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Le Bestiaire du Dérisoire (2003)

Lundi 14 juillet 2008


Ce sont les Congés payés ! C'est les Vacances ! C'est l'Insouciance !

À nous, la Vie ! Assis confortablement sur le siège avant de ma "Toyota Yaris ", fruit conjugué des efforts technologiques associés des consortiums automobiles internationaux, je pars à la conquète du Bonheur. Me déconnecter du rythme infernal de mes 35 heures hebdomadaires, Ô ! Joie ! Affublé de mon gilet multipoches de "Broutard de la République", assuré de droits sociaux dûs, de mon découvert bancaire insupportable et des largesses de ma Chère Grand-Mère-Poule, me voilà propulsé sur l'Autoroute A 13. Portable à portée de mains, les vacances commencent sous le soleil de Provence.

Sortie Sud ! Péage ! Paiement par carte bancaire ! C'est toujours ça de pris... Me voilà déambulant, libre enfin ! Heureux ! Pour trois semaines...

Le "Lambda" que je suis est vite repéré. Je tombe nez à nez, avec une naïve habitude, dans le "Tournecoti -Tournicoton" du Rond-Point des 4 Voleurs.

Quel chemin prendre ? Celui de Droite, contrôlé par les Pouvoirs et les Mafieux en tout genre. Celui de Gauche, le socialisant qui me dit : tu peux faire ce que tu veux, choisi ! Celui qui me conseille de me laisser guider pas à pas au Club du "Tout compris ". Ou bien, celui des Déjantés, qui me proposent l'Eden des douceurs artificielles, drogue pure et nirvana. Je ne sais plus que faire, moi, l'indécis de nature, prêt à entendre toutes les voix de la facilité, qui s'élèvent en choeur au ciel d'azur.

Alors, je virevolte, je tourne et retourne, faisant le tour, et le re-tour du "Rond-Point des Quatre Voleurs de Bonheur", dans l’incapacité de prendre une décision. Comment faire, entre les Requins, Les Carpes, Les Pseudo-Carpes et les Anguilles ! ! Dommage que je ne sois pas " Dauphin bleu " à l'écoute sereine de mes fines perceptions !

C'est la valse du "Rond point" ; La valse des "Tourne en rond" ; La valse des sans projets. Existant pour exister. Du troupeau, ils suivent la loi. Leur destin est programmé, modulé, vite démodé. C'est le lot des braves gens, sans idées. Des suiveurs invétérés ! Des calqués, embrigadés. Préfèrant être, " Dauphin ", quoique Carpe, un peu Requin.

 

 

Par Djilali Jamaï
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Lundi 14 juillet 2008



Préambule             "Rond-Point"


Chapitre 1             Le Bétisier de L'Excessif

            1/ Paradise-Now Artificiels

            2/ Les Pouvoirs Maladifs

            3/ Les Rêves Tronqués


Chapitre 2             Les Brigades de la Honte

            1/ Super-Market et Show-Biz

            2/ Pédophilie et Prostitution

            3/ Sectes et Sociètés Secrètes


Chapitre 3             La Béguine des "Gogos "

            1/ Apathie et Appétit

            2/ Peurs et Violences

            3/ Les Jeux Du Cirque


Chapitre 4             Le Boulier des Bouseux

            1/ Opulence et Misère

            2/ Guerres et Paix

            3/ Paradis des Magots

 

Par Djilali Jamaï
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Lundi 14 juillet 2008


Paradise Now ! Le Paradis maintenant, tout de suite, comme dans un rêve ; un monde qui sonne faux, mais qui ressemble si fort au vrai. Qui ne tomberait pas dans le panneau du désir de vivre la visibilité du rêve ! Un Monde où règne tromperie, ambiguité, réduit à la frime. Soit ! Puisque c'est nous qui l'avons mis en scène. Le film tourne à guichets fermés. Images virtuelles en technicolor, truquages et personnages que l'on tient pour vrais. Embobinés par les roulements de tambour du rêve, rêvons... au Paradise Now !

La tromperie est totale. L'artifice envahit le spectacle. Hypocrisie, vanité, imposture s'y côtoient.Les mégalomanes médiatiques se chargent d'infuser la drogue psychadélique aux masses. Paradis Now ! Les crânes défaillants, informes explosent. Le look est donné avec l'emballage, l'apparence sert le contenu … vide. Du sensationnel sort la puissance de l'éphémère. Du simili au simulacre, il n'y a qu'un pas. Vieille histoire mimétique ! La rêverie faisant office de croyance. C'est la valeur-refuge des temps de crises. L'adhésion au coeur du vide. Exit ! La femme fardée, parée de sa rivière de diamants. La Limousine noire profile ses vitres teintées. La néo-vie du "Post Baba ", néo-branché va s’éclater, dans une boîte de nuit à la mode. La Mèche Punk du folding s'irise de fluos psychédéliques. Le fugace, le Star-tup, le Loft-story, Loana, tous vivent dans ce Palais des mirages. Masques de vérité faussée, car c'est le décor le plus beau : celui que l'on ne veut pas mettre en question, pour se conforter dans sa case.

Dans ce "Mardi gras" des habitudes, dans le siège du fugitif, dans le divan de la transgression, il n'y a pas de place pour un monde où les questions auraient des réponses. L'exhibitionnisme est un caprice d'imitation, servi sur un plateau d'argent. Parlez-moi, je ne suis pas encore connecté. J'aime votre verbiage stérile, quoique enchanteur. J'aime Mickaël Jackson décoloré. Prétention folle des choses vécues à la périphérie dans l'irréel. Regard sur le réel, sans aboutissement, voulu. Regard sans image. La fiction d'un l'imaginaire branché, sorte de compensation des aspects flous de ma vision paranoïaque. Une partie de Golf au Palm Beach me servira de prétexte à vivre comme un notable. Le crissement des billets de banque fait de moi un déphasé du goût friqué, sans fric. Mais, à l'usage, ce crissement deviendra un naufrage, avec la décrépitude due au temps. On peut attraper la carpe au bassin, grâce à un leurre bien hamçonné. Mais un leurre reste un leurre. Et, une carpe, reste une carpe.

Contraints à la représentation, nous sommes assignés au subterfuge, au mensonge, au mimétisme du semblable. Méfions-nous des leurres. Ils laissent la trace d'un simili-bonheur, dans leur sillage. La mise en scène n'a jamais fait la bonne pièce de Théâtre. Basculerons-nous dans l'obscène des rêveurs impénitents ? Ce ne sont ni les visages masqués, ni les faiseurs de paradis, encore moins les fardés en tout genre, qui vous conduiront à l'Eden Paradisiaque. N'ayez pas l'obstination de la symétrie idolâtre. Les copieurs de joies empruntées, computent en virtuel votre conditionnement. Cela vous enchantera un instant, au comble de vos illusions. Puis vous retomberez, pieds à terre, après la désillusion des agissements artificiels. Mardi Gras et Carnaval ! Ce n'est pas tous les jours. Plaisirs factices, de champ de foire ne se possèdent qu'une fois. Goûtez-en les excès, d'accord ! Mais, la médiocrité viendra vous assaillir en sus, après la fête.

Paradise Now ! Les plages bondées de fesses bronzées et huilées, en string ficelle. Paradise Now ! Les boîtes de nuit branchées, aux drogues jointées d'extasiants "Trip". Paradise Now ! Les charters bondés de retraités, de touristes bedonnants, en mal d'exotisme programmé d'arrêts "pipi". Paradise, Now ! Les fêtes foraines bruyantes, vendeuses de "Chichis". Paradise Now ! Les chasses télécommandées, aux lâchers de gibiers domestiqués, aux instincts déjoués. Paradise Now ! Ces autoroutes, engorgées de routiers et d'autos, par des chauffards fatigués, énervés d'accélération. Paradise Now ! Ces stades de Football survoltés, aux gradins enfumés de fumigènes. Des casseurs prêts à en découdre avec les CRS casqués et embrigadés sont en tribune dans le stade. Paradise Now ! Ces soirées "Télé" aux films violents, sanguignolants, explosés. Paradise Now ! Ces partouzes sexuées, sodomisées, ensuquées, de foutres sidaïquées. Paradise... ces banlieues bardées de "Dealers", vendeurs de drogues mafiosées. Certes, l'humour est une façon de se consoler d'être orphelin d'un mieux-être. Quoiqu'imparfait, tout étant assez bien pour exister, même dans cette folie singée. Mais, à choisir, je préfère vivre le vrai que cette démagogie de l'excessif qui m’ouvre au faux vivant. Paradis tronqué, ouvert à ceux qui s'y projètent, balisant leur mal à vivre dans des recherches factices de bonheur, vendu par les marchands de soupe qui, eux, n'ont qu'un seul objectif : l'abrutissement des masses et le lucre de leurs portefeuilles. Il faut bien le dire, malheureusement, elles aiment se décaler, dans l'absurdité d'une conscience non éveillée. Le laisser-aller ! Aucune réflexion, un peu mieux ciblée, ne leur est possible.

Les petits vertiges étant plus faciles à capter que les véritables valeurs dans l'existence des masses abruties de spots "Télé", quelque soit leur degré de perception, elles restent donc, dans le mimétisme commun : dans cette facilité à conclure un plaisir facile, remplissant leur univers concocté, par les "Médias". Les marchants bien intentionnés sont prêts à les faire chanter, pour mieux les dominer. Après tout, on a le "Paradise Now" qu'on mérite, n'est-ce-pas Mesdames, Messieurs ? Le faux, le clinquant, l'artificiel, seraient donc liés à l'ignorance, à la bêtise, au vécu d'un ludique bon marché. À la montée du fric, certainement dans les "lotos" ; puis au vertige et à la fascination du factice, par rejet d'un effort soutenu, pour faire un choix raisonné, digne de remplacer les jeux imaginaires des "Paradise Now" artificialisés. Cet instinct grégaire d'imitation du commun sert à soutenir l’angoisse de vivre sa vie, hors des chemins balisés par les autres. Question d'infantilisme qui se prolonge à l'âge dit ... adulte, ou dit adulte ! Obscédés par le désir de vivre nos fantasmes, nous ne faisons qu'exister, à travers cette délégation de nous-mêmes, faites aux désirs des marchands du Temple. Cette ignorance se poursuit depuis le début des temps. Le faussaire fascine, le faux-monnayeur plaît plus, parce qu'ils oeuvrent aux voies de l'interdit, qui fait rêver. Le séisme du rêvé, provoque le vacillement du désir. Celui-ci obstrue la pensée, montante de vécus plus sentis et plus vrais. Mais, d'où vient, cette fascination des images, provoquantes de la séduction, qui nous entrainent à dériver du bon sens populaire de base ? Nous ne les visionnons même pas, catapulqués que nous sommes dans la démagogie de nos regards ambulants. Le corps est là, comme les autres objets, sans l'étincelle d'une réflexion plus haute, en l'absence de lui-même, décervelé, prêt à sauter sur toutes occasions de déconnecter le réel, pour se donner l'illusion du bien exister. Désillusion radicale ! Quand la fausse fête est finie,... le Paradise Now ... s'est envolé !  Le rêve, aussi.

