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L'Enfant de Lumière (2008)

Lundi 7 juillet 2008




ATOI ! TERRIEN, MONFRERE

 

 

Bonjour à Toi, qui a la chance d'être Vivant. Profites-en, c'est rare, et cela ne dure pas longtemps.

C'est fini. Et pourtant, ce n'est que le début. C'est à vous maintenant de faire la Révolution. Ou l'Evolution. C'est à vous de vous forger une ambition pour vous, votre société, et votre civilisation. C'est à vous d'inventer, de bâtir, de créer afin que la Société ne reste pas figée et qu'elle n'aille pas en arrière.

Complétez votre vie. Inventez de nouvelles entreprises, de nouvelles manières de vivre, de nouvelles méthodes d'éducation pour que vos enfants puissent faire encore mieux que vous. Elargissez le décor de vos rêves.

Tentez de fonder des sociétés utopiques. Créez des oeuvres de plus en plus audacieuses. Additionnez vos talents car "1 + 1 = 3". Partez à la conquète de nouvelles dimensions de réflexion. Sans orgueil, sans violence, sans effets spectaculaires. Simplement, AGISSEZ. !
Nous ne sommes que des hommes préhistoriques. La Grande Aventure est devant nous, non derrière. Utilisez l'énorme Banque de données que représente la Nature qui vous environne. C'est un cadeau du Ciel. Chaque forme de vie porte en elle une leçon. Communiquez avec tout ce qui vit. Mêlez vos connaissances.

L'Avenir n'appartient ni aux puissants, ni aux étincelants.

L'Avenir est forçément aux Inventeurs de vie.

INVENTEZ ! 

Chacun d'entre vous est une fourmi qui apporte sa brindille à l'édifice. Trouvez des petites idées originales. Chacun de vous est Tout puissant et éphémère. Raison de plus pour s'empresser de construire. Ce sera long, vous ne verrez jamais les fruits de votre travail, mais comme les fourmis, accomplissez votre pas. Un pas avant de mourir. Une fourmi prendra discrètement le relais et puis une autre, puis une autre, puis une autre.

La Révolution des Fourmis se fait dans les têtes, pas dans les rues. Je suis mort, vous êtes VIVANTS. Dans mille ans, je serai toujours mort, mais vous serez Vivants. Profitez d'êtres Vivants pour agir avec ferveur.

  

 

Faites "UNE REVOLUTION DE FOURMIS !"

 

 

Par Djilali Jamaï
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Samedi 7 juin 2008

Ce livre sera mon dernier Chant de Vie. Merci à la VIE de me donner les moyens de l’écrire en rayonnant de joie, de paix intérieure et de lumière.
 

Je vais essayer, en toute innocence, de retrouver “l’Enfant de Lumière” semé en moi par l’amour, plus ou moins conscient, que mes parents ont vécus en s’aimant. Ils étaient jeunes et, semble-t-il, très amoureux. Alors ils ont fait naître un petit gamin qui grandit en terre d’Islam au Maroc et dont le destin se joua sur cette terre africaine, d’où, paraît-il, partirent les humains bipèdes.

 

Enfant fait des quatre règnes – le minéral, le végétal, l’animal et l’humain – engendré à partir des quatre éléments fondamentaux – l’eau, l’air, la terre et le feu – qui furent mis en route par une force inconnue. Les hommes donnèrent à ces forces des repères dans leur peur et leur faiblesse, puisqu’ils sont le maillon faible de la nature : totems animaux, soleil, divinités protectrices, dieux, puis un “DIEU” unique, Créateur des mondes cosmiques dans lesquels notre planète, Terre, fut choisie, lieu privilégié des espèces vivantes et des règnes.

La peur engendra, chez l’homme, le besoin de se protéger et fit naître en lui un désir d’immortalité. Peuples et Cultures cherchèrent le moyen de répondre à la mort, pourtant inscrite dans le vivant comme source de création infinie. L’Egypte, pour ne citer qu’elle, en partant des quatre éléments (Eau, Air, Terre, Feu), les éthérisa à la pointe de ses pyramides pour donner au Pharaon la vie éternelle, le moyen de vivre en un “ailleurs” hypothétique, par embaumement. Ce qui permit, pour certains d’entre eux, d’êtres retrouvés 3.000 ans après sans traces de putréfaction. Les scientifiques du XXIe siècle se penchent sur cette pratique qui permettrait au corps de ne pas tomber en poussières, à coup de scanner et autres pratiques modernes.

