vision thermo-colorée, leur permet de te détecter. Leur vue est médiocre, leurs yeux ne sont pas très performants. 

 Cachée, plutôt collée sur le tronc de l’arbre choisi, tu entames ton parcours d’enchanteresse de la saison chaude, dans l’ère géographique d’accueil inscrite depuis des lustres dans ton programme génétique. 

Tu te crois en sécurité. Il se trouve bien un attentif à tes chants de vie pour te débusquer et tenter de te saisir pour sa collection d’insectes. Adieu alors ton cri, tu t’es faite repérer et quoique tu fasses la morte, pour mieux te protéger, il te débusque, le monstre. Rien n’y fait, le coquin te prend dans ses filets. Il va te faire passer un mauvais quart d’heure. Tu finiras dans une boîte auprès d’autres spécimens très recherchés. 

Tes consoeurs, si nombreuses, se chargeront cependant d’enchanter, l’espace d’un été,  la belle saison des lavandes, où ta sœur, l’abeille, va sans cesse butiner les fleurs, prélevant sur ses pattes le poudreux pollen qu’elle transportera dans la ruche, pour sa reine, tout en affinant le succulent miel des fleurs choisies. Un gourmand préleveur, pas des moindres prédateurs, viendra l’extraire de la ruche pour en faire lucratif gain. Vendu, il sera apprécié par quelques palais goûteux, fins appréciateurs de ce nectar des dieux. 

Merci à toi, belle Cigale enchanteresse de mes étés. Que la prédation des humains sur terre ne te fasse pas disparaître au détriment d’une route bitumée, bruyante et assourdissante sans harmonie. Mais cela est une autre histoire …


Par Djilali Jamaï - Publié dans : L'Enfant de Lumière (2008)
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 15:28



La métaphysique de l'âme
Passe par la joie du corps
Que serait un bateau
Sans support de la voile ?
La mer n'est pas l'amie 
De ceux qui restent au port,
Il faut avoir de l'âme
Pour faire danser le corps.
C'est bien plus qu'une machine
Aux rouages bien huilés
C'est le plus pur trésor
Pour rendre l'esprit plus beau
et cueillir son DIVIN
Sa LUMERE et son OR.


J'enchante de poésie
Tous les matins glacés
Toutes mes nuits troublées
Pour conjurer le sort.
Qui voulut que ma VIE
Toute d'AMOUR donnée
Sois comme un beau soleil ?
J'enfante de mes danses
De funambule épris
Les
journées solitaires
Pour d'abondantes joies
Pleines de fleurs et d'esprit
et être solidaire
Au banquet de la VIE
Par Djilali Jamaï - Publié dans : L'Enfant de Lumière (2008)
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 15:00

 Brrr ! Brrr ! Brr ! Ô ! Maya l’Abeille, butineuse insatiable, toi, si belle en ta livrée, même si la guêpe te fait concurrence avec ses zébrures jaunes et son corps de star de cabaret. Elle ne fait rien que de s’occuper d’elle alors que toi, l’Abeille travailleuse, courageusement, tu parcours plaines et montagnes chargées de floraisons multiples. Choisissant la Fourmi dont le nectar enivrera tes sens subtils de s es parfums odorants aux nombreuses propriétés médicinales.

Toi ! Maya, tu fais, dans tes journées, des kilomètres, t’arrêtant à la corolle de chaque fleur choisie pour sa valeur. Tu butines à souhait l’ennivrant pollen, chargeant tes pattes fragiles, à se rompre sous la lourde charge.

Une fois ta cueillette assurée, tu reviens vite à ta ruche, fière et bourdonnante, déposer ton butin aux pieds de ta Reine ou dans les alvéoles si architecturalement construites pour nourrir tes jeunes sœurs en gestation.

              

Brr ! Brrr ! Brrr ! Le travail d’élaboration du succulent miel se poursuit allègrement dans la ruche bourdonnante de joie. Chacune, en son rôle et à sa place, s’active à remplir consciencieusement la tâche que lui a assigné “Dame Nature”.