Du sexe, nul ne saurait dire, aujourd'hui, s’il est un jeu libéré ou pas, nul ne saurait dire si la jouissance sexuelle est vraiment plus planante à présent qu'aux temps passés. En sexualité comme en art, l'idée du "Paradise Now", en ce domaine intime, est absurde. Par contre, elle, l'obscénité vorace du "Pornos "est bien vivante, juteuse à point. Elle est bien présente, par la frénésie de l'image. La sollicitation et la voracité concourrent à faire la preuve de notre manque à vivre sexuel. Dans cette confusion du plaisir et du désir, dans cette substitution, et cet amalgame, rien n'a son pareil. Matérialisé dans l'imagerie des positions multiples, on éjaculera, et on oublira tous les gestes et les regards de contemplation de l'aimée. Nous voici, dans une dérive du "Paradise Now" trés apparente. L'inadéquation au bonheur de vivre renvoie à la fornication la plus bestiale. Elle est sans beauté et sans appréciation de l'autre partenaire. Cet exemple de dérive en amène, bien d'autres, plus graves.

Sous les oripeaux de la fausse fête, je suis la Grande Trompeuse, fardée de mes charmes. Vous perdre dans la fausseté de mes voies, quel régal ! Et, comme vous êtes trop imbus de vous-mêmes, vous ne voyez pas la feinte. Je vous ferme l'accès du rêve, que vous recherchez avec tant d'assiduité. Attention ! à vous, cependant, un train peut toujours en cacher un autre, qui provoque l'accident fatal.

Le "Paradise Now" peut être dans l'esthétique de la désincarnation, dans l'obscénité pornographique d'une vie offerte à n'importe quel chanteur de charme qui monte sur les planches. Le faux "Paradise Now" mène à l'errance, dans la sensation d'exister au-delà de soi. Sorte de remplissage, qui est tromperie sur soi-même. C'est l'illusion du "Paraître" à la page. Comme le caméléon qui change de couleur selon son environnement, l'homme moderne change de look, en s'incarnant dans le mimétisme du paraître, tout azimuts. Il oublie sa valeur de Créateur. Mise à mort après la récréation ! Il n'a pas de vraie lecture de sa vie. Il survit. Elle se doit, pourtant, d'être unique, cette vie.

Le Trip, le voyage, la folie ! C'est autour de ces pratiques de l'oubli de soi-même que l'on divague dans les plaisirs factices. Alors, le délire et le doute s'installent en nous, prend place l'envie du bonheur facile. Adieu le raisonnement, vive les vagabondages. L'alcoolique vit sa bouteille. En langage de cibistes, on capte à l'extérieur de soi ce qu'on est incapable de trouver par soi-même. Le chat informatique bavard devient une drogue de compensation. On quitte son identité pour se fondre dans les attitudes du conformisme ambiant. Ces valeurs nous semblent sécurisantes puisque pratiquées par le plus grand nombre. Le sujet devient objet. Les éléments matériels comblent le vide. Le manque de volonté identitaire fait le reste. Paradise Now ! ! Tu me permets de me défausser de moi-même, dans une fausse interprétation de la vie.

La socièté actuelle aime fournir aux hommes, suffisament d'angoisse du vivre, pour les inciter à se projeter dans le magma des groupuscules, ciblés, mode. La croissance vit apparaître, un certain bien-être, et même, une soif de bonheur. Elle a rempli les cabinets de Psychiatres et soumis les humains aux drogues psychédéliques.

Lentement, elles font leur travail de sape dans les esprits contaminés par l'exigence maladive d'un bonheur assuré. 45 Milliards de tranquilisants sont vendus en France, chaque année civile, pour calmer le stress et les angoisses. Et le "New-Âge" remplit ses stages de paumés en tout genre. Paradise Now ! Je te cherche, dans cette cour des miracles. L'homme moderne en est gâvé. Pourtant, il s'échine à trouver un peu de joie dans sa vie creuse. C'est le suicide en pointillé, de sa destinée de créateur.

Ce "Paradise Now", tant recherché, n’est-il là, à l'intérieur de nous-mêmes, là où on ne le cherche pas ? Rares sont ceux et celles qui se trouvent capables de promouvoir en eux, une exploration de nouvelles voies de conquètes du rapport au bonheur. Il s'agit, certes, d'un parcours solitaire. Les voies de ce cheminement passent par une remise en question personnelle. Cette remise en question, nécéssite une volonté libératrice subjective qui n'a rien à puiser, dans les viviers sociètales. Elles se trouvent dans la capacité de se rendre autonomes, par rapport aux autres. On ne découvre pas de fruits succulents dans les déserts arides. Dans l'inconsistance du temps, l'homme doit chercher sa pérénnité, seul contre tous, dans le silence de son coeur.

Il faut quitter les solutions proposées par les Sociètés humaines : le terrorisme qui provoque la mort du kamikase. Le narcissisme provoque une accentuation délirante des phénomènes "psy" que fait naître ce goût du même. Deux manières d'oublier les vagues promesses du "Paradise Now ". Une époque est là, actuellement, chargée de lassitude. Point d'échappatoire à cet ennui du vivre. Une reprise de sens est indispensable, sur soi. Le dérisoire est présent, partout. L'abaissement des humains semble s'inscrire dans les comportements actuels dit modernes et branchés.

Miroirs déformants du "Paradise Now", tu ne m'enfermeras pas dans ta toile d'araignée. À ton arrogance, je répondrais par ma volonté, de jouir hors de toi, Libre !

Je choisis le combat du Noble Guerrier. Je laisse la frime au faible. La bande s'écartera de mon chemin. Mon regard clair reflètera ma joie de vivre. Ma liberté comptera plus que vos miroirs tronqués.

Dans le dernier refuge des utopies collectives, nous retrouverons ce Pauvre "Paradise Now" s'éssoufflant à vouloir, à tout prix, convaincre les immatures. La liberté affichée de vivre d'un mode de vie différent assure celui ou celle qui s'y engage, le Bonheur d'être une personnalité véritable, unicité dans la diversité. Pauvres gens ! Porteurs des "badges" à la mode, du siècle. Pauvres frimeurs ! Vous êtes, incapables de vivre sans sacritfier au mimétisme ambiant.
Je vous plains.

Sujet actuel ! La "Bio-bouffe et Vie-pompe". Nous sommes des nantis, des jeunes vieux, des conservateurs, nés dans des musées poussièreux. Du fait de la standardisation de nos goûts, de nos gadgets, de nos lubies et de nos idoles d'un moment, nous vaquons, préoccupés inlassablement par nos petits plaisirs, qui ne dépassent pas l'horizon de nos vues étriquées. Un peu "rock" trés drogué de bruits, un tantinet "Zen", un brin yoga, drogué de jogging, de bains de boue, et de crème solaire. Tendres et blasés, racistes ou universalistes à nos heures. La nouveauté du "New-style" collée à la peau : Américanisée.

Année de la femme, année de l'enfant, année des droits de l'homme, année de l'environnement. Oubli d'un instant ! Un coup de télé... un match Bastia - Real Madrid. Le caddie de Supermarché plein en mains. Un Loto, tous le mercredi. Et une revue de cul pour s'exciter. Nostradamus pour la déprime. Et ! allez donc, c'est le "Paradise Now" ! des assurés, sexe et plaisirs. Ventres gonflés de coca-cola et de whisky, c'est le bonheur ! On bichonne sa voiture, remplie des gadgets à la mode le dimanche : le service d'entretien est assuré, tout compris, par notre perfectionnisme. La guerre fait rage, par ci, par là, sur la planète en danger de mort :, mais je m'en fous. L'eau va manquer. Mais, le chauffage marche, le DVD déroule le dernier film à la mode et nous jouissons du plaisir de vivre dans notre "coconning".

Ce monde artificialisé est dépourvu de coeur. Narcisse se porte bien, dans cet univers schizophrénique terrifiant. Ce substitut des fêtes, où l'idée de néant et d'ennui fait prime, est là. L'ennui ne s'avoue pas. Des jeunes ont le courage de dire qu'ils s'ennuient et se suicident. La recherche du décibel à tout prix, la fuite dans la drogue-party pour certains autres, se passent dans la conspiration du silence… on se fond les uns dans les autres pour éviter sa propre rencontre. Désir et Ennui sont couple dans l'ombre et l'agitation. Ils fondent sur les gens, en baccanale, des temps de crise. Les sens, les rythmes sollicitant le corps et l'esprit, dans une joie saine du "VIVRE" ne se conjugue plus dans ce "Faux Paradise Now", grand brocanteur de rêves surrannés non vécus. Le Vivre vrai ! C'est une fête : une célébration de la Vie servie, divinement.

“Star-Academy” vampirise trois millions cinq cent mille téléspectateurs, écervelés, en mal de reconnaissance egotique : Reccord à l’audimat, de la bêtise dérisoire. Le tour est joué. Les “Paradise Now“ sont des pièges aux alouettes... sans tête... des plus efficaces. 

Par Djilali Jamaï
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Lundi 14 juillet 2008

 

L'Esprit vivifie, la lettre tue. Quand on prend les symboles trop au sérieux, on quitte la réalité du terrain. Le symbole "La Rose au poing" n'a jamais fait un socialisme cohérent. Le symbole repris de la "Croix de Lorraine" n'a jamais fait un capitalisme libéral. Les Pouvoirs restent les pouvoirs et leurs déviances restent la déviance des hommes qui les servent. Pour comprendre nos difficultés, il faut arrêter de déléguer nos pouvoirs de contrôle à ceux que nous élisons, et retrouver en nous la clarté de nos décisions, en pensant juste. "Le marché est si parfait, disait Keynes, qu'il n'a plus besoin que les hommes le soient". N'est-on pas en plein dans cette logique contradictoire ?

Les systèmes, les idéologies, les religions n'ont jamais remplacé l'homme lui-même. Si ce dernier raisonne mal, le système en place amplifiera le phénomène d'inadéquation aux buts recherchés. Ce que l'on psalmodie n'est pas la vérité. Croire impunément à la valeur d'un système, c'est se préparer à l'esclavage de la pensée unique. Les hommes libres n'ont pas de formule miracle. Ils savent que la vie change tout le temps, dans son évolution. Ils ne se laissent pas prendre par le Pouvoir, quel qu’il soit.

Tous cloisonnements, toutes révolutions, toutes contestations, toutes oppositions, ayant pour but de changer les structures sociales, sont viciés au départ, puisqu'elles mettent en conflit la violence en leur centre comme moyen d'aboutir aux réformes désirées. Est-ce là le bon moyen d'aboutir à plus de justice et de fraternité ? Le changement n'est-il pas d'abord à l'intérieur de soi-même ? La masse n'est qu'une exaspération de prolongation des individus qui la compose. Les Pouvoirs maladifs l'ont si bien compris qu'ils s'en servent pour établir leurs dominations. La principale fonction d'un système est de rassurer. On prend ses idées comme on prend un calmant. Pour mieux supporter les désordres du monde, on en cause et l’on passe à nos petites affaires. Chaque terme d'une opposition contient son contraire, donc n'est pas vérité. Nous cherchons à savoir, dans l'espoir que la connaissance prolongera notre pouvoir de décider de notre vie, et vite nous nous apercevons du contraire. Les pouvoirs soudoient nos incohérences derrière de belles idées et des slogans porteurs, et nous signons un chèque en blanc à des gens que nous connaissons à peine. Si nous ne sommes pas satisfaits, nous râlons dans nos salons, ou nous courons nous inscrire à une autre boutique électorale, croyant que celle-ci fera mieux que celle que l'on vient de rejeter. Stupidité des peuples taillables et corvéables, vendables, à toutes démagogies ficelées par des ambitieux qui égoïstement ne vivent que des pouvoirs pris sur les imbéciles et les ignorants que nous sommes souvent par délégation, l'infantilisme des comportements faisant le reste. L'être humain s'attache souvent à ce qui le détruit. Son désir insatiable de posséder le pousse dans l'oscillation schizophrénique d'une socièté malade de ses idées chocs, lui donnant l'illusion d'un bonheur établi facile. Comme si, changer de maître, c'était s'assurer pour demain. Choisir ! Faire acte d'homme ou de citoyen ! Le Socialisme et le Capitalisme sont les deux faces d'une même maladie, celle de l'homme qui rêve, après sa délégation de vote, qu'il n'a plus rien à faire, puisqu'il a nommé quelqu'un pour le faire à sa place.