Culturellement, si nous prenons notre destin d’homme à partir de la morphologie de notre main composée de cinq doigts, nous retrouvons les quatre éléments basiques au vivant, quelles que soient les espèces. Plus un cinquième doigt, qui semblerait correspondre à une recherche transcendantale de la matière vivante, afin de se sacraliser, par une spiritualité, qui serait l‘aboutissement du quatrième règne humain. Chargé de remonter vers ce Créateur démiurge, qui mit en place tout le Vivant émergé par les quatre forces fondamentales de la nature : gravitationnelles, électromagnétiques, interaction forte et interaction faible, qui lancèrent la merveilleuse évolution de toutes les espèces sur terre.

 

À 77 ans, dont 57 ans de survie après la terrible blessure qui faucha ma jeunesse, me sentant plus jeune que jamais, je vais essayer de retrouver en moi L’Enfant de Lumière fait de ces quatre éléments sous-jacents à tout vivant et de finir en apothéose le dernier parcours de ma vie de terrien qui fut nourri d’Orient et d’Occident, par le fait de ma naissance au Maroc, un certain 15 février 1931.

 

J’ai, dans un livre, édité à compte d’auteur, conclu ma vie en un “Show d’éternité”. Je ne trahirai pas ce chant de bénédiction et finirai ma vie en contemplatif, admiratif de la Beauté. Elle entoure à chaque pas, à chaque tour de roue dirai-je pour plus de modestie, ma vie depuis 40 ans sur un fauteuil roulant.  Il m’a tant appris, tant enrichi, que je serais bien ingrat de ne pas remercier LA VIE, CETTE GRANDE DAME. Elle m’offrit ce qu’il y a de plus beau et de plus riche, cette lumière intérieure qui me fit garder en mes profondeurs, l’Enfant de Lumière, caché en moi par un don du Créateur. Merci LA VIE. Donne-moi encore un peu de forces vives pour offrir, au Monde et à mes frères humains, ce sens des sens : Rester merveilleusement émerveillé, émerveillant, jusqu’à mon départ vers un … Ailleurs que j’aime déjà, comme j’aime… LA VIE sur terre, sur cette superbe planète bleue, que les hommes pillent et transforment trop souvent en poubelles, malgré leur génie à en découvrir inlassablement les secrets.

“Ne voudraient-ils pas devenir des dieux dans leur fol orgueil, se croyant en mesure de gérer la vie à leur guise ?” Folie destructrice dont il suffit de voir les dégâts au milieu de tant de belles conquêtes qui, si elles étaient mises au service du “Sacré” et du Vivant, nous embelliraient au lieu de nous abêtir.

Mais cela est une autre histoire. La mienne, je veux la mettre au service du bien et de la Beauté gratuite. Afin que mes pauvres yeux contemplent, d’un ravissement perpétuel, ce bien inestimable. Mon dernier cri sera fait de la Lumière que tout enfant est, avant de baigner dans l’univers fou et prétentieux des hommes et des femmes, robotisés par les pouvoirs démentiels fomentés par quelques-uns de leurs.

 

Plaise à DIEU que mes sourires d’Enfant de Lumière illuminent mes derniers jours sur cette Belle Terre-Mère qui me donna LA VIE. Je vais m’y employer en écrivant cet hymne à la Beauté, chanté par un vieil homme illuminé d’enfance.

Par Djilali
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Vendredi 6 juin 2008


Champs à perte de vue de tournesols, Soleil en parterres si serrés qu’on n’en voit plus le sol, champs de coquelicots écarlates bruissant sous le moindre zéphyr, ou toute frêle pensée sauvage, puissante dans la fragilité qui transperce le bitume de nos rues… Partout où je tourne mon regard, il m’est un plaisir à nul autre pareil de jeter mes yeux sur tes magnifiques variétés, Fleur, mon amie aux multiples couleurs.

Dès le matin, levant les voiles de la nuit, tu émousses ta nuit reposante pour épanouir ta corolle aux premiers rayons de soleil. Tout ébahie par ta beauté reçue du ciel, tu exhales tes parfums odorants jusqu’au creux de mes narines, joyeuses de te humer.