Ici règnent ordre et méthode depuis la nuit des temps immémoriaux du début du monde. Et Maya l’Abeille, en butineuse sérieuse, ne revendique rien, remplissant avec obéissance sa part de travail. Elle ne se syndique pas. Elle ne fait pas de manifs dans les rues des villes polluées, si sales, si puantes, construites par les hommes.

Brr ! Brr ! Brr ! Maya, les vibrations de tes ailes me rappellent le souffle de vie que lança la Création. Il permit aux espèces vivantes de se multiplier et d’envahir de beauté la Terre-Mère, cette planète bleue enchantant mes yeux d’Enfant de Lumière, chantée par les astronautes du haut de leur capsule spatiale.

Toutes les choses, sur cette terre bénie, m’ouvrent des horizons de contemplation, ravissant mon cœur et baignant mon âme d’une aura de bonheur. Là, je retrouve la paix intérieure qui m’est indispensable pour alimenter ma foi en la Vie. Elle passera inéluctablement, le temps faisant son œuvre.

Cependant, la folie des hommes ne prend pas conscience que ta disparition de l’ordre naturel serait sa fin. Car qui polliniserait les fleurs de ses jardins s i abeilles, papillons et oiseaux disparaissaient de la terre ? Quelle fructification pourrait s’accomplir si la merveilleuse intervention de leurs va et vient ne pouvait plus faire évoluer les fleurs vers les fruits ? Disparition de la beauté multicolore, fin des formes harmonieuses qui enrubannent les tiges des plantes si diverses en leur genre. Plus de miel dans les ruchers, plus de tartines succulentes au petit-déjeuner. Et j’en passe ! Le colibri au bec fin ne danserait plus admirablement au seuil des corolles ouvertes des floraisons exotiques.

Homme ! Fais bien attention, tu joues avec le feu dans ton orgueil démesuré de vouloir dompter la nature ! Elle est régie par des lois immuables que tu ne saurais nier sans disparaître à ton tour. Le temps est venu d’une réflexion profonde sur le rôle de la bio-diversité. N’inscris pas la fin de l’espèce “sapiens”, ne sois pas cette espèce folle, prédatrice et destructrice de toute harmonie. Ne te prends pas pour Dieu !

Par Djilali Jamaï - Publié dans : L'Enfant de Lumière (2008)
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 14:00

Équidé ! Toi, un des premiers à avoir été dompté par ce diable d’humain, toi aux multiples espèces sur terre. Cheval nain d’Argentine, puissant mustang, maître de sa horde de juments, qui donna son nom à une prestigieuse voiture, destrier parcourant les immenses plaines de Mongolie, polok des Pyrénées, percheron du nord des Flandres, tu fus très vite au service de l‘homme.

Il se servit de toi pour les tâches les plus viles et les plus nobles, jusqu’à gagner des fortunes sur ton dos, grâce à tes talents nombreux et à ta beauté incomparable. Tu lui servis de monture dans bon nombre de cas et il parcourut des espaces immenses grâce à tes quatre pattes, avec ou sans selle très rudimentaire ou décorée pour la parade, au milieu des foules en délire.
                       

Cheval ! Te voilà adulé par les spectateurs dans l’arène ronde du cirque, tout panaché d’ors et de clochettes, te voilà affublé d’une housse faussement protectrice dans  l’aire de la corrida, là où un picador t’impose d’aller sauver le matador en mauvaise posture devant le taureau que lui-même excita au point de le rendre fou à te faire embrocher. Dans des jeux ridicules comme le rodéo au Texas, tu es affublé d’un prétentieux qui te monte et te cravache à souhait.

Toi,  le lourd et résistant percheron qui tire des tonnes de tonneaux dans le nord de l’Europe pour les assoiffés de bière brune ou blonde. Toi, la bête de somme docile attelée à la charrue fendant la terre du socle qui, en s’aiguisant sur la motte, la  réduit en tronçons palpitants, tu prépares les semailles à venir. Toi ! moins bien loti dans les terres arides, accompagné d’un âne ou d’un mulet, remues un maigre sol sablonneux.