Pourtant, toutes nos doctrines politiques, sociales, religieuses, sont simplistes, stériles, et dérisoires devant la montée des périls actuels. Guerres, famines, violences, terrorismes, se développent comme une plaie gangrèneuse sur la surface du Globe, sans que les moyens mis en oeuvre n'arrêtent notre incompétence à réaliser une Humanité respirable pour tous.

Peut-être est-il encore temps, pour chacun d'entre nous, de réfléchir sur sa responsabilité dans ce jeu de massacre écologique planétaire. 

L'horizon historique antérieur a toujours abreuvé les peuples d'une histoire tronquée aux services des pouvoirs. Guerres cachées, vécues par personnes interposées, despotisme collectiviste sous couvert de socialisation, exploitation capitaliste des petits épargnants, tout aussi braqués sur des profits immédiats, aide supposée fraternelle des Tiers-mondes avec retour d'intérêts cachés. Tout est factice ! Le laid hait le beau. La tromperie est présente partout quoique bien camouflée. Jusqu'où ira cette intolérable bêtise de l'homme, si vil qu'il fait confiance à n'importe quel montreur de foire ? Nous sommes englués dans nos perversités, pilotant le navire "Terre" à vue, avec une limitation de conscience désastreuse pour l'ensemble de notre espèce. Ajoutons à cela, l'incohérente politique de prélèvements insensés du monde urbano-industriel, et nous allons droit dans le mur, affligés de cette myopie chronique qui fait croire à cette illusion stupide d'un progrés matériel sans fin.

La réponse n'est pas dans l'homme quantifiable, prôné par les pouvoirs maladifs. Nous évoluons à présent dans un monde dangereux et pervers qui fait croire aux gens qu'un bel avenir est pour demain. Prolonger le présent sur un futur en l'affectant seulement des paramètres d'une croissance économique sans fin est le meilleur moyen de s'aveugler sur le réel de la situation d'aujourd’hui.

Dans l'immense effort de conquète aboutissant au pillage de la nature entière, à la massification concomitante d'une démographie non controlée, au triomphe d'une objectivité qui a perdu la boussole et ne gère plus rien, l'homme va vers un destin fait de graves aléas. Nous savons pourtant que nous sommes reliés aux éléments naturels, jusqu'à preuve du contraire, et que ce n'est pas demain que nous vivrons tous sur Mars. Nous sommes en mesure de nous détruire ou de poursuivre agréablement notre évolution sur Terre. La matière est la matrice spirituelle en qui nous sommes créés. Cessons d'écouter les pouvoirs maladifs, qui n'ont que faire de notre destin, trop préoccupés qu'ils sont du leur.

Ne soyons pas les "Cocus du Paradis" comme l'écrit Pascal Bruckner dans son ouvrage "Misère et Prospérité”. Dans un effort d'intelligence, brisons les barrières clôturant nos vies pour le plaisir de ceux qui nous proposent le bonheur pour demain. Vivons instamment notre présent en se rendant au rendez-vous de notre vie, dans le respect des règles ontologiques de notre espèce et des espèces qui accompagnent nos pas. Soyons ouverts à la saine réflexion, qui balise notre chemin dans cet univers déjà si atteint, en son corps dévasté, malade de multiples pollutions. Travaillons, plutôt, ensemble à relever les défis qui se profilent devant nos yeux inquiets, en ce début de millénaire.

Les Etats modernes procèdent des pouvoirs maladifs. Ils étalonnent, laminent, standardisent. Peut-on penser la Socièté hors du répétitif abrutissant ? Les esprits courts vous diront que c'est le seul moyen d'établir un ordre supportable au plus grand nombre, au nom de la vieille raison d'Etat. Allez donc ! Il n'y a pas de place pour la fantaisie et les artistes, dans ce lieu à moins qu'ils soient commandités par les pouvoirs. On voit ce que cela produit. Un conformisme de pensées où les pouvoirs puisent leurs royalties. La crise d'étouffement par manque de respiration autogène ; l'épidémie de violence par incarcération des différences ; l'anoréxie de l'imagination par asthénie de la réflexion ! Tout ce qui est à moi est à tous ne fait qu'aggraver les différences par envies et mimétisme. Ma ressemblance au standard-type de ma catégorie sociale ne me met que dans un ghetto. Les lambeaux de ma liberté me servent de vêtement à l'identique. Dans ce type de vision, je ne m'appartiens plus. Je ne suis qu'un matricule, un numéro dans le groupe, polycopie du modèle établi par les modes diffusées par les pouvoirs marchands maladifs.

Je ne veux pas tomber dans la crevasse des comédies humaines sans joie, mais sauvegarder en moi ce qui me reste de liberté. Je n'emprunte à personne mes accords secrets, et surtout pas aux pouvoirs maladifs. Je varie mon plaisir et ma mélodie en épousant les vagues montantes de mes mers intérieures. Le parasite à l'oeil vif et à la bouche en fleur qui me parle de liberté en sachets, je le rejète loin de moi. La démocratie reste, pour moi, un leurre dont tous les pouvoirs machiavéliques se sont servi pour imposer aux peuples les données économiques qui favorisent un clan protègé de nantis. Théologie, Politique, Sciences, et Savoirs s'acharnent à voiler de leurs discours emphasés le vrai de leurs dires, qui, par la fainéantise des masses, accèdent ainsi au Pouvoir. Ces derniers délèguent, par un bulletin de vote, leur pouvoir, souvent à des incompétents dont le seul souci est de servir ... leurs intérêts premiers.

La stratégie gagnante en place, après avoir tenu ce langage de dupes, laisse les promesses faites au vestiaire des pas perdus. Elle a le Pouvoir à présent et elle est bien décidée à en profiter au maximum. Depuis des siècles les peuples, par leur faute, se laissent diriger par des ambitieux qui ne veulent servir que leurs avantages personnels. Le paysan donne à son pays un paysage, du blé et des fruits. Il reçoit en compensation une subvention comme disent les ronds de cuir de Bruxelles. Savent-ils seulement ces faux-maîtres, ce que "Ministre" veut dire ? Ces Ministres de passage entre guillemets ! "Ministerium" désigne l'office du serviteur, c’est-à-dire de celui qui se met au service du peuple. Ce mot de Ministre dérive de "Minus" qui veut dire moindre. Le Ministre est celui qui exerce une fonction subalterne par opposition à "Magister" qui veut dire "Maître”. Pauvres Peuples ! Quand ouvrirez-vous les yeux sur cette duperie des Pouvoirs Maladifs ? Regarder ce qu'on a fait de vos délégations de vote.

La compléxité du monde est notre fait, par démultiplication de nos possibilités. Il est donc nécessaire aujourd'hui d'en assumer les responsabilités. Les Pouvoirs nous font miroiter un monde mirifique qui n'a rien à voir avec notre réalité quotidienne vécue à travers des cheminements difficiles. Nous apprenons à être par nous-mêmes. Jadis, la question du sens de la vie ne se posait pas, pour la raison que nous étions dans la survie d'une Nature non encore gérée par nos moyens. La prise de pouvoir sur certains éléments nous a confié une responsabilité immense et a montré aussi que nous étions fragiles quoique reliés à ces éléments. Le risque nucléaire a complété cette peur de l'avenir. Nos erreurs et nos divaguations ont mis la Nature en péril, et par contre coup, notre espèce entière. L'éphémère de notre condition nous a projeté dans le réel. Les Pouvoirs Maladifs ne peuvent plus nous faire croire au succès garanti. Nous voilà, face à face à nous-mêmes, tous dans le même bain.

Quand les hommes de Pouvoirs se prennent pour les Maîtres du Monde, ils commencent à dévier du symbole qu'ils devraient représenter. Associant prestige et orgueil de leur fonction, ils se prennent pour des Dieux. Les voilà, dès cet instant, directement impliqués dans les dérives des Sociètés. Alliant les forces contraignantes à celles, plus secrètes, des sectes dominantes, ils servent les intérêts d'une classe au détriment des Peuples qu'ils ont soudoyés par des slogans attractifs, mais irréalistes. Nous vivons sous l'emprise des marchands, dans la croyance d'une liberté conquise. L'économisme est notre cupidité. Ils font le reste. Car un Peuple, en somme, n'a que les dirigeants qu'il mérite. Sa propension à se vendre au plus offrant de ses intérêts immédiats, le pousse dans les bras des beaux parleurs prometteurs de lendemains qui chantent. Quelle naiveté de croire au plus offrant ou à ceux qui semblent nous bercer d'illusions. Réduits à de simples rôles de producteurs d'une immense machine que l'on nomme "Progrès", nous voilà, subissant les caprices de la Bourse, jouant nous-mêmes au jeu, "à qui perd, gagne ".

Le Palais des Mirages apparait à chaque élection nouvelle. Les slogans fusent. Les promesses éclatent sur tous les programmes politiques. Tout est possible. On serre des mains, on sourit à gogo, on fait des mots, des meetings, des grandes parades avec pancartes et colifichets. La musique bat son plein. Les costumés en tout genre montent sur les estrades et haranguent les foules présentes applaudissant à tout rompre leur leader. Quelques "copains" sont au banc des officiels de la fête, des amis du partage-gateau, des défenseurs de quartiers, des influents, des quémandeurs, des convaincus de la dernière heure. Votez pour moi ! Je vous promets le bonheur pour demain, clef en main. Elisez-moi ! Je suis votre Serviteur zélé. Ne l'ai-je pas prouvé, depuis vingt ans ? ... Mais, voilà ! C'est la même chanson entendue, sous d'autres aspects, depuis des lustres. Resultats probants... Égal à zéro ! Les problèmes sont toujours là.     

Pouvoirs ! Quand tu nous tiens, tu crois tenir le monde. Tu crois diriger les hommes. Tu crois en ta raison d'être indispensable, jusqu'à ce qu'une force contraire t'enlève ton pouvoir pour en mettre un autre à ta place. Dérisoire, ta façon orgueilleuse de te prendre pour "Force Perènne". Un jour arrive où tu es balayé, de ton pied d'estal. Juste retour d'un Vivant qui cherche à remonter à la source de son évolution. Tu crois servir, alors que tu te sers des gens qui te font confiance aveuglément. Tu te glorifies de gloires dont les Peuples ont fait les frais sur les champs de bataille. Tu enchantes le désenchantement, pour un temps, et tu retombes dans tes travers habituels, de prétention à gérer la vie. Dérision que ton culte ! Dérision que ta superbe ! Dérision que ta démagogie à faire croire que tu es l'auteur du bonheur des braves gens. Tu sers d'abord ton orgueil de position. Tu profites des ignorants. Tu emmagasines pour toi et tes acolytes les bénéfices de tes actions perverses. Les scandales ne t'éffraient nullement. Tu as mis le droit à ton service, les forces de l'ordre à ta solde. En somme, tu es "Pouvoir" par la nonchalance des peuples trop induits à te faire confiance en te déléguant leurs votes.