Prête à capter les douceurs des matins, les chaleurs des journées ou la pluie bienfaisante, tu ne fais jamais triste mine dans ton désir d’enchanter les espaces si joliment brodés de tes formes multiples, si variées, si inattendues, si surprenantes au regard des curieux s’attardant en contemplation sur toi. Fleurette merveilleuse, enchanteresse de nos jardins embaumés par tes senteurs enivrantes.


     

 

Le jardinier, ce découvreur de beauté, avec soin fait de toi de superbes massifs. Ils agrémentent les gazons et les rocailles savamment construites pour le plaisir des yeux. Orchestrées en une architecture finement ciselée, Hassan, ce Maître paysagiste ne laisse rien au hasard. Il te soigne de son amour pour te rendre encore plus attirante, au point que dame propriétaire de cet espace béni lui demande de te sacrifier pour te mettre en botte et t’emmener dans son salon, en serrant tes tiges dans un vase, pour orner le napperon hérité de sa mère.

Dans les dîners officiels, en chemin de table, princière ou roturière, éclatante de présence au milieu d’argenteries coûteuses et de verreries somptueuses, tu trônes parmi les robes chics de grands couturiers et les costumes noirs à queue de pie, écoutant, par force, de pédants discours refaisant le monde sans rien y changer pour le travailleur ou le soldat
.              

Là où j’aime le plus te rencontrer, “Fleur si belle en ta livrée”,  c’est dans la campagne sauvage, sur les hauteurs où seuls les rêveurs vrais cherchent la pureté dans une contemplation sans fard de la nature, cette majestueuse Dame qui ne trompe jamais personne quand on la respecte religieusement. Qu’il est bon de parcourir plaines et monts, les yeux ouverts émerveillés des splendeurs offertes gratuitement à celui ou celle qui, dans un respect sans faille, admire les trésors déposés à ses pieds par un Créateur  artiste parfait, donneur de joies saines et simples qu’il suffit de regarder. Fleurs des champs, Fleurs des bois, Fleurs cachées des forêts profondes, Fleurs de bords de rivière, Fleurs de vallées, Fleurs de montagnes escarpées - là où l’edelweiss duveteux trouve le moyen de fleurir malgré le froid des hivers glacials - Fleurs de rochers à l’instinct inné, utilisant le moindre creux où se cache un filet de terre afin d’en tirer substance pour sa beauté, Fleur carnivore, un peu à part dans le règne des fleurs, qui gobe à la moindre imprudence l’insecte qui se laisse enivrer son piège-parfum gluant avaleur de corps … Peut-être est-ce là une équilibration naturelle d’une population d’insectes trop nombreuse ? Allez savoir !

 Ma sœur, Fleurette ou Fleur, unique orchidée ou simple fleur de blé, je te remercie de tout cœur car, sans toi, Fleur, le monde serait sans couleur, le poète ne pourrait pas écrire un quatrain, ni l’amoureux fêter sa belle pour la Saint-Valentin ou des noces futures 
Par Djilali
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Vendredi 6 juin 2008

Toute menue, fragile en apparence, avec ton corps qui relie tes organes par un minuscule conduit, pattes toujours en mouvement,   avec tes sœurs grouillantes d’activité, tu ne cesses de gesticuler par monts et par vaux. Et pourtant, tu sais ce que tu fais, chacune de vous ayant un rôle précis à remplir pour le bien de la communauté. Tu t’affaires, toutes phéromones dehors, à ramener dans ton labyrinthe de galeries le précieux butin nettoyeur de nature.

   Chacune à sa place accomplit sa tâche sans revendication qui nuirait à la communauté et en entraverait la bonne marche. Tu mènes un train d’enfer de bout en bout, sans rechigner aucunement,   sûre de ton destin de fourmi à sa place dans l’harmonieuse nature, honorant la loi naturelle.                    
                     

En file ordonnée, quoiqu’en apparence, pour des yeux cartésiens, tu serais désordonnée, tu remplis ta mission et ramènes à la fourmilière le butin de ton travail de fourmi. Bûcheuse infatigable, sans rechigner, sans t’arrêter, tu turbines comme une malade, cependant libre, car c’est ton destin de fourmi. Tu n’as pas l’outrecuidance de le remettre en question, comme ces fous d’humains jamais contents de leur sort, qui recherchent la lune jusqu’à aller la violer de leur prétention.  

