Par-delà l'orgueil et la trahison des Clercs, il y a désormais rupture entre l'Etat-Nation et la Société civile.
L'histoire de la transformation du Mythe en religion idéologique a faussé la Parole; et les deux phénomènes réduits à un bavardage vidé du Symbolisme qui lui donne corps, a isolé l'homme de son
Evolution Divine. Depuis, il erre dans la Matérialité ou dans la Violence par insuffisance à vivre sa Plénitude. Il est un être dépossédé des productions symboliques et d'Amour. Il y a rupture,
solitude, d'une âme sans éternité. Dès lors, sa vie n'a plus de sens.
Si l'homme veut accomplir sa propre conversion, il n'a qu'un moyen : changer le
monde en commençant par changer lui-même avant de vouloir changer l'humanité. À la croisée des chemins, il trouvera sa vérité. À la convergence de la multitude des expériences vécues par l'homme
depuis son origine; il y a ce précepte : Aimez-vous les uns, les autres, comme vous-mêmes, et c'est ce comme vous-mêmes qui neutralise la violence institutionnelle au bénéfice d'une
compréhension qui nous relie les uns, les autres, dans l'Amour. Voilà l'Acte Religieux reliant par excellence; voilà le lieu de la Vérité, voilà le Sanctuaire de la Vibration Primordiale,
Catalyseur de nos créations, lieu de l'Oeuvre.
La myopie constitutive du discours de nos Maîtres au Pouvoir consiste à se
comporter (comme toute idéologie) comme un borgne rejetant dans l'obscurité plus ou moins totale les aspects de la réalité, tout en privilégiant certains des aspects pour eux, considérés comme la
seule vérité. On trompe ainsi qui veut bien être trompé. Dieu veille, afin que les hommes fidèles ne soient pas la proie de l'infidélité à la loi d'Amour. L'homme a été jeté dans le monde pour
être éprouvé; et prendre sens. Il ne doit qu'à lui-même d'y accèder. Dieu ne modifie en rien en l'homme, avant que celui-ci ne veuille changer par lui-même. L'homme est une Praxis évolutionniste.
Il doit porter témoignage de l'évolution, pour accéder au Royaume de sa divinité. Nous sommes une histoire à réaliser dans la révélation, d’une Vérité Unificatrice.
À la Société
anonyme, il faut substituer la Communauté; à la Société d'intérêts politiques, la Société civile des responsabilités partagées, à la Solidarité mécanique, la Solidarité
organique dans une Humaine compréhension du Devenir commun : une Culture Nouvelle en somme ! une Eclosion nouvelle ! une Chevalerie vécue par tous, dans la réalité de l'instant. La
Politique est une cuisine malsaine, quand elle sert les
Maîtres-chanteurs de tous poils, de la fausse intelligentsia sécularisée par les Pouvoirs. C'est une perversion de laisser le
champ libre à la dérive des autorités. La Communauté doit embrasser et embraser l'intérêt général, dans un rapport équilibré, avec les éléments d'épanouissement proposés par des hommes à
l'intelligence créatrice. Le service de la Communauté doit rester à hauteur de respectueux échanges pour un meilleur avancement de tous, vers un Mieux-être. Cette
légitimité est propre à chaque être, et inversement proportionnelle à sa responsabilité, dans le jeu Communautaire.
Or, que
voit-on surtout ? Des luttes d'influences, des luttes d'intérêts, se font jour ; des égoïsmes à tous les niveaux s'agitent, dans une hypocrisie flagrante dont les rapports
humains font les frais, chacun cherchant à blouser l'autre pour un meilleur avantage, dût-il créer un déséquilibre irrémédiable. Cette façon de faire était supportable et sans trop
d'effets pervers quand les rapports de forces en présence étaient simples et les rapports entre hommes réduits. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. La complexité a engendré une interconnexion
serrée des questions et des réponses. Leurs effets provoquent une rétroaction immédiate en tous les lieux de vie occupant l'espace. Ce nouveau processus de "Feedback" oblige les hommes à prendre
chaque jour plus conscience de leur fragilité et à négocier l'échange au plus près, dans un consensus, étendu à la Planète tout entière. Et ce, à la mesure d'un partage de responsabilité
Universelle. Sans ce hissement de conscience, on s'achemine vers un avenir sombre. La somme des intèrêts individuels ne faisant pas nécessairement l'intèrêt
général. Il faudra apprendre à travailler ensemble ; ou disparaître au profit d'une autre espèce plus adaptée.