Cheval ! Mon ami, mon fier compagnon de tous les instants difficiles et festifs de ma vie, je ne saurai être pour toi qu’un admirateur, en te remerciant de tant de services rendus depuis le début des temps immémoriaux de la naissance du monde.

Toi, mon compagnon !  Toi, Cheval bicolore des Indiens d’Amérique ! Toi, superbe Cheval yearling des champs de courses, magnifique gagnant du prix d’amérique ! Toi, infatigable, crapahutant les pans des collines ou  des montagnes escarpées, chargé de sacs lourds à craquer ! Toi, qui me suis pas à pas dans mes randonnées les plus folles ! Toi, mon frère Cheval, si beau avec ta crinière au vent, quand tu cavalcades, brides lâchées ! Grâce à toi et à ton endurance, j’en ai connu et traversé des régions entières pour le plaisir de mes yeux ébahis de contemplation.

Et souvent, après tes plus belles années, je te sacrifie en boucherie, ou si mon cœur s’ouvre à un peu de compassion, je te confie à une âme charitable. Elle te met dans un pré, en repos et en paix où tu goûtes enfin des jours paisibles  dans la campagne verdoyante d’herbages abondants, jusqu’à ta mort bien gagnée.

Je ne peux que te louer pour tant de services et de moments de bonheur rendus. Il me suffit de faire référence aux cris des enfants dans un cirque, lorsque tu es empanaché comme un prince des mille et une nuits.

Je t’ai monté plusieurs fois dans ma jeunesse au bled, au Maroc, sans selle car j’aimais l’odeur de ta peau. J’ai souvent assisté à de belles fantasias où, monté par des  cavaliers émérites, tu soulevais la poussière sous les youyous des femmes et les “Allah Akbar !” des hommes enivrés de tes prouesses. 

Permets-moi, seigneur des contrées infinies, de te servir mille remerciements.
 


Par Djilali Jamaï - Publié dans : L'Enfant de Lumière (2008)
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 13:00


     Immensité désertique d’aspects très contrastés, d’erg en reg en hamada, rondes dunes ou escarpé de montagnes et de rochers, Désert, secret lieu attirant. Ton mystère est grandiose, envoûtant comme une belle déesse. Lieu de toutes les méditations fécondes, paradis de l’homme silencieux, apte à la contemplation, serein. Sable brûlant où seules quelques espèces résistantes ont pu s’adapter par ténacité et constance : Chameau … pardon, Dromadaire plus sobre car moins prétentieux puisqu’une bosse te suffit pour gérer toutes sortes de pistes ensablées de mouvances jamais stables. Sous les coups de tabac, les vents Sirocco et Chergui en furie déplacent la dune au gré de leurs humeurs saisonnières. Scarabée noir, roulant sa boule mi-herbeuse, mi-déjections. Lézard aux pattes agiles. 
 Et toi, Fennec, mon cher chacal fétiche, affublé de longues pattes à l’arrière et de plus courtes à l’avant, avec tes longues oreilles pointues et ton petit nez radariste. Toi ! fouineur vivace en quête de ton repas, la nuit, tu t'agites le soir tombant.

Toi, mon ami de toujours !  Si bien adapté à ce milieu exigeant qu’est le désert de sable blond, ce tapis hurlant au moindre vent. Mon regard perce et caresse la dune aux formes érotiques, ondulantes, comme un corps de femme en désir d’Amour.

Toi ! petit Fennec astucieux qui dort le jour trop chaud dans un trou, à l’abri des ardeurs tuantes du soleil désertique à lourdeur de plomb. Toi !  Fennec, renard des contrées sans arbres, hormis la douce oasis, lieu de détente bien gagnée après la marche épuisante des homes bleus. Ces targuis et leur famille arpentant, sans peur, sans cesse, la terre de leurs ancêtres, enseignant, génération après génération, les secrets de la survie, de la vie libre de nomade qui, de par sa naissance sur ce sol aride du désert, fait face à son destin. Autrefois, paraît-il, ce désert fût le Jardin des Hespérides, du temps d’une superbe femme pulpeuse, depuis restée présente dans les légendes rapportées par l’histoire du Sahara …

Toi ! mon frère Fennec, vivant de rien, la nuit, en fouinant ça et là, tu croques quelques scarabées, imprudents passant sur ton chemin. Pourquoi la nuit ? Mais parce que tu es intelligent et que tu n’as pas envie de faire cramer ton joli pelage roux sous les ardeurs, intenables à supporter, du soleil de midi !