Dans leur orgueil démesuré, ils en oublient la terre, leur plus beau lieu de vie, porteur de toutes les beautés de la Création.  Ils s’enferment dans des laboratoires  pour fouiller la matière et lui imposer leurs règles … avec la casse que l’on constate. Dans ce rêve fou de dompter les éléments, pauvres prétentieux pédants, vous allez vous faire prendre dans vos filets comme poisson en nasse.

     Toi, Fourmi, tu seras encore là, cachée sous quelque détritus, quand lui aura disparu ! Toi, tu ressortiras et reprendras ton travail de fourmi consciencieuse ! Et la vie continuera d’être servie avec ordre et harmonie !  Rien n’y pourra rien, c’est dans l’ordre des choses édictées par le Créateur.        C’est ce rien qui assure la tenue du tout, pour le bien de toutes les espèces vivantes inscrites entre “Vie et Mort”. Ordre immuable des éléments répondant au jeu précis de la belle harmonie du monde. À le contempler, on s’émerveille de sa diversité et on la respecte avec foi en la VIE. 

      Fourmis de multiples espèces, arpenteuses, porteuses de feuilles découpées avec une ardeur insatiable, petites Fourmis des foyers, Fourmis des terres arides ou marécageuses, des forêts tropicales dévoreuses de tout ce qu’elles rencontrent avec un appétit gargantuesque, Fourmis grimpant aux arbres, et j’en passe, tellement ton monde est nombreux dans sa diversité. 

Je t’honore, belle nettoyeuse de terrains insalubres, fossoyeuse de détritus, balayeuse d’ordures ménagères. Tu rends de multiples services, non reconnus par les hommes qui te piétinent dès qu’ils te voient ou détruisent à souhait, bêtement, ta fourmilière si difficilement construite. Pauvre innocent plein de poils, tu es le pire prédateur du vivant sur terre, avec ton orgueil mal placé de conquérant. 

Par Djilali
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Vendredi 6 juin 2008

                                
         La tête dans les étoiles ou le regard sur la rivière, et la curiosité pendue aux arbres, me voilà projeté dans l’émerveillement de tes chants et de tes variétés aux couleurs chatoyantes de beauté ordonnée.

                  

C’est qu’il est beau, le bougre : du plus petit moineau au paon splendide étalant sa robe en éventail ! Que dire du toucan au bec jaune et à l’œil auréolé de noir. Que dire de l’oseau-paradis faisant sa cour à sa femelle en mal d’amour. Que dire du flamant rose, en meute sur le lac Victoria. Que dire du chardonneret jaune et noir qui enchante nos jardins au printemps. Que dire de la cigogne caquetant dans son nid en haut du minaret. Que dire de l’aigle royal, “maître incontesté des hauteurs”. Que dire de l’oie sauvage parcourant des milliers de kilomètres pour aller nicher ailleurs, sur la terre de ses ancêtres. Que dire de l’albatros plongeant dans l’océan, attrapant le poisson dans les ondes bleues. Que dire enfin du cygne gracieux sur le lac paisible et reposant. Que dire du canard col-vert atterrissant mieux que n’importe quel avion de chasse sur sa rivière aux ajoncs tendus vers le ciel.

                   

L’homme, obsédé par ton aisance de vol, se prit du désir de t’imiter. Il y parvint, le bougre, après s’être tué, puis avoir pris des leçons sur la perfection de tes ailes. Il y est arrivé, au prix d’efforts soutenus, longs de générations après générations. Il appris les airs dans un ciel d’azur, comme toi, cependant sans jamais t’égaler dans ton aisance et ta dynamique, toujours obligé de parer par d’autres moyens ses déficiences d’adaptation. Rien n’y fera, il ne pourra jamais t’égaler, même si, par certains côtés, il t’a devancé. Car toi, Oiseau, tu n’as jamais été sur la lune. Les espaces sidéraux te sont interdits. Ils ne sont pas prévus pour toi. Ton rôle primordial est de nous enchanter de tes robes multicolores et de tes chants harmonieux, sans lesquels la terre ne pourrait résonner de musique céleste