Les ressources de la Terre ne sont pas inépuisables. Elles répondent aux Cycles
gradation - dégradation, c'est-à-dire à l'entropie cette perte de substance. La menace d'épuisement des énergies et des matières premières provient de l'exploitation sans mesure de renouvellement. C'est pour cela, qu'il faut une gestion rigoureuse
des besoins pour chacun et une véritable sanction des gaspillages. De plus, l'exploitation irrationnelle des richesses provoque la pollution par dégradation du milieu. La lutte contre ce fléau
constitue un devoir aujourd'hui. La gestion équilibrée des richesses naturelles suppose avant toutes choses, une révision radicale de la notion d'exploitation et de rentabilité. À la rentabilité.
Il faut y substituer une rentabilité consciente des énergies renouvelables. Cela demande, bien sûr, un sens aigu du respect dû à la Nature et une appréciation raisonnable des besoins à en
extraire. Leur usage contrôlé est une nécessité pour assurer le Futur.
Le comportement de l'homme est régi par une succession de progrès et de
découvertes qui s'opèrent dans le temps. Cela ne veut pas dire que tout est bon à expérimenter, là comme ailleurs, il faut se donner les moyens d'une analyse fine en corrélation avec le respect
des écosystèmes. Nous vivons sur ce concept complètement erroné, selon lequel l'homme est le Maître de la Nature, alors qu'il n'est qu'un élément de la chaîne du Vivant, comme bien d’autres. Nous
ne pouvons pas nous affranchir des grandes lois fondamentales qui régissent les équilibres du Bio-système de l'Univers.
Alors qu'il a fallu deux millions d'années à notre espèce pour atteindre trois
milliards d'individus, en quarante-cinq ans nous atteindrons les six milliards d'individus (2005). Si nous ne devenons pas de rigoureux gestionnaires de nos consommations des ressources
terrestres, un déclin rapide de nos niveaux de vie s'installera, sur des fractions importantes de l'Humanité. Ce qui est déjà le cas pour des populations entières.
L'homme libre et réfléchi, part d'une lecture du monde qui fait sens pour lui et
pour l'environnement. Il fait de moins en moins confiance aux dires des Pouvoirs. Il a assez de libre-arbitre et de jugement, pour comprendre avec simplicité, combien les hommes sont instables et
prédateurs. En chercheur honnête, il reste sage et humble. Il postule à l'existence de la même sensibilité que l'espace qui le relie aux êtres et aux choses. Alors que l'homme pervers prime la
spéculation. Et quand la Spéculation prime sur la Sagesse c'est-à-dire sur la réflexion et la Connaissance, la crise n'est pas loin. Cette crise se développe sous nos yeux actuellement dans tous
les domaines, celui de l'argent facile, étant le plus grave. Car avec un peu de travail, tout homme peut survivre en toutes circonstances. Ce qu'il ne peut pas faire sans oxygène sans eau, ou
dans une atmosphère polluée.
À partir du moment où le discours cesse de suivre une pensée qui s'intériorise
dans une saine réflexion intuitive de la connaissance, l'homme se sectarise dans un rationalisme analyste étroit aux vues intéressés à courte vue. Là est le danger, car on assiste à des prises de
positions péremptoires menées, sous couvert de vérités établies. La rapidité à conclure à la logique de la vérité peut dans ce cas se faire au détriment de la connaissance. Mais, voilà ! pour
beaucoup d'entre nous l'intériorité ne joue pas et n'est pas factrice de recherche. La certitude de sa propre existence demande un long travail sur soi passant par
l'humilité. Et l'on sait très bien, tous, que c'est la
chose la plus difficile à mettre en jeu. Le dehors n'est qu'apparence, c'est dans les choses du dedans que résident l'être et sa profondeur.