Et puis, la nuit n’est-elle pas plus propice à la chasse de nourriture puisque toutes espèces désertiques font de même, pour échapper à l’ardeur incendiaire du maître des lieux, le roi-soleil ?

Je t’aime tant, mon animal-fétiche, que j’ai poussé le vice jusqu’à te faire enfanter ce livre, “L’Enfant de Lumière”. Après tout, tu le mérites ! Tu rentreras ainsi en modernité, accompagnant mes divagations épistolaires. Voici mon mail : fennecou@yahoo.fr ; ne trouves-tu pas que tu y as ta place puisque, grâce à toi, Fennecou, je peux transmettre à mes amis lointains mes écrits les plus fous ?

 

Mon cher petit renard des sables, j’ai baigné mon enfance tiznite avec toi. Nous ferons, encore et encore, de belles envolées lyriques ensemble pour encenser le monde d’harmonie. La Beauté semble disparaître au profit d’un paraître friqué, souvent remplacé par des artefacts plastifiés.

En contemplatif, initié au silence de ces lieux magiques où j’ai appris à Être au lieu de Paraître, je dis :

 

MERCI LA VIE ! MERCI DESERT VIVANT !

MERCI FENNEC ! MON TOTEM PRIANT

Par Djilali - Publié dans : L'Enfant de Lumière (2008)
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 12:00

  Soixante-dix sept ans ! Sept + sept = quatorze, quatre et un = cinq … Les cinq doigts de ma main représentent le minéral, le végétal, l’animal et l’humain, le cinquième, l’aboutissement Spirituel. Comme c’est curieux ! Et si nous portions sur nous les moyens de se parfaire après bien des vagabondages, retrouver l’ Enfant de Lumière que nous étions en naissant, avant notre incarnation définitive, celle qui nous projette dans l’existence charnelle par ossification de notre crâne ?

Quatre éléments, indispensables à tous les vivants sur terre et dans la profusion des océans, se partagent, dans un équilibre précaire, merveilleusement harmonique, la vie de toutes les espèces, dont l’homme semble être, de par sa position dominante, le gérant responsable. L’ensemble des beautés offertes est à respecter…

Saura t-il, le bougre, en faire bon usage ? Il ne semble pas en prendre le chemin, lui si sûr de ses savoirs et des sciences qu’il découvre. N’a-il pas déjà dépassé les limites par ses pouvoirs démentiels, affublé qu’il est d’un orgueil conquérant aux multiples aspects prédateurs ? Au point que certains de ses congénères commencent à se poser des questions sur sa place et sa survie dans le jeu subtil, si infiniment mis au point par un “Dieu” ou une “Force”, vraiment intelligente pour avoir fait du cosmos cet harmonieux ensemble, doté de planètes. Dont cette merveilleuse petite boule bleue, nous servant de havre de vie depuis des générations. Cesserons-nous de nous prendre pour des dieux, voulant faire plier tous les éléments sous le pouvoir de nos folles investigations savamment orchestrées par le goût insatiable de notre désir de dominance maladive ?

Il vient un temps : le temps de la véritable prise de conscience de nos erreurs vis-à-vis du monde vivant. Il ne suffit plus de décoder la matière et de la réduire à nos vouloirs machiavéliques. Encore faut-il apprendre à comprendre notre rôle dans ce dévoilement exponentiel de l’évolution. Nous l’avons déclenché, sans toujours tenir compte des conséquences de nos actes, impérialement mené, sans souci du lendemain, surtout pour les générations futures.

Jamais il ne s’est fait réflexion aussi urgente qu’en ce siècle de découvertes stupéfiantes. Un seuil de prétention vient d’être dépassé. Nous sommes, pour la première fois, tous ensemble embarqués sur le même bateau. Gare à ce qu’il ne coule, entraînant, dans son naufrage, tout le vivant de notre habitat, même si quelques-uns d’entre nous ont réussi à poser leurs pieds sur la lune.