               

         Donc tout est bien à sa place. Et homme, garde-toi de mettre ton désordre là-dedans au risque de te perdre et de disparaître en tant qu’espèce vivante de cette belle planète bleue. Cesse de faire le prétentieux, le prédateur sans scrupule, et regarde les choses en face ! Tes conquêtes sont fragiles, tes réussites sont remises sans cesse en question.  Tu as réussi à faire de ta maison, qui n’est pas la tienne mais celle de toutes les espèces vivantes, une poubelle malodorante et pestilentielle. Tu as coupé tant d’arbres, que l’Oiseau, ton “enchanteur Merlin” n’a même plus où nicher pour faire naître ses oisillons. Que dirais-tu si l’on t’en faisait autant, fossoyeur de beauté, accapareur de richesses ? Toi, le pauvre terrien paumé.


                

Fais attention ! tu joues avec le feu et tu as libéré des forces que tu ne contrôles plus. Tu as perdu la tête avec ton orgueil de dominateur malade de pouvoir. Tu abîmes plus que tu ne construis sur la Terre-Mère, dans un irrespect frisant la démence.

Attention ! Libérer les forces harmoniques de la musique des sphères et trafiquer à sa guise la danse des éléments, en mettant à la place ta cacophonie, pourrait bien te retomber sur le nez … La punition viendra du ciel … un ciel sans oiseau.

Adieu alors la contemplation de ses couleurs parmi les plus belles et les plus attrayantes aux yeux des humains émerveillés de ses splendeurs, adieu sa mélodie chantante à nos oreilles.


                          

Par Djilali
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Vendredi 6 juin 2008




Et toi, petit rouge-gorge
Qui m'apprend à chanter
L'hiver comme l'été
Toi, petit coeur vaillant
Qui vibre à l'unisson
Dans la froide saison



Et toi, petit rouge-gorge
Qui m'apprend à danser
En sautillant de joie
De bosquets en bosquets
Toi, petit ventre de plumes
Tout rond dans ton bonheur



Et toi, petit rouge-gorge
Qui m'apprend à voler 
Dans le ciel de pureté
De l'enfance retrouvée
Toi, et tes ailes déployées
Tu enfantes mes étés 
Par Djilali Jamaï
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Vendredi 6 juin 2008

Mouche !  Personne ne t’aime et je ne sais pas pourquoi, parce que sans la copie de tes pattes, les hommes n’auraient jamais été fouler le sol lunaire. Mouche, en plus, en te posant sur nos détritus, tu les manges et nous en débarrasses. C’est vrai que ta présence active à de quoi nous rendre fou. Alors on emploie contre toi, Mouche, moults moyens de destruction efficace : DDT, insecticides et autres produits… On en fait tout autant aux fourmis et aux insectes que l’on veut éliminer, qu’on a catalogué de nuisibles.

Mouche ! Tes différentes espèces sont nombreuses. Les hommes, pour leur confort, t’ont même cataloguée “mouche à merde”. C’est bien peu élogieux, mais tu l’as cherché, tu volettes partout, même au plafond de nos maisons, en te foutant de nous. Viens me chercher là, bonhomme plein de poils ! Même ta tapette ne peut m’atteindre. Mon vol est si rapide, et si inattendu, que je me déplace à la vitesse du vent. Seuls tes machiavéliques produits peuvent me trucider, jusqu’à m’éliminer de tous les espaces que tu as conquis.

Mais ne prends-tu pas le risque de me voir emporter, dans ma disparition quelque secret de la nature, non encore exploré par tes initiatives de recherche insatiables ? Interroge-toi, Homme !  Toute disparition d’espèces pourrait bien te retomber sur le nez … Peut-être ai-je en moi quelques substances non encore identifiées par tes savoirs orgueilleux … Sois un peu indulgent devant mes bsss !  bruyants, qui te cassent les oreilles, j’en conviens. 