Je te laisse pour ce que tu es... "Pouvoir". Ta Fête n'est pas la mienne. Ta stratégie gagnante, chargée de mensonges, ne me contente pas. Le paysan donne à son pays les produits du travail de la Terre. L'ingénieur et. l'ouvrier offrent leurs bras aux usines en fabriquant des voitures, des ordinateurs, des objets domestiques et des produits d'utilisation commune. Et Toi ! Pouvoir ! tu te contentes de tirer profit des efforts communs des membres de ta communauté nationale, vivant largement du travail d'hommes mal rémunérés, suant pour toi. Tu calmes les manifestations de violence, que tes abus ont fait naître, par brigades de C.R.S déployées. Et toi, Pouvoir, tu restes bien chaudement calfeutré dans les palais, confisqués aux anciens maîtres monarchiques.

J'ai l'intuition que l'expérience humaine doit passer par cette intuition du vol de sa sensibilité, d'où les changements de maîtres. On en a usé des Théocraties, des Monarchies, des Socialismes, des Démocraties, des Ploutocraties. Et la guerre est toujours pour le soldat, la faim toujours pour l'isolé, la pauvreté pour le manoeuvre, grâce aux mensonges des Pouvoirs langagiers, spéculatifs ou logiciels. Ils ont toujours eu raison du bon peuple qu'ils négligent d'instruire et d'éduquer. Ils auront, encore et encore, et toujours par la force et par la ruse, raison de l'ignorance.

Alors, je vivrais à l'envers du miroir. Mon oeil à multiples facettes me permettra de regarder aussi bien à droite qu'à gauche, devant que derrière. J'aurai mille rétroviseurs incorporés dans un corps sage et une âme limpide. Je ne suivrai aucun chemin des pouvoirs élus, maladifs en place. Anarchique ! Sans avenir et sans passé, bâtard et oeuf inconsolé, j'admirerai les siècles de destruction qui ne me contentent pas. Mais, je vivrais... libre. Je conjuguerai toutes mes inventions et toutes mes libertés au-delà de Vous... Pouvoirs, car je vous sais vantards de vos succès mitigés et maladivement pervers dans vos comportements possessifs d'élus. Peu des vôtres sont suffisament honnêtes pour servir, sans rechercher les honneurs et les compensations financières qui en découlent, quand vous êtes à la tête des Etats.            

Par Djilali Jamaï
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Lundi 14 juillet 2008

 

L'annonce... du bonheur pour demain est une tromperie qui a fait recette depuis le début des temps. L'une après l'autre, les époques ont trompés les braves gens en leur faisant croire qu'il n'y avait qu'à écouter les vendeurs de plaisirs, pour avoir la joie de vivre tous les plaisirs. Mais dans la vie, il en va bien autrement. Entre désirs et réalités s'installe toujours le doute d'avoir été blousé. Car, le secret des magiciens du bonheur facile, c'est celui de Monsieur tout le monde, dans lequel il transporte son public, préparé à recevoir le message. Un Monde où les questions n'ont pas de réponses puisque c'est le Magicien qui donne les réponses. Donc, les questions deviennent inutiles. Un Monde où la Technique de la persuasion, de la triche, et de la fascination font le reste. Un Monde où tout paraît merveilleux, où les gestes et les objets et les mots créent et font découvrir des univers parallèles, semblables à celui d'Alice au Pays des Merveilles. Le lapin sort de son chapeau. Mais gare aux désillusions quand le tour est fini. Le réel vous rattrappe par la main.

L'exercice de ces supercheries est digne du meilleur manipulateur. Il implique l'envie du rêve et du risque sans risque. La double méprise ne se voit pas. Le rêve est tronqué et le spectateur croyait tenir son plaisir et son gain. Il les voit fondre, comme neige au soleil, des illusions perdues. L'illusion est comme la musique faite de notes réussies ou ratées. Elle puise ses forces de persuasion dans l'ignorance et la fainéantise des peuples. Ces derniers ayant toujours besoin de rêves tronqués pour exister, même si leur sort d'individu est loin d'être brillant. S'en suit le désir du prolongement ludique, accompagné de sa soeur, l'inssassiable envie de divertissements gratuits. Le mimétisme des foules est dans ce domaine incommensurable. Les jeux, comme le cirque, ont été, de tout temps, une soif de remplissage de l'espace de liberté, laissé vide dans le loisir des peuples. Les pouvoirs ne s'en sont pas fait faute de les assouvir, pour mieux les contrôler. Rêves tronqués, par jeux astucieux, inventés pour l'assouvissement des passions et des violences présentes et souvent lattentes, intériorisées en chacun de nous.

Quand on voit avec quelle assiduité, chaque semaine, tout le monde court à la recherche de la fortune facile, par lotos, bingos et autres tiercés vendus dans les tabacs. Quand on voit avec quel luxe de publicité ces processus font sortir des milliards de la poche des gens de toutes catégories, on comprend la place du rêve tronqué. Trompés sont ceux qui s'y aventurent trop, car les chances de gagner sont minimes par rapport aux désirs de gains rêvés. Napoléon disait faire marcher ses troupes avec des hochets. Rien n'a changé en ce nouveau millénaire. L'appétit du rêve reste le même. Qui aura l'audace de mentir, si je lui demande : voulez-vous devenir millionnaire ? Qui viendra me dire qu'il est heureux par lui-même ? La dépendance aux rêves, même tronqués, est le lot des hommes du commun.

Fraude à la santé. Fraude, en faisant croire à la facilité de gagner un pactole d'argent. La fraude au bonheur prend toutes les formes possibles de rêves. Notre civilisation moderne nous en donne l'un des plus beaux aspects. Plus les nations sont riches de biens matériels, moins elles semblent heureuses de vivre. Les cabinets médicaux sont pleins de gens fatigués, stressés, angoissés, inquiets et insomniaques. Nous consommons multiples drogues et subterfuges pour rire, se reposer, digérer, dormir et être en forme. À croire qu'il n'y a qu'à se pilluler, se capsuler, pour retrouver le plaisir de vivre, hors du stress. Le rire et le sourire ne sont plus l'apanage des nantis de tous poils. Ces derniers sont les pires "psychanalisés, psychiatrés et sophronisés" de la Planète. Des relaxations passagères atténuent bien le mal-aise ambiant, mais rien ne le soigne vraiment. C'est à l'intérieur de nous-mêmes que se trouve la solution. Le vide reste le vide de notre "Psyché" incapable de se satisfaire d'elle-même. On est toujours seuls devant cette conquète du bonheur. Elle ne passe pas par l'avoir, mais par l'être.

L'humour est une façon de se consoler d'être orphelin de soi. Être imparfait, être dépendant, être si peu heureux, si peu sûr de soi, alors qu'on a l'essentiel est monnaie courante. Il faut être assez bien en soi pour vivre de ce fait même avec bonhommie et humour. Passager du vivant, oeuf inconsolé, à la recherche du plaisir de vivre, sache que le Bonheur est en toi. Qu'il n'y a qu'un moyen pour l'atteindre : commence à t'aimer, comme tu es, sans complexe aucun. Tu portes en toi, la résorption de ton mal à vivre. Aime la vie ! Fuis les faiseurs de bonheur facile ! Recentres-toi et vis de tes superbes richesses insoupçonnées. Les "Rêves tronqués" vendus par les illusionnistes de tous acabits, n’en veulent surtout qu'à ton argent.

Rêves tronqués ! De jeunesse éternelle. Les produits de la mer vous offriront un nouvel éclat. Votre beauté sera assurée, par eux. Rajeunissez grâce à la texture miracle de cette crème antirides. Le sérum réoxygénant XYZ, éffaceur d'acné est garanti. Vos cheveux valent bien une nouvelle coloration. Vous paraîtrez vingt ans de moins. "Color fitness" diabolisera votre chevelure de lionne. Votre peau est claire ! Choisissez dans le nuancier votre teint de peau, couleur dorée, couleur soleil, ou teint cuivré. Une haute protection solaire, indice 30 pour un bronzage divin. Ayez "Végétalis" sur votre peau, et vous vous sentirez trés attirante. "Jogging in the rythm" et vous voilà avec un corps de Reine. Le gel perfect, c'est la minceur assurée. Essayez le lissant "Body Tonic". Pas d'âge pour les Parfums "Vintage " ! vous serez irrésistible. Retour aux racines de la jouvence éternelle, dans votre Beauté conquise. The "Best Must " ! Vous voici merveilleuse. La tromperie de ces slogans contrecarre tous les vieillissements de peau. Notre époque a tout inventé en matière de cosmétiques rajeunissants. On vit plus vieux, certes, mais entourés de toutes sortes de faux prêtres manipulateurs de slogans attractifs, pour nous faire croire qu'on aura toujours vingt ans. Et pourtant, la ronde des jours s'ajoute aux semaines et aux ans. Nous avançons en âge et le temps fait son oeuvre même si c'est dans de meilleures conditions que nous traitons notre corps. Et c'est bien ainsi. Mais la mort sera toujours présente au bout du chemin, quand en plus elle nous accompagne avec son cortège de misères physiques. La Science n'y peut pas grand-chose si ce n'est que de nous offrir un répit. La jeunesse passera malgré toutes les découvertes des "esperantos" de l'éternel. L’espérance de vie a augmenté, certes, mais suis-je assuré de posséder un plus grand bonheur pour cela si, dans ma tête, je suis un éternel insatisfait ? Mon rêve de "Jeunesse éternelle", n’est-il pas, peut-être, dans une meilleure compréhension des moments merveilleux que la vie me procure à chaque instant ?

Rêves tronqués ! Rêves Inventés pour nos angoisses. Rêves soudoyés par des faiseurs de miracles à bon compte. Rêves tronqués ! Rêves ! Rêves ! Rêves ! Existez ! Revigoré dans mes angoisses grâce à vous, je supporte mes états de stress. Mes peurs s'envolent, pour un instant ; reviennent en force, cependant, dès la moindre ride. Rien n'empêchera mon corps, de mourir. La science, certes, en recule l'échéance... dans les pays riches, mais ailleurs c'est le drame du sous-développement et de la famine. On peut toujours rêver d'un mieux-être. Cela ne fait de mal à personne. Mais, Toi ! Jeunesse, c'est au fond de mon coeur, que je te porte. Mon rêve ! je le porte en moi. C'est à moi, de concrètiser, mes rêves... sans laisser faire tous ces faiseurs de rêves, m'en conter davantage.

Le temps exerce une succion puissante et attire avidement en lui tout ce qui existe. Rien ne lui échappe. Il faut vivre avec et aller de l'avant. On ne se baigne jamais dans la même eau. Les rêves tronqués peuvent nous abuser, comme des sirènes en mer. La mantille n'a jamais fait la danseuse de "Flamenco". La robe de "Dior" n'a jamais fait vibrer la beauté du corps de la femme qui la porte. Il lui faut un sourire en prime. La coupe de champagne frappée ne remplace pas le palais du dégustateur. Le muscle du sportif a besoin d'un entrainement sérieux. Ne devient pas "Zizou" qui veut : il faut être un athlète. Un ballon de football ne fait pas tout seul la partie. Le navigateur solitaire a besoin d'être un bon marin. Rêver est dans l'ordre des choses, mais choisir son rêve, voilà le plus important pour l'homme. Il faut se donner les moyens de sa victoire, en ce domaine, comme ailleurs.