Attention à ne pas tenter le diable ! Nous sommes un chaînon du vivant, pas plus ! Si nous détruisons, comme c’est le cas aujourd’hui, les espèces par milliers, il se pourrait que la chaîne se rompe et que nous soyons les fossoyeurs du monde. Sa beauté est offerte, ne coûte rien …. qu’un peu de respect et de poésie. N’avons-nous pas recherché, par les arts, la musique, la peinture, la sculpture, à copier la Nature ?

 

 LA SYMPHONIE DES SPHERES

ET LA DANSE DES ELEMENTS


NE SONT-ELLES PAS AU RENDEZ-VOUS ?

 

NOUS FAISONS PARTIES INTEGRANTES DU COSMOS

Par Djilali Jamaï - Publié dans : L'Enfant de Lumière (2008)
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 11:00

 



           En guise de conclusion, je pourrai écrire une ode au chien, au chat, au canard, au cygne, à la girafe, au lion, au singe, à la gazelle, à la libellule, au papillon, au caméléon, au lézard, à tous les insectes connus et inconnus à ce jour, à tous les mammifères peuplant ce globe, aux espèces enfouies dans les profondeurs de la mer, à mille et une créatures, venues par je ne sais quel mystère, envisager de naître sous la gouverne d’un Créateur. Venir vivre ici : accomplir son destin et mourir pour finir en poussières, absorbés par les éléments de la terre.

Cela finirait par lasser le lecteur. J’ai trop de respect pour lui et sa liberté de penser, en humain rationnel ou en rêveur impénitent ou pas du tout. Il se laisse influencer et porter par les systèmes dans lesquels il est impliqué. Par inconscience, ignorance, ou de gré ou de force.

Ma vie, son cheminement a fait de moi ce que je suis, et rien de mieux, ni de pire. Seul, Dieu en jugera la valeur et la portée utile à mes frères en humanité ! Comme moi-même, ils sont nés sur cette belle Planète bleue.

L’arrêt de vie, entre la mort et la souffrance, m’a sculpté autrement, lors de ma terrible blessure. Allez savoir pourquoi ? Ce que je sais, c’est que pour qu’un arbre porte ses fruits, il faut l’émonder. Et ma blessure, sanglante dans son horreur, m’en a donné plus d’une fois l ‘occasion. Le temps a fait le reste. Plus de dix ans d’hôpitaux, de cliniques, de centres de rééducation fonctionnelle, avec vingt-cinq ans d’opérations chirurgicales subies, ont permis que je devienne ce bipède, un peu à part du commun des mortels. Sans prétention aucune. Le temps ainsi libéré m’a donné le loisir, par une curiosité incessante, l’envie de comprendre le cheminement qu’il m’était demandé de servir. Alors, pas à pas, sur mes roulettes de paraplégique, j’ai essayé d’ouvrir mes écoutilles, comme un marin dans un océan aux vagues en furie.

Le résultat de ce parcours du combattant m’incita, aussi, à prier et à interroger le pourquoi et le comment de ma vie particulièrement compliquée. Les événements m’ont fait faire, comme mes frères humains, des choix : d’abord subvenir à mes besoins vitaux, travailler, me marier, remplir, avec des hauts et des bas, mes engagements entrecoupés de séjours hospitaliers imposés par mon état. Changements de lieux, changements de métier, rythmés par les obligations imposées par ma santé. Pas toujours florissante, elle ne m’a pas empêché d’être comme tout le monde. Je suis heureux, joyeux de vivre : mon bonheur est complet, accompagné de paisibilité.

Ce parcours atypique m’a permis d’être ce que je suis. A rechercher à soixante-dix-sept ans la sérénité, à trouver en moi l’envie de partager avec vous cette expérience particulière, mon chemin de vie, sans avoir l’orgueil ni l’outrecuidance de croire qu’il soit unique ou exceptionnel.