 

C’est vrai aussi que mes balades par monts et par vaux me valent de transmettre des germes de maladies infectieuses. Suivant le point de vue où l’on se positionne, je te rends service en faisant mourir, par ma faute, tes congénères. Peut-être servais-je à l’équilibration des populations déjà pléthoriques sur cette terre, dont toi, Homme, tu es le pire des prédateurs…

Mais te rabattre sur moi, en me faisant porter tous les maux des désagréments que je te fais  supporter, n’est-ce pas me prendre pour bouc émissaire de tes préoccupations ? Je te demande un peu de retenue, sans pour cela me laisser te nuire. Je fais aussi partie du jeu subtil de la création puisque ma forme et ma vie sont apparues sur terre sans que je n’y puisse rien moi-même, que d’y prendre mon envol et y jouer mon rôle.

 

Allez, ne te fais pas plus méchant que d’autres espèces ? Toi aussi, tu fais partie de la création. Ta place, paraît-il, est primordiale dans la Nature... Un peu d’indulgence vis-à-vis de mon sort me ferait du bien. Je te promets d’être plus discrète à l’avenir et de tout faire pour moins t’ennuyer.

 

BSSS ! BSSS ! BSSS !   Je suis là ! Vivante, toujours présente ! Tu n’y pourras rien. Vivons ensemble, en bonne compagnie, pour le bien de tous. La bio-diversité nous commande de se respecter, au risque de déséquilibrer le vivant sur la Planète Bleue, si belle en sa diversité.


Par Djilali Jamaï
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Vendredi 6 juin 2008

  S’il est une espèce aussi nombreuse, c’est que le milieu où elle évolue, l’eau, est un élément essentiel du vivant.  


        Petit Poisson des lacs étals et paisibles, des marécages herbeux, des rivières, des fleuves et des mers ou des océans, sans oublier la cage dorée des aquariums   où, comme d’habitude, l’homme te veut pour agrémenter sa solitude. Ta présence est partout, en un nombre incalculable de formes, simples ou imprévisibles. 


               

      

De l’ablette de canal au goujon des petites rivières tranquilles, à la truite argentée dans sa belle robe brillante, de l’anguille qui se cache dans les algues profondes ; de la carpe des lacs au brochet, ce redoutable carnassier qui dévore ses frères plus petits, au saumon qui remonte la rivière au prix d’efforts épuisants pour aller semer ses œufs, avant de mourir ou se faire croquer par un ours affamé ; des perches et des ombres de fleuves courants se jeter dans la mer ou les océans, te voilà bien dans ton rôle planétaire.

 Puis, en conquérant mers et océans, tu multiplies tes espèces à foison, frétillants par millions dans les habitats qui te protègent au mieux et assurent ta pitance et ta reproduction. Car tu es une espèce prolifère, généreuse en son abondance. Aussi, pour ton malheur, le pire des prédateurs ne s’est pas fait faute de te   pourchasser en pirogues, bateaux armés d’armes diverses, toutes plus meurtrières les unes que les autres. Filets à mailles pervers où tu te débats pour ta liberté.


    Au début, modestes cannes à pêche plus ou moins sophistiquées … ensuite, nasses et filets, harpons et lances crantées. Puis vint l’époque des carnages, énormes bateaux de pêches aux cales remplies d’une quantité phénoménale de toi, Poisson. C’est que tu rapportes gros aux gens de la mer, quoiqu’eux prennent des risques, tandis que le mareyeur qui t’achète pour assouvir son goût de l’argent te revendra à la grande surface ou au poissonnier, selon leurs demandes. Des tonnes de toi se déversent chaque matin sur les étals, toi, figé dans des lits de glace pour te conserver frais et vendable. De véritables usines à poissons te coupent en tranches et t’emballent pour ta dernière demeure, le ventre de ces quémandeurs de nouveautés, les hommes, avec leur appétit piscicole insatiable.  

La baleine a fait le frais de sa graisse pour les belles dames qui ne veulent pas vieillir, le requin donne ses ailerons pour des fanatiques qui espèrent voir leurs fantasmes monter d’un cran, l’orque et le dauphin sont devenus “poisson de cirque” dans les stations marines, pour le plaisir des yeux des gosses, ébahis par votre intelligence à comprendre le jeu. Poissons exotiques aux couleurs magiques, attirantes, quelquefois luminescentes, ornant les salons cossus de riches amateurs. Dans certains lieux, dits conviviaux, on t’a chloroformé pour te mettre en trophée de pêche au mur, en exposition. Jusqu’à la mitre des évêques ornant leur tête.