L'incurie qui règne en soi vient de cette propension, au croire savoir, alors que
nous ne savons rien vraiment. En fait la valeur de la loi de vie, c'est de nous être cachée. L'intériorité de la conscience la préserve ainsi au fond de nous, là où même la mort du corps ne peut
l'enlever. Les libertés que l'on prend avec le fondamental du Vivant ne peuvent en rien empêcher le Vivant de servir son projet, hors de nous. Si nous devenons trop inadaptés à l'évolution, nous
disparaîtrons et la vie détachera de notre espèce quelques éléments plus éveillés, aptes à poursuivre la route vers le nec plus ultra de la Création. Notre volonté volontaire n'y peut rien; elle
ne peut que s'y soumettre. La transgression des lois de la Vie gèrera l'Harmonie créatrice en dehors de nous. Ce sera notre châtiment.
Nous sommes Gardiens et Serviteurs. Le zèle autant que l'insouciance ne doivent
pas nous investir. Quand les barrières sont rompues, tout déborde de désuétude, d'abcès, jusqu'au déluge. Et dans ces lieux de perdition les cris sont inutiles; la loi demande l'ordre et son
contingent de morts et de souffrants pour une purification : Perfection oblige. Il n'est rien d'autre à servir donc que la loi elle-même. En échange de quoi, l'on reçoit la paix, la sagesse et
l'Amour. Gare aux sirènes ! elles sont la forme insaisissable et interdite de la voie dérivative. Simple appel au vide heureux, leur musique est le contraire d'un hymne à la joie. C'est toujours
dans un chant au futur qu'elles offrent leurs jouissances. Le marin qui les suit est perdu : la séduction n'est pas la Beauté mais son simulacre. Dans ce déchirement se trouve le véritable visage
d'une âme. Les figures tatouées donnent du fard au diable. L'attirance pour ce jeu demande une sanction. Elle ne se fait pas attendre.
L'homme des simulacres est homme d'apparences : homme d'en bas. L'homme des
puretés est homme des clartés : homme d'en haut - Deux compagnons indissociables, éternel voisin, Janus double faces, où le verbe ne cesse de se perdre en un va-et-vient stérile. Il nous faut
trouver l'écho d'un autre discours, hors de ce discours ininterrompu qui manifeste l’érosion continue de la personne.
Nous ne sommes ni l'un, ni l'autre, nous sommes l'un et l'autre dans cette dualité
qui nous bouffe les tripes. C'est dans l'étendue ouverte du silence, dans le souffle inaudible que nous retrouverons la Paix : le plus et le moins donnant un neutre qui égale et qui éclaire.
L'envers
et l'endroit qui renvoient à la lumière.
Pourquoi les individus croyants prenant parti pour l'Universalime, acceptent-ils de se sacrifier pour une Société rigide ? Qui dira la
différence entre un "exocet" fabriqué par l'Industrie française et vendu à un régime des Colonels, non respectueux des Droits de l'homme ? Un camion Mercédès allemand chargé d'explosifs vendu pour équilibrer l'indice du commerce extérieur d'un
pays ? Un Feddayn chiite ou maronite porte le même bandeau noir au front ! et crie vengeance en faisant exploser une bombe. La logique et la rationalité du bon droit est une impuissance.
Nous sommes dans l'errement le plus total par la perte du bon Sens commun proche du chaos. Nous faut-il vivre une Apocalypse pour comprendre. Plus l'histoire de l'homme est catastrophique plus le Règne
de
la punition est proche.