Tels des points d'eau dans le désert, les rêves sont des havres de repos dans un quotidien stressant. Ils réhabilitent l'espace de vie. Les ondes du plaisir les bordent. L'hédonisme du rêve passe par l'entre-soi. Rêve et réalité sont duos de partenaires. Mélange détonnant, subtil d'affinités complices. Rêve insensé des Paradis artificiels, je t'aime. Mais mes rencontres par la bande sont inconscience de ta perversité. Elles sont le lieu hybride de respiration passagère. Il s'agit, là, de quelques charmes en double vie. Une expression de liberté volée au temps. Le rêve, même tronqué, reste le rêve. Mais, cela fait du bien. Le rêve, c'est le cinéma du pauvre, de l'inconscient qui marche à vue, l'empire d'une nécessité, le moment du simulacre, la source de tous les bidouillages. Alors "Rêves tronqués", écartes-toi de moi ; je ne suis pas encore déconnecté de mon bon sens paysan. Bzzz, Bzzz... zzzz, Exit galate séquence, ouf ! j'm'éjecte, j'vérifie toutes mes jambes, j'récupère mes yeux aphasiques, j'encaisse ma réalité. Et, je la vis. Il n'y a rien de plus merveilleux que le rêve, certes, même tronqué ! Mais contraint à la nécessité, je ne rêve plus totalement. Alors je fuis l'ennui, je le chasse. Un visage, une âme, est d'abord un panorama mobile, fugitif et offert, capable de se porter, en rêveur intelligent. Il porte l'identité du rêve, rêvé - comme un nom propre - mais il joue la réalité qui gagne à être jouée. Ce qui le rend accessible, aux vrais rêves. Un Rêve vrai, c'est une trace de vie, tracée non-tronquée, porteuse d'équilibre psychique. Autrement, c'est un rêve tronqué. Mais, voilà, comment lui résister à ce coquin de rêve trompeur ? 

Par Djilali Jamaï
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Lundi 14 juillet 2008



Parkings immenses, caddies rangés, prêts à servir. Les voitures particulières s'entassent, chacune dans son créneau. Il fait très beau. L'envie se lit sur les visages. Les yeux bleuissent. Petits et grands montent à l'assaut de la grande surface, qui chante sa place. Les portes s'ouvrent. Les sons diffusent, musiques et spots publicitaires. Les Belles caissières, vêtues de vert, assises en ligne comptent leurs caisses. Les grilles s'ouvrent. Le flot s'agite. La marée monte. La foule arrive. Choisit sa ligne. Lumières vives, rayons rangés, couleurs-attraits. C'est la curée du produit frais, du surgelé, bouteilles en solde, viandes étalées et contrôlées, poissons glacés, eaux empaquetées, pâtes soldées, fromages coupés par belles poupées, vaisselles colorées, produits "WC", paquets ficelés, nappes enroulées. C'est le Marché des prix serrés.

On baguenaude le nez en l'air, pulsés, collés, le regard fier de ses affaires. Rien n'y paraît. On fait des frais pour bien bouffer, bien se vêtir, bien s'installer, et picoler. Musique d'ambiance, spots en criée. Aujourd'hui ! Des affaires sur le beurre d'importation. Des rabais sur les alcools. C'est le Printemps, du "tout pour rien ". Prenez le temps, d'achats ciblés. Aucun regret, c'est presque donné.

Monsieur Le Chef de rayon, où se trouvent les chaussettes en solde ? Mon fils en a besoin, il aime le style "Baba-cool" supermarché. Là-bas, Madame, troisième file à droite. Au passage, voyez le rayon des chemises d'été, en promotion. Elles sont très mode. Et, bien badgées. Les articles ménagers sont en pleine baisse des prix. Allez, voir les nouveautés. Tire, pousse, mon caddie commence à peser. Il faudrait que je m'arrête. Ca va coûter "bonbon" tout çà. Adieu, la fin de mois difficile. Après tout, j'ai envie de tout emporter, tant mes envies sont grandes de consommer. Mon mari est au rayon outillage. Quel fourbi va-t-il encore acheter ? Et, les gosses qui trainent par ci par là. En douce, ils remplissent le caddie de disques CD. C'est moins cher ici, Maman ! Dis tu peux me payer une console de jeux. Allez, Maman, soit sympa ! J'en rêve ! Et, mon copain François, lui, il en a une.

Une même croyance soude le Marché et le Consommateur. Faire des affaires. Acheter aux meilleurs prix. Clonage de vues mercantiles. Besoin d'être aimé. La logique marchande a très bien compris le parti à tirer de cette envie d'être considéré, aimé, servi. Flux d'images publicitaires vantardes, annonces tonitruantes de spots attractifs. Le cirque est en place. Les acteurs propulsés sur la scène. Narcissisme, divertissement payant, soutenus par le médiatique d'un crétinisme partagé par tous. La caisse de résonance des désirs toujours plus nombreux de goûter aux délices de la possession. Le super marché accompagne la pulsion désirante et délirante du consommateur. Ajustement de désirs minutieusement ciblés pour un maximum de rentabilité. Agrément du service, sans obligation d'achats. Mais la pression est là, en phase avec les instincts les plus bas de l'homme. Immédiateté du "Tout Avoir". Prenez la carte "Or" et consommez à votre aise. Nous sommes là pour vous conseiller. Vos achats sont notre profit.

Socialité du factice, où se baignent nos instincts les plus vils. Dans un anonymat discret, où je peux me laisser aller, sans penser. Mes courses essentielles concourent à apaiser mes angoisses de manque. Dans le labyrinthe de mes désirs, il reste quelques pistes à sonder. Un beau pull cachemire a été repéré dans la galerie marchande, dont je ne saurais me passer. Puis le journal du jour. Tiens, c'est mercredi, n'oublie pas ton "loto". Des fois que la chance te sourirait, tu pourrais dépenser sans compter. Et, puis il y a le crédit, ma foi. Ce n'est pas fait pour les chiens. Mon voisin sera jaloux de me voir bien sapé. Il pensera que je suis un petit vernis et que j'ai fait un "Bingo". Victoire sur ma condition misérable ! Je peux jouer au riche, sans la monnaie.

La Marchandisation de la vie rend tout désirable. Notre approbation à consommer fait le reste. Les marques sont nos nouvelles patries. Elles nous donnent l'aplomb des conquérants de l'impossible. A crédit. Ce temps court-circuité, comprimé me donne l'audace des dominants sans la dominance. Tant pis ! J'en profite. Mot-mode si attrayant que je tombe dans le panneau. On ne vit qu'une fois, n'est-ce-pas ? Surtout, ce qui compte, c'est d'être reconnu, c'est important, ma foi. Il faut faire comme tout le monde : frimer.

Le "Show-biz" ! C'est l'autre volet de mes aspirations. Il m'ouvre les portes du Temple du sexe et du rêve. Dans un imaginaire débridé, les tensions psychédéliques s'y rencontrent comme sœurs jumelles. Le bombardement de décibels enclave les sens. Les lumières provocantes, les fluo agressifs font éclater les neurones engrammés de stress quotidien banal. Patchwork de bruits intensifs, créations pour un ludique braillard, fraternité technologique partagée avec les artistes en vogue. On décibèle ensemble, en communion d'extase, joint à la bouche, pour public branché. L'Oedipe saute le pas. Il rentre dans la spirale de l'éclaté. Sa gesticulation s'acharne à décrire les folies du "Libéré à tous crins". Sentiment communautaire d'appartenir au clan des nantis du "show-biz... ness". Cabriolet sport en moins. Vieille caisse pourrie au parking de Trifouillis les Oies. Incognito ! Une Marie-Chantal balade sa mini-jupe fendue sur le côté. Elle a la cuisse légère, mais le cul très chaud. C'est la nuit des petits couteaux. Être de son temps plutôt que d'être de quelque part. Le cul assis, la console de jeux en mains. Système "D" du non-repli sur soi-même, dans la foule.

La Fête ! Rock against, débat Chirac ! Jospin ! On vous emmerde ! Votre concerto ne nous branche pas. Le terrain de la "Rave-Party" est plus planant que votre Elysée. Et la cuisse des filles y est plus appétissantes que vos meetings coincés. Apatrides ! Nous faisons nos révolutions minuscules dans la "daube" des drogues extasiantes. Un bon casse de voitures nous fait plus planer que vos promesses d'ordre non tenus. Tant pis pour notre avenir. Jouissons tout de suite. Soyons largués, fous, déjantés. Cool ! Cool ! Mec... Les "C D " du show-biz m'éclatent la tête. J'en oublie de dormir. J'erre et j'éclate mon vide. Consommateur, aide-toi, l'association de quartier t'aidera. C'est la fin de l'homme de marbre. Tout est permis. La côte d'alerte du vécu fou est atteinte. Jouisseur ! Tout de suite, je veux être. Les ondes du plaisir parcourent la chair des paumés en tous genres. Riches et pauvres s'y retrouvent collés. Gays, transsexuels et putes se donnent la main dans un "Show-biz" de trottoirs. Les Boites à drague échangiste sont pleines. Les sex-shops fournissent les substituts des manques. Sida, En prime ! C'est la "Fête" du sexe libéré, tout enfiévré. C'est " bois-bandé". C'est très branché.

A ce stade, la communication fait abstraction des opinions, des idéologies et des affinités politiques. Elle se fonde sur le plaisir déjanté. Plaisir de la transgression des rôles institués et dés interdits. Plaisir de la "perruque" et du détournement des technologies. Plaisir du bricolage convivial et de l'expérimentation des possibles bloqués. Plaisir de la manipulation de "jouets" prohibés. Plaisir échangistes d'expériences lubriques, en dehors des conventions et des rôles établis. Motivations de complexité des "psychés" qui se cherchent dans le dédale de la folie des hommes. Galaxies minoritaires qui se cherchent dans des dévorations-crocodile. Rock against Police de quartiers ! On s'en tape. Tout est mouvance. Tout est errance. On se marre et on oublie. Le "Candide" des technocraties danse chez les dingues !

Informatique pornographiée, téléphone rose minitelé, échangisme "Chat" branché. La foire aux sensations fortes est ouverte. Cherche ton pied là-dedans, virtuellement tu le trouveras. Pas touche avant ! Paye d'abord ! seulement par carte bleue ! Si tu veux. Sans garantie d'être floué au passage par un préleveur de guichet malhonnête. Viens visiter mon site "porno" sexy tous crins. Belles filles en prime, au string coulant. Vidéos, films XXX, chats de conversations érotiques, etc... Et j'en passe. La sodomisation est comprise dans le spectacle. Sodome et Gomorrhe sont cités ouvertes sur sites internet. Plongées dans le 7ème ciel assurées. Rencontres ciblées en vue de parties fines. Echangismes virtuels mouvants en films. Le "show-biz " internet t'ouvre les portes de tes fantasmes les plus pervers. Films érotiques à la télé sur Canal plus. Violences en plus ! Catastrophiques séquences en couleurs. Le règne du " foutoir organisé". Le "show-biz" libéré, débridé, engorgé et exporté.

L'argent coule à flots dans les sphères évaporées du "show-biz" pour le bonheur des branchés. Les combines les plus sales, les plus sordides se jouent des pouvoirs, dans ce territoire décalé. Du bon et du mauvais circulent aux vues et aux sus des "Médias" complices. Désirs et plaisirs malsains se mêlent, sans vergogne. Tout est marchandisable, en ce domaine juteux. Prostitution des mœurs, pertes de sens s'y côtoient de concert. L'argent "Roi", seul, coule à flots. A la marge du Pouvoir se joue la ballade des gens câblés ! Ni cols bleus, ni cols blancs, ni cols durs. Des hommes, seulement, pour ce qu'ils sont, dans l'ambiguïté de leur condition. Le masque de "Janus" est levé. La Fête du sexe bat son plein.