              

En somme, Poisson, tu fais don de toutes tes richesses sans que ce diable d’homme ne prenne le temps d’admirer tes perfections : ta gueule acérée de dents, tes ouïes palpitantes de vie, tes écailles finement ciselées pour la nage, tes nageoires   souples, ondulantes, si gracieuses, ta queue en V inversé qui te permet de te guider dans l’onde bienfaisante, et tes fuselages, si harmonieusement adaptés à chacun de tes mouvements. N’y a-t-il pas, là, de quoi s’émerveiller, et par contre-coup, penser à te respecter au lieu de te pourchasser à te faire disparaître de la Planète et de ses eaux indispensables à toutes les vies, nées d’elle, L’EAU.  

Par Djilali Jamaï
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Vendredi 6 juin 2008



Je regarde dans Tes
YEUX

                              La Beauté Irisée de la
MER


Sur l'EAU de la Fontaine

                              Ouverte Comme un
OEIL

                                                       Je vois se miroiter le
CIEL


Le Frisson d'Air Embrasé

                              Reflète la
SOURCE VIVE

Où l'Abeille butine l'EAU

                              Comme les Fleurs, le
SOLEIL

ET, le Matin, les Gouttes de Rosées

                              Perdent leurs Frisettes Orées

                                                       Aux rayons Chauds des
ETES


Sur la Boue, imprévu le GEYSER

                              Jaillit dans le 
CIEL pur et clair

Son
EAU Bouillonnante et Forte

                              Eclate en Gouttelettes son Armure

                                                       En Embrassant l'
ESPACE vide


          La Pluie,
BELLE FEE magique

                    Masse et Caresse de ses Dards

                              La
TERRE-MERE au sol pudique

                                        D'où Sortiront les Vies Odorifères

                                                  Des Plantes, des Fleurs, des Fruits

                                        Enfantant l'Abondante
MOISSON

                              Des Saintes Larmes Purifiantes



DE L'EAU DE TES YEUX

Ô ! TOI, MA PLANETE BLEUE


 
Par Djilali Jamaï
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Vendredi 6 juin 2008

Jolie Cigale assourdissante de mes étés brûlants, quand tu sors de terre où ta gestation s’est accomplie, toute pâle, tu durcis vite tes membrures pour entamer ton chant de vie très courte.

           

Vite, tu t’envoles vers le tronc protecteur d’un pin et tu prends la couleur de son écorce, par mimétisme, afin de te rendre invisible à l’œil nu de tes prédateurs. Dont les hommes qui te collectionnent pour leurs enfants. Heureusement, ils n’ont pas les pouvoirs des serpents qui eux, possédant une vision thermo-colorée, leur permet de te détecter. Leur vue est médiocre, leurs yeux ne sont pas très performants. 

 Cachée, plutôt collée sur le tronc de l’arbre choisi, tu entames ton parcours d’enchanteresse de la saison chaude, dans l’ère géographique d’accueil inscrite depuis des lustres dans ton programme génétique. 

Tu te crois en sécurité. Il se trouve bien un attentif à tes chants de vie pour te débusquer et tenter de te saisir pour sa collection d’insectes. Adieu alors ton cri, tu t’es faite repérer et quoique tu fasses la morte, pour mieux te protéger, il te débusque, le monstre. Rien n’y fait, le coquin te prend dans ses filets. Il va te faire passer un mauvais quart d’heure. Tu finiras dans une boîte auprès d’autres spécimens très recherchés. 

Tes consoeurs, si nombreuses, se chargeront cependant d’enchanter, l’espace d’un été,  la belle saison des lavandes, où ta sœur, l’abeille, va sans cesse butiner les fleurs, prélevant sur ses pattes le poudreux pollen qu’elle transportera dans la ruche, pour sa reine, tout en affinant le succulent miel des fleurs choisies. Un gourmand préleveur, pas des moindres prédateurs, viendra l’extraire de la ruche pour en faire lucratif gain. Vendu, il sera apprécié par quelques palais goûteux, fins appréciateurs de ce nectar des dieux. 

Merci à toi, belle Cigale enchanteresse de mes étés. Que la prédation des humains sur terre ne te fasse pas disparaître au détriment d’une route bitumée, bruyante et assourdissante sans harmonie. Mais cela est une autre histoire …


Par Djilali Jamaï
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