De retrouver, en rêvant un peu, au cœur de ma vie bousculée, « L’ENFANT DE LUMIERE » qui sommeillait au fond de mon âme.

 

OUI ! CONTEMPLATIF de la BEAUTE DU MONDE VIVANT

Je le suis et veux le rester  tant qu’un souffle de VIE me sera donné,

Je n’aurais de cesse :

 

D’AIMER LA VIE COMME UN AMANT

 

FOU DE VIVRE, ET NON D’EXISTER


Par Djilali Jamaï - Publié dans : L'Enfant de Lumière (2008)
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 10:00

Nous avons, toutes et tous, des envies de croquer la vie et d’en jouir au mieux. Des envies à nous, se croyant suffisamment amoureux des choses et des personnes pour en exprimer la quintessence.

Mais voilà … le chemin de l’amoureux est d’être libre de ses envies et de les vivre royalement. Ah ! la terrible force qui nous réchauffe, ce besoin de printemps, ce besoin sacré dans l’extraordinaire pulsion de vie. Mais au printemps des mots, il faut ajouter nos printemps d’ouverture à l’amour, pour faire éclater ses bourgeons en gerbes de caresses, doublées de douces tendresses offertes à la vie, qui chante en nous et pour nous tous. Semer de l’amour sous nos pas. Ne pas avoir peur du sacré dans l’ordinaire, car l’homme a besoin de sacraliser tout ce qu’il touche de son vivant, dans une attitude ordinaire devenant surnaturelle. Et seule la libération de l’espace par l’Amour mène à ce sublime souffle dans l’ordinaire quotidien.

 

S’arroser de l’immense source de Sagesse, si puissante, si géante, de l’intimité croissante, de cette incroyable LUMIERE DE L’AMOUR. Tendre les bras vers l’invisible montée royale balisant toute vie. Être le témoin de l’immensité des beautés du monde, en amoureux-amant de la vie, en contemplatif insatiable, corps et lumière confondus. Rien ne peut arriver, à celle ou à celui qui s’élève au cœur du cœur de cette force prodigieuse de vie qu’est L’AMOUR, vécu sans complexes, tout ouvert en toute pureté d’intensité primale, libre d’aller sur les chemins de l’extase.

 

 

Laissez faire le printemps, laisse-toi toucher !
Elance-toi vers le vivant, mon frère, ma sœur …
et tu seras ENFANT DE LUMIERE dans ta vie,
toute entière donnée à l’Amour.

 

Jouir  temps, voilà, peut-être l’art du plaisir.

 

Choisir entre l’avoir et l’être

 

Choisir entre exister et vivre

 

C’est répondre à la mort par l’AMOUR

Par Djilali Jamaï - Publié dans : L'Enfant de Lumière (2008)
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 06 2008 08:30




Je tente de baliser mon Présent, 


          Avec des attentions pudiques, 


                    Laissées aux lieux de mes passages. 


          Ce soir, je découvrirai encore,


Mes "Noces Eternelles"


          AVEC LA CERTITUDE


                    QUE LA VIE EST UN CADEAU,


          REVELE EN TES FLANCS,
Ô ! DESERT BRÛLANT 
Par Djilali Jamaï - Publié dans : Qui suis-je ?
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 06 2008 08:00


L'Indomptable est en moi
Présent comme un orage
Qui déferle sur la plage
La VIE ! ce beau mirage
Je l'absorbe toute en Foi


L'indomptable est en moi
Je monte à l'abordage
Et j'en assume l'équipage
La VIE ! ce bel accordage
Je navigue tout en Toi 


L'Indomptable est en moi
J'en caresse le pelage
J'en lisse le plumage
La VIE ! belle et sauvage
Je la danse tout en Emoi


L'Indomptable est en moi
Je grimpe au bel alpage
Et fuis la ville et le tapage
La VIE ! ce bel ermitage
J'en embrase le doux Toit


L'Indomptable est en moi
J'en remplirai la page
D'un beau livre d'images
La VIE ! ce beau message
Je la chante comme un Roi


TOI ! MA BEAUTE "VIE" JE T'AIME 
Par Djilali Jamaï - Publié dans : Qui suis-je ?
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