Show-biz, Ne te fais pas de bile ! Tu as encore beaucoup de jours juteux devant toi. Le Glaiseux reste un Foireux. Marie-Chantal et les Bandits s'encanaillent à fond la caisse. Tout ce monde interlope est bien vivant, très orchestré, par des banquiers ripoux.
Par Djilali Jamaï
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Lundi 14 juillet 2008


La route du scandale est ouverte. Les Télévisions du Monde entier ont montré ce terrible mal du siècle : La Pédophilie, Prostitution d'Enfants. L'Horreur

Comment des adultes en sont arrivés là ? Sur des bébés ! Leurs propres enfants ! Honte à eux et à l'Humanité d'avoir fermé les yeux aussi longtemps sur le gravissime d'une telle perversion. Comment les Pouvoirs ont-ils pu laisser faire cela dans les rues des villes ? Combien a-t-il fallu de souffrance d'enfants pour éradiquer ce mal ? Honte à nous, Humains, aucun animal ne ferait cela à sa progéniture.

Charters chargés d'hommes malades en partance pour l'Asie du Sud–Est, ventripotents, tripoteurs d'enfants démunis. Salauds intégraux, pourritures d'humanité friquée. Pauvres malades du cerveau. Délinquants minables du sexe. Les trottoirs de Manille, les bordels de Bangkok en sont pleins, où pour deux Euros ou un Dollar des pourris vicieux se font sucer le phallus éjaculant. Enfants largués dans la grande ville, tueuse de coeurs, avorteuse ciblée d'adolescence malheureuse. Des familles rurales, au seuil de pauvreté intolérable, prostituent leurs enfants. Fuyant une misère intolérable, des bambins de dix ans viennent grossir les rangs de la prostitution des quartiers louches. Dormant dehors, sans hygiène, sans le sou, ils n'ont souvent plus rien à manger. Et là, par charters entiers débarquent ces suppôts de Satan, manigançant aux portes des hôtels de Luxe ***** le service de quatre ou cinq gamins pour leurs plaisirs déviants.

Les Autorités locales, les pouvoirs onusiens dénoncent, chaque année sur dossier, ces pratiques délictueuses. Les nuits et les jours voient pourtant se propager ces pratiques, cette lèpre sans coup férir. Tout le monde ferme les yeux. On fait un rapport, une télé, qui rejoignent les oubliettes de l'histoire et le mal endémique de la pédophilie organisée reste toujours présent. Internet, cette vitrine du modernisme s'est emparé de cette manne purulente. Cassettes, Vidéos, Sites, louvoient avec la loi et laissent se développer ce Cancer des Sociètés. Comme si, la prostitution des femmes ne suffisait pas à alimenter les maquereaux de ces milieux interlopes. Honte à nous les "Civilisés" ! Honte à vous ! Pouvoirs qui laisser se développer en vos cités de telles pratiques deviantes, lamentables sources du mal.

Vendre des enfants, des jeunes filles, des adultes, ressort de la plus ignoble des pratiques d'esclavages. Des réseaux complexes, des filières maudites de passeurs, voleurs de virginité, de policiers ripoux, d’avocats marrons, tous complices de ce drame mondial. La prostitution est parait-il le plus vieux métier du Monde. Cela n'empêche que lorsqu'elle descend son recrutement au niveau de l'enfance, elle atteint l'abjecte le plus sordide. Que des soit-disants "Adultes " se prêtent à ce commerce des corps nubiles est une horreur.

Dérisoires sont les hommes et les femmes qui se servent des corps d'enfants pour assouvir leurs vices rédibitoires, leurs instincts bestiaux, leurs pulsions démentes. Leur indignité est  le pire fléau des sociètés et l'aspect "marchand " de ce commerce des corps et des sens en est la plaie. Où vont les sociètés qui laissent se propager, dans leurs rues, de telles pratiques ? À quels jeux jouent les Politiques qui ferment les yeux devant de telles insanités ? Va-t-on accepter longtemps de faire croire que l'on ne sait rien du problème, puisque c'est l'argent qui le propulse sur le marché de la chair. Le rapport doit être juteux, comme le foutre qui se perd dans la bouche de pauvres gosses, pour qu'avec une hypocrisie pattente, on ferme les yeux sur ce "Cancer " qui détruit des enfants mieux que le virus du "Sida" ?

Lamentable constat d'impuissance d'organismes dit... des Droits de l'Homme, devant cette déferlente purulente, mafiosée : la prostitution des enfants. Et, même des "Bébés " sont vendus, par leurs propres parents, dans la misère. Avons-nous atteints tous le seuil de l'incapacité à éradiquer des maux aussi grâves. Avons-nous encore le droit de porter le nom d'humains, si de telles déviances couvrent les trottoirs de nos principales grandes villes du Globe ? Laisserons-nous faire, vendre, acheter, nos enfants, ce "sel de la Terre" en se contentant de constater les faits par spots télévisuels, par informations diffusées de temps à autre, pour soulager nos consciences fermées. Dénoncer, attaquer, détruire, ce mal profond, ce scandale établi. N'est-ce pas là, notre première tâche due au respect des enfants. C'est eux, l'avenir du Monde ? Assez de faux-fuyants, assez de se boucher la vue, sur de tels phénomènes mafieux. Réagissons, luttons, ne supportons plus des pratiques pareilles, dans nos rues. Prenons les mesures draconiennes, qui s'imposent, contre ces "malades dangereux" qui prostituent des petites et des petits innocents. Les peines les plus sévères doivent leurs être appliquées. La législation, les Tribunaux doivent traiter ces gens comme des assassins. Leurs meurtres sont plus pervers, plus destructeurs, qu'une balle qui tue, sur un champs de bataille.

Le "Marchandising" de jeunes femmes de l'Est, ou bien d'Afrique, a considérablement augmenté ces dernières années. Agences de faux mannequins, brasseurs de rêves de boîtes de nuit et Bistrots en mal de serveuses "sexy" sont les lieux de passage de ces pauvres filles, souvent trés jeunes et nubiles, souvent, encore vierges. Elles balisent les trottoirs de nos capitales, sans papier, raquettées par des malfras. Elles vivent dans des tripots, battues, violées avant d'être jetées en pâtures dans les rues mal famées des quartiers chauds, des capitales. Les plus Belles sont triées pour les boîtes à "strip-tease" ou les productions de "Films XXX" dont les vidéos excitent les impuissants et les retardés de libido. Des gadgets, des pommades bandantes, des accessoires, en cuir, en tout genre, se vendent dans les magazines spécialisés, dans les Sex-shops, et les clubs échangistes ont pignon sur avenues. Tout se vend pour le sexe dévoyé. Toute cette prostitution représente un pactole d'argent sale, alimentant les circuits complices de la drogue. Des milliards de dollars enrichissent nos circuits bancaires, sous couverts de paradis fiscaux. Le Monde souffre de ces trafics, en fermant les yeux. Le monde est devenu une plateforme "Prostituée" trés peu fréquentable sur la Terre. On n'a jamais vu un animal prostituer sa progéniture, comme se le permet le "Sapiens démens".

Jamais rassasié de ces orgies de caniveau, le ventre en feu, la bouche meurtrie, le pauvre gosse, touche son billet et va le jour le donner à sa mère pour nourrir ses petits frères ; Le soir venu, il revient au lupanar des patriciennes chercher fortune pour le pain de demain. Le salopard descend de son 4 étoiles, traine dans les rues des bordels de Bangkok ou d'ailleurs, à la recherche de petits enfants dociles pour satisfaire son vice. Même les églises ferment les yeux, sur les bordels de ces dames de petite vertu, depuis des siècles. Les croupes ondulantes de ces praticiennes du sexe ne suffisent plus à ces salauds friqués. Il leur faut de l'imberbe, petite fente bien serrée. Les bouches juvéniles leurs servent de dépotoire de leur sperme de malade. Quand l'homme devient cochon, il est pur porc. Chair fraîche, beau cul, sexe mouillé des nubiles exténuées ne font peur à personne, dans ce monde dégueulasse qui pond ses oeufs plein de mélasse ; Hélas, pour ces gamines perdues et ses poussins violés, blessés à tout jamais, par ces sagoins sales pourritures, blasées. Ils remonteront dans leurs "jets" privés, le coeur plein de leurs sales pratiques. Le complet neuf et la queue basse, ils rentreront dans leurs sérails, légion d'honneur à leurs vestons, prêts à piaffer dans leurs bureaux. Ces sales bonshommes sont des ordures. Ces masochistes ont la vie dure. Ces manipulateurs de seins tendres et de mottes fraîches en oublient qu'ils sont des pères. Toutes les déviations sexuelles ont eu leurs époques. Mais, la misère, qu'engendre ce siècle, envenime encore plus durablement, cette plaie ouverte, au coeur des villes grouillantes et sales, du monde entier. Les Brigades de la honte parcourent les rues de nos cités, comme une armée. Salut ! en moins, Sida ! en plus. La sexualité sous-tend et infléchit le cours de l'Histoire aujourd'hui comme hier. Des fétichistes, des zoophiles, des nécrophiles aux scopophiles, du viol, aux abus en tout genre, le crime sexuel est impuni. De l'inceste-tabou à l'excision, c'est un héritage millénaire, qui n'a jamais pu être éradiqué, ni trouvé sa fin. Les venelles de l'histoire sont pleines de ces fontaines nauséabondes du sexe pervers. Chaque siècle connait les siennes. "Sade et Masoch " sont frères, depuis des millénaires. Les humains se cherchent dans cette mosaïque diabolique, qu'est le sexe, la raison de leur histoire déséquilibrée. Le Psychisme déviant y a sa place. Le ménage devrait être fait d'urgence, cependant, pour protèger tous ces petits prostitués de la misère, dans ces pratiques atroces.

Des miroirs de la perversité, l'enfant devrait être protègé. Éros a dégénéré en vice. L'Amour est une puissance à révérer. Pornos l'a mutilé au pire du possible. L'enfance en fait les frais. La misère engendre la perversité de ces lieux mal famés. Les assassins de ces enfants sont leurs ainés. Car, en "adulte", il leur faut les aimer et les protèger. Combien de vies furent saccagées, dans d'aussi horribles pratiques. Assez ! assez ! Messieurs, Mesdames les déglingués, vous cherchez l'illusion de la gonorrhée jusque dans la bouche de la pauvre enfance prostituée. Votre crime est perpétré, par votre folle envie de trop baiser. Entre adultes, faites ce que vous voulez, mais respectez, ces jeunes sourires. Laissez-les rêver, jouer et chanter. Ils apprendront l'Eros, en temps voulu, après.

Arrêtons cet infame commerce des corps d'enfants. Ne supportons plus que des crimes aussi horribles soient perpétré sur l'enfance malheureuse. Il est d'une indignité criante de fermer les yeux devant de telles pratiques, et de les couvrir de l'indécente hypocrisie d'un silence feutré, par la moquette de nos salons les plus huppés. Tout cela est visible au grand jour. Tout cela a donné lieu à de grands reportages télévisués. Il est donc impossible que personne ne soit au courant de telles pratiques. Alors, donnons nous les moyens de les éradiquer une fois pour toutes. Où, ne nous appelons pas des êtres humains. Nous n’en avons plus le droit.


Par Djilali Jamaï
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Lundi 14 juillet 2008

Le "Prince des Apparences" a fait sortir de son chapeau, "les Génies de la Mystification". Les Sectes fleurissent comme fleurs épanouies, au Temple du soleil. Les braves gens, en mal de vivre, s'y jettent à coeurs perdus. Uniformes ou multiformes, elles s'établissent dans les tissus de la socièté en toutes impunités. Le Pouvoir et la Magie de leurs attraits font le reste. La pression exercée sur le psychisme des gens passe par un discours vaseux, affublé de Spiritualisme, sorte de fausse écologie mentale, souverraine dans les masses abruties par le consuméring ambiant. La recherche de soi devient une nécessité primordiale pour se retrouver. L'énergie pompée par le travail ne laissant plus aucune place pour une fraternité vécue entre les êtres, "rencontrer Le Grand Frisson est devenu une mode indispensable". Retrouver les chemins de la liberté, par une délégation de soi, aux sectes en vogue, devient le supermarché des dupes.