Le sublime composé d'ignorance, d'insécurité et de peur, accompagnés de la
puissance des mots, que d'excellents orateurs, bien intentionnés, surtout pour leurs intérêts, distillent aux peuples naïfs propulse le système dans la déconfiture. Après l'acceptation plus ou moins longue d'une série de démentis à la hauteur de l'espoir
engagé, le Mécanisme lentement se détracte et une remise en question sérieuse se fait jour. Et coups après coups, de révolutions en révolutions, l'homme décante son opacité d'ombres en lumière.
La lenteur apparente de ce phénomène ne doit pas nous étonner. Dans l'éternité de l'infini, la précipitation est un manque de Sagesse. Le Temps n'est qu'une variable la de la Durée. La foi reste
cette confiance inébranlable en l'homme, dans la mouvance acèrée
de
son destin. Le Message méssianique est inscrit au fond de l'homme. Ce dernier ne peut rien y
changer. Il appartient au Divin.
La chasse aux Sorcières est ouverte. Des craquements sinistres se font entendre
dans la carcasse du malade. On peut s'attendre à ce que la Transmutation soit un accouchement difficile. Ce n'est plus la femme qui enfante dans la douleur, c'est l'homme. C'est l'homme qui est
enceint de sa propre bêtise. La prise de contrôle sauvage du sexe tendre de la terre par ce phallus orgueilleux et conquérant est en train de mal se passer. L'accouchement se fait aux forceps et
le travail devient de plus en plus douloureux. Aucune drogue, si puissante soit-elle, n'empêchera les souffrances. On a accumulé trop de dettes envers la Terre-mère, pour tirer profit d'un bel
enfantement et les solutions miracles n'ont plus d'effet sur lui. Elle a autorisé la Liberté. Nous en avons abusé, en provoquant des pollutions et celles qu'on voit ne sont rien à côté de nos
pollutions psychiques plus souterraines. L'empoisonnement commence à faire frémir le bébé. Un jour, il rougira de sang l'eau de son bain. Homme si, tu as encore quelque chose dans le ventre,
arrête tout de suite le carnage. Il n'y a plus de grand soir, il n'y a que des soirs ordinaires et des nuits très sombres peuplées de cauchemars.
Le Plongeur ne tranquilise pas le poisson, jusqu'à ce que le requin
apparaisse à l’horizon. En eau trouble, les scénarios d'attaque du squale offrent une multitude de solutions, dans un déferlement de sauvagerie carnassière. Le sang appelle le sang En matière de
finances, il en est de même, le Prédateur met toujours sa tenue de pêcheur tranquille. Ces mots sont toujours réconfortants : vous allez gagner beaucoup d'argent, si vous me le confiez. Mais,
voilà, le temps passe et prouve que le rapport n'en vaut pas la chandelle. Et, l'intéréssé n'a qu'une défense, se retirer de ce jeu de dupes . Car, le décor est somptueux, mais les murs du profit
sont vermoulus pour le pauvre bougre qui veut s'enrichir à bon compte, sans effort. L'homme n'est pas fait pour être un objet de lucre, seulement né pour s'engraisser. Il est plus grand que cela.
Mais, c'est à lui de découvrir, en grandissant en valeurs, sa
Noblesse d'être. Sa Naissance Divine le destine à une plus noble tâche. Être sujet, et non objet, de son ambition. Les craquements du monde actuel, prisonnier de la matière, présage un changement nécéssaire d'itinéraire,
car la tempête qui va s'abattre sur l'homme, va l'obliger à une reconversion de ses objectifs matérialistes. Le grand chambardement qui s'annonce n'épargnera personne, soyons en sûr. Les grandes tempêtes, cependant, clarifient souvent le paysage, offrant
ensuite, un soleil radieux. Une nouvelle aurore se lèvera sur l'Humanité. Si elle se met en marche vers un meilleur respect du Vivant, sous toutes ses formes, elle a des chances de voir venir le
jour d'une Vraie Fraternité. Nous avons, aujourd’hui, plus que jamais, toutes les cartes en main pour réussir notre éveil. Soyons dignes de notre Destin, le reste concerne le
Divin.