De la Prison intérieure au Paradis terrestre, il n'y a qu'un degré d'énergie à trouver. Qui est coupable ? Le Moi ! Lui, le propre créateur des blocages psychiques. Les contraintes du milieu s'ajoutant aux affres de la vie stressée. L'incompréhension de l’entourage fait le lit de ces pratiques perverses. La Socièté du travail choisi, impose de se battre pour gagner son pain. Les inégalités, les censures médiatiques, la pression des événements, font le reste. Perturbations du quotidien, pressions, viols de pensée et de liberté perturbent toutes les sphères de l'environnement quotidien. Méchant loup, responsable des malheurs des pauvres moutons que nous sommes devenus. Il faut réagir, trouver un "Gourou" ! un Bon Pasteur d'Âmes ! un "Maître" à penser digne de la plus haute estime, un "Ravi éclairé" des énergies célestes les plus positives, faire le point, affiner notre référenciel de naissance astrale, trouver les faiblesses empêchant l'émergence de notre "Nirvana" intérieur, illuminer le coeur de la Lumière Spirituelle dispensée par un Thérapeute de l'émotionnel. Méditation Transcendantale, Prière, Ablutions purificatrices, fuir le schzoïde, le masochisme, l'orale de la rigidité. Trouver ma danse et jouer ma symphonie personnelle. "Karma négatif" hors de ma vue. Je vais vers mon "Dharma". La vue de mon "moi intérieur" s'éveille. L'Amour fleurit. Je découvre l'autre partie de moi-même. Je quitte l'enfer du manque et ma solitude chronique. Ma névrose familiale et éducative s'estompe. La Grande Lumière, emplie de compassion, agit sur mon corps et mon esprit libérés des affres de mes nuits. L'égo perturbateur de ma libido s'efface devant ma conscience affinée. Il me reste à choisir une voie de contemplation future.

Trouver les instructeurs de ma nouvelle prise de conscience. Aller à la rencontre du "Chant Sacré" de mes énergies. Une amie me conseille avec amour. "L'ADAM Kadmon" se montre à moi, par elle. Laisse émerger en toi les plans de Lumière Supérieure, me dit-elle et tu verras ton "Aura" résplendissante. Je goûte son conseil. Elle me fait rencontrer des amis initiés à ces pratiques évolutives. Elle me présente son "Gourou". Je suis émerveillé par ses propos, et sa cohérence de pensées brillantes. Il est si beau et si positif. Lui confier mes secrets les plus intimes n'est pas difficile. Je l'aime, déjà. Il m'entraine à me livrer, tout entier en ses mains. Je suis en plein rêve, je suis bien. Me voilà conquis. Personne ne m'a jamais aimé comme cela. Alors, je signe. Un stage de formation individuelle va avoir lieu. Massages, réflexo-thérapie, relaxation, soins du corps et de l'esprit sont prévus. Kriya-Yoga, par Rajarshi Peter, cours de Feng Shui, retraite chamanique, danse des cinq rythmes, "mariage alchimique", tantra, initiations aux énergies par les cristaux et les élixirs floraux me sont proposés. J'en pince pour cet homme exceptionnel. Il m'ouvre la Voie. Je m'inscris à ses stages. Ce Guide inspiré sera mon Mentor. Le tour est joué. La voie ouverte à l'embrigadement commence.

Mandarôme, Temple Solaire, Scientologie, Raëliens permettent à tous ces "Gogos" de quitter leurs angoisses, leurs stress quotidiens. Moyennant participations financières, souvent élevées, ils se confient, corps et âme, à ces charlatans soit-disant Maîtres en Spiritualité. Les voilà déchargés de leurs responsabilités, propulsés dans un univers protègé, confiants, où ils n'ont qu'à suivre les directives de ces Maîtres aux puissances cachées. Se croyant libérés, ils ont signé avec le diable. Ils sont les jouets entre les mains de ces menteurs pattentés. Ils se laissent berner à tous crins. Le mal est fait. Ils ne s'appartiennent plus. Ils sont au service d'une secte maléfique.

La manipulation de leur mental devient telle qu'il sont éjectés d'eux-mêmes. Affublés de symboles kabbalistiques, dont ils ne comprennent pas la portée, ils psalmodient des sutras, des mantras, sans avoir la connaissance des énergies qu’ils manipulent. Ces esprits faibles, sans constructions intérieures font la une des drames humains, dénoncés régulièrement par les médias. La lutte contre les sectes est ouverte. Cependant, souvent, ceux qui régulent cette lutte sont eux-mêmes impliqués dans ces réseaux mafieux juteux. La publicité faite à leur encontre alimente souvent la curiosité de nouveaux adeptes en mal de solutions existentielles personnelles.

Tous les Pouvoirs ont plus ou moins trempé dans ce genre d'affaires. Les sectes et les sociétés secrètes ont toujours existé. Elles deviennent plus actives en période de doute sur l'avenir. Les crises de société alimentent ce jeu et fournissent en adeptes, ces cercles vicieux. Initiés et disciples de tous bords se font une joie de servir cette plaie béante, dans les "psychismes malades" des hommes du commun. Rien n'y fait. Cette faiblesse est présente dans les cerveaux des hommes les plus sages depuis le début des temps. Certaines sociétés secrètes recrutent leurs adeptes au plus haut niveau des pouvoirs et ont pignon sur rue. Elles sont reconnues. Elles diffusent leurs enseignements au grand jour. Rien ne les empêche de proliférer. Chacun est libre de choisir sa référence à un modèle de réflexion spirituelle. Libre-arbitre oblige.

Les réseaux d'influence sont une constante dans les sociétés modernes. Certains sont officialisés, d'autres sont tenus au plus grand secret. La Franc-Maçonnerie, l'un des plus vieux et des plus influents ne cachent plus ses obédiences, ni ses objectifs. Ils sont dévoilés au grand jour par les "maîtres" de Loges. La Scientologie, nouvelle venue, est plus discrète quoique trés influente dans les Directoires des Cabinets Ministériels ou des milieux d'affaires. Ces sociétés n'ont plus rien à cacher. Elles présentent leurs objectifs au grand jour. Les sociétés de type "théosophique" sont représentées par des courants de pensées qui frisent la recherche spirituelle des Eglises établies. Tous ces phénomènes de rencontres, tous ces courants de pensées expriment les désirs d'hommes à se rattacher à une confrérie influente. Au Moyen Âge, les sectes et les inquisiteurs de tous bords fleurissaient, aussi, dans le corps social du temps.

L'homme a toujours eu besoin de se référer aux mythes et aux rites, fondement de sa recherche d'immortalité. Assomption de ses peurs ancestrales. Nécessité de se trouver en compagnie de partage de ses angoisses existentielles. L'ésotérisme pose la question ultime de la survivance de nos acquisitions. Il repère les signes de reconnaissance. Depuis Paracelse jusqu'à Newton, Arthaud ou Daumal, les hommes ont recherché la clef de leur mystère. Là sont les signes, symbolisant notre bataille entre ombre et lumière. Aucune Culture n'a échappé à ce phénomène d'intrusion des sectes, dans le mystère de la vie. Orphée, Pythagore, Odin, Guénon, Omraam Mikhaël Aïvanhov, et bien d'autres moins connus ont participé à cette recherche de sens. Blavatsky, David-O'Neel pour les femmes. Le druidisme, le compagnonnage, les Rose-Croix dont les influences sont encore présentes en notre siècle. La Table d'Emeraude, Le Symbolisme de la Croix, les Fondations du type "Chevaliers de l'Ordre de Malte". La quète du Saint-Graal, reste prépondérante et présente à toutes époques. Les films de science fiction sont pleins de cette recherche de sens ésotérique, de l'existence. Le symbolisme balise la route des hommes et de leur évolution. Les Grands Sages, aujourd'hui, nous viennent d'Orient. Tout un paquet d'interrogations est posé sur la raison de notre venue sur Terre et sur notre éternité.

Les Sectes les plus néfastes et les plus influentes ont brisé bien des vies. Leurs prétentions exorbitantes les ont fait dévier dans l'amalgame le plus hétéroclite. Des âmes fragiles se sont fracassées dans ces temples prometteurs de "Nirvana" avant l'heure. Les derniers en date : Le Mandarôme, géré par un paranoïaque dangereux et vicieux a violé de nombreuses consciences. Le Temple du Soleil, qui entraina dans la mort par suicides collectifs ses membres atteints au plus profond de leur démence, assurés qu'ils étaient de la venue de l'Apocalypse sur Terre. Les Sectes Apocalyptiques sont, aujourd'hui, nombreuses. Raël et ses acolytes, prêt à pratiquer le clônage humain, pour sauver l'humanité de sa déchéance prochaine. Il n'y a aucune limite à ce genre de manipulation des foules. Pseudo-Religion. Temple-Ciel. Cabbale. Révélation. Signes des Temps à venir bousculent la tête fragilisée, des hommes de ce Millénaire, fait d'inquiétudes. Attente d'un "Messie", d'un "Mahadi". Changement d'ère, certes, mais qui demande circonspection et connaissance pour s'engager à comprendre le bouleversement que nous vivons en ce moment.

Il y aura, toujours des "Faux Prophètes", des Illuminés, des Faux Initiés, pour faire croire à des âmes sensibles, que le Bonheur est dans leur vérité.

"Homme !" Sois prudent ! garde ton calme et ton... Libre-arbitre. Ne te vends pas au premier venu habillé d'une robe de Mage. Méfies-toi du "New Âge", cette version ésotérique du XXIè Siècle, où ce sont infiltrés une bande de vendeurs de "Nirvana" par stages interposés, payants. Ils se prennent, pour la plupart, trés au sérieux, sans avoir fait le chemin en eux-mêmes. Certes, il y a des groupes de recherches valables. Ils sont rares, et sont composés et conduits par des hommes et des femmes construits, grâce à un dur travail de réflexions personnelles. Les grands textes, les études ésotériques et exotériques ne manquent pas pour aborder ces sujets brûlants, touchant notre compréhension et notre équilibre psychique. Ils doivent être abordé avec sérieux et par une recherche canalisant notre bon sens, d'une manière féconde, avec une rigueur intellectuelle et spirituelle, sans faille ni compromission. Recherche, qui ne peut se faire, que par un travail intérieur, assidu, pendant de longues années. Le guide spirituel peut être nécessaire, à condition d'être à la hauteur de sa tâche. Aider, les autres à chasser leur mal à vivre demande, honnêteté et probité, humilité et large connaissance des ressorts de la "Psyché" humaine.


Par Djilali Jamaï
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Lundi 14 juillet 2008

 

Il est des époques qui vivent dans l'effervescence d'une évanescence sans fin. Délictueuse folie des foules. Foules informes pleines d'impertinences, croyant avoir tous les pouvoirs. Elles se vivent comme dans un Cirque. À peine, nées à un plaisir, elles sautent dans un autre, sans vergogne, sans souci du lendemain, ni de l'avenir. "Gogos" en goguettes, soquettes "Nike" aux pieds, les voilà partis pour l'errance dans les rues et les avenues. Le pantalon tombant en pattes d'éléphant pendant. La chaussure, lacets flottants, le tee-shirt badgé, blasons modes. La lunette "noire Rabanne" en bandoullière. L'écouteur du "walkman", branché sur les oreilles. Le portable dernier cri, couleur mode à l'oreille ou à la ceinture.

Glissement des pieds sur les trottoirs mouillés, vitrines attractives pour les yeux. Le "lambda" balade son ennui dans les boulevards boutiquiers. Chaque époque répète d'une manière lancinante les mêmes gestes, les mêmes angoisses du vivre quotidien stressant. Le propre des spectacles de rues, c'est de voir la foule, déambulante, perdre son âme d'une manière aphasique, fatiguée de se rendre en des lieux, communs à tous. Propulsion de compulsion collective, sans joie. Quand on regarde les visages ridifiés par l'obsession du temps qui passe. L'adepte de ces lieux s'agrège à la foule comme les abeilles à la ruche, ou les fourmis dans ses galeries. D'ailleurs, ne dit-on pas "galerie marchande" ? Cette force mystérieuse agglutinée prend soin de serrer ses membres, les uns contre les autres, pour mieux les broyer dans sa toile. La spirale des foules en marche, c'est l'arabesque de l'agglutinement concentrationnaire. Plus on est nombreux, plus on s'oublie, plus on est rassuré, plus on se sent en sécurité. Ce qui particularise fait peur aux braves gens, comme le visage de l'étranger. Nous courons d'une artère à l'autre, comme des pantins sortis de je ne sais quelle boite de Pandore. Sans visionner réellement les lieux que l'on traverse. Foule apathique on est, foule en foule on se défoule. En fausse union, en pointillé. Mouvements grouillants désordonnés. Frottements de corps. Le regard fixe, attentionné à ne pas se faire piquer son sac. Individualité noyée dans la masse informe de la foule. Apathie des comportements dans l’apeurement du voisinage.

Nous voyons se dessiner une foule innombrable d'hommes et de femmes semblables à un troupeau. Ils tournent ensemble, sans repos et sans repères sur eux-mêmes pour se procurer des petits plaisirs mesquins. Ils en emplissent leurs "caddies" plus que leurs âmes et leurs esprits. Chacun, ensuite, se retire dans sa niche, à l'écart des autres, pris ou sentis comme étrangers à leur destinée personnelle. Nous assistons, ainsi, à un nivellement par la base. À un despotisme de la matière, un despotisme publicitaire qui configure bien l'ère des masses. C'est un retrait du sens dans la maturation et la liberté de penser des peuples soumis à la marchandise. C'est toute la société qui en pâtit, de plein fouet, sans sourcillier. La science s'étant mise, au service du merchandising, elle ne remplit plus son rôle majeur, celui d'élever les esprits. Elle s'est mise au service de la destructuration des sociètés. Elle n'a pas su servir la noble évolution psychique des hommes, même si elle les soigne mieux, médicalement. La mondialisation sauvage prépare ses nouveaux débordements, par une urbanisation pléthorique qui vide les campagnes, et alimente les ghettos urbains, dans des villes ingouvernables. La violence et la misère s'accentuent, ainsi, partout dans le Monde.

Comme je me sens bien en toi " Foule ". Tu me rassures. Je ne suis plus tout seul. Les autres m'entourent. Ils me font écran. Ils me gènent et me réconfortent en même temps. Leur proximité m'est lourde mais en même temps sécurisante.L'être ensemble, fonctionne comme un rouleau compresseur. Il lamine les particularismes. Cette autonomisation du groupe m'est une sauvegarde indispensable à mes peurs. Ma peur de vivre seul est si pesante. Et, pourtant, personne ne me parle vraiment. On se touche. On se cogne, on grogne. On marche les uns derrière les autres. On se bouscule mais l'on est rassuré, confiant. Le troupeau est là. Ou bien, inconscient de soi, on se propulse. Au choix du temps. Dans ce jeu de rôles, personne n'est personne. Tout le monde est tout le monde. Monsieur et Madame "Tout le Monde". La Foule

Après l'apathie vient l'appétit des foules. Comme le "cinétisme de Vassarely ", la foule se met en marche. Traine-savates. Vautreurs de canapés. Beuglants de gouailles. Lézards de bistrots. Détrousseurs de voitures et voyeurs de rues se ruent dans un défoulement collectif, comme, marée sur les plages bondées de nudités. Ils s'engouffrent par paquets sortant du "métro-boulot-dodo", des tramways, des bus. Et ils envahissent les boulevards alentours.

Leurs raisons sont multiples. Défoulements ! Bouillonnements d'envies ! Suiveurs de jupons ! Petits casseurs en mal de rapines. Loubards de stations de métro couvertes de grafittis. Supporters d'équipes de football endiablés. Ces grappes de gens, ces concentrations d'individus, se laissent avaler par la foule anonyme. Les files d'attentes devant les salles de cinéma et les musées permettent des échanges de peau, sporadiques. Les meetings automobiles, les manifestations politiques ou sportives donnent lieu à toutes sortes de débordements. Dans les stades, au cours d'un match, nous voyons la foule des supporters hurler pour chacune des équipes. Jets de bouteilles. Jets de canettes. Jets de détritus ou de pierres s'en suivent. La pression monte comme une déferlante de marée. Difficilement contrôlable. Elle envahit les terrains, casse les clôtures de protections, dévaste les tribunes, en hurlant comme une bande de singes pris de frayeur devant un danger. S'en suivent des bagarres rangées, faisant des blessés et, parfois, des morts. C'est la foule en folie ! Le délire des massifiés.

Les Manifestations populaires de défense des droits acquis tournent au cauchemar, banderolles en plus. Des slogans et des cris partisans s’expriment à pleins poumons. Dans les "Rave-Party",  on s'assemble. On partage, sur fond de musique "Rock" ou autres, le spleen de l'oubli et la drogue. Des expressions intimistes, sexuées, se développent sans contrainte. C'est le défoulement collectif. Soyons, "cool-cool". Au Vel d'Hiv, on va goûter aux joies communautaires des grandes messes de nos vedettes. Adulées par leurs fans sur fond sonore. Les kermesses installent leurs stands attractifs, les fêtes foraines, leurs manèges, les cirques, leurs chapiteaux.Toutes les occasions sont bonnes pour se rencontrer.

Les hommes imitent, en cela, le mimétisme des fourmis, dans un même instinct grégaire de communication... sous pression du désir de sécurisation, faisant oublier, pour un temps, la mauvaise solitude. Peu de gens supportent d’être isolé des autres. L'envie de se sentir protègés, par le groupe, fait oublier notre fragilité. L'instinct de la meute prend le dessus, dès qu'un danger semble se profiler à l'horizon. L'homme n'est-il pas l'animal, le plus fragile de la Création ? Certes, il lui faut un long apprentissage avant de s'individualiser en responsable de son destin. Ses parents mettent des années à le parfaire. Le petit de l'animal, lui, doit trés vite s'inscrire dans sa niche écologique. Le petit de l'homme ne peut pas survivre sans ses pairs.

Dans les "grandes messes médiatiques",  on perd en individuation ce qu'on gagne en protection. Tout en restant un individu. Le solitaire et le solidaire sont deux jumeaux. L'un ne peut survivre sans l'autre. Dans ce jeu commencé depuis le début des temps, l'homme perd en autonomie ce qu'il gagne en sécurisation. L'équilibre cependant est dur à trouver, pour lui, dans ce jeu subtil de l'existence. Il tient à peu de choses que ce frêle équilibre se brise, brusquement. Personne n'est à l'abri de la dislocation du groupe. Les foules sont mouvantes, instables, capricieuses, imprévues, dans leurs brusques évolutions. Une Fête, un rassemblement peut trés bien commencer, d'une façon trés conviviale et, par la déviance de quelques énergumènes, partir dans des dérives dangereuses, conflictuelles. Personne ne peut prévoir ce que sera un rassemblement d'hommes et de femmes. Tous les dérapages sont potentiellement possibles. La psychologie des masses dépasse l'entendement de l'individu. Il y a comme une perte de sens et de respect à disparaitre dans l'agglutinement du nombre. La foule reste la foule. Au-delà des services d'ordre, elle peut brusquement s'enfler et devenir si mobile que rien ne peut l'arrêter. C'est comme une marée montante, déchainée, s'enflant au gré des vents. Elle change de direction. Elle bouscule ses marques. Elle agite le spectre d'un désordre qu'aucun ordre ne peut juguler. La folie s’empare des forces en présence. Les divergences deviennent heurts, coups, puis des horreurs. On se piètine. On s’écrase. On sacrifie tout. On démolit. On arrache. On devient démoniaque, pris de folie. Puis, par je ne sais quelle dépression, tout se calme, s'arrête, se fige, sans que l'on sache pourquoi. La pression sociale s'apaise. La fatigue s'installe. Les passions retombent. Les destructions cessent. La marée humaine, comme hébétée, stoppe sa démence. Elle constate les dégats. Chacun repart dans son trou, comme un animal apeuré.

Par quelle mystification de nous-mêmes, arrivons-nous à cet éclatement populaire ? Par quelles forces mystèrieuses, quelles énergies délirantes, s'engage t'on dans de tels excès ? Nul ne sait réellement d'où viennent ces besoins fous dans les foules ? Ce besoin de se sentir ensemble. Probablement de vieilles peurs ancestrales, venues du fond des âges du début de notre apparition sur Terre. Du temps où nous avions à lutter contre des éléments. Notre faiblesse a fait naître en nous cette violence pour nous adapter aux forces colossales de la Nature. Aussi notre orgueil nous a fait croire que nous pouvons être, maître de nous-mêmes. Il n'en est rien. Nous ne sommes pas la "VIE". Nous sommes de la vie, chargée de survivre comme toutes les créatures vivantes. Il nous faudra apprendre, donc à mieux maîtriser nos cerveaux, pour mieux nous supporter. Respecter notre environnement. Prendre conscience de notre appartenance aux jeux du vivant planétaire. Peut-être ... grandir en Sagesse. Rechercher une meilleure utilisation de notre intelligence. 

L'homme vit en et par ses relations. La proxémie ne doit pas être une lutte contre. Elle doit faire la place aux éléments constitutifs, pour un mieux-vivre ensemble. Réguler nos instincts, les plus vils, ne sera pas facile. C'est par un travail d'éducation, de respect les uns pour les autres que nous arriverons à corriger nos excès. Remplacer la pensée "sauvage" par la pensée réfléchie. L'apathie ou l'appétit des foules doivent être vécue, certes, mais en quittant cette vieille carapace qui nous rend étranger à nous-mêmes. Les "micros-groupes" sont plus facilement gérables que les masses. Les masses débordent toujours de leurs buts. Elles ne sont pas conformes aux jeux imposés par le vivant. La diversité, oui, peut se vivre ! L'amalgame, non ! L'homme vaut à portée de sa voix. Au-delà, il émet du bruit, une cacaphonie. Et, le bruit est le contraire de la communication. Encore moins, à la communion. Nous vivons dans un néo-tribalisme, dans nos cités "mégalopoles" modernes. On ne s'entend plus, quoique branchés les uns aux autres. Jamais on a si mal communiqué entre nous, quand ce siècle de soi-disant "communication".

Nous assistons à l'émergence des réseaux, des petits groupes, des fraternités de quartiers. Groupes éphémères, souvent éffervescents, au sein d'une socièté branchée, internetisée par la massification planétaire. Les foules deviennent des entités fictives qui se font et se défont au gré des évolutions et des mentalités. Nous vivons, un faux village global et la cour de ce village est une foire d'empoigne. C'est peut-être là, la connotation nouvelle de notre "Apathie-Appétit" d'échanger nos impressions dans un "Néo-tribalisme" : un nouveau langage, en naissance de lui-même, mal centré et surtout mal ressenti, par une mauvaise utilisation de ces nobles moyens. C'est le drame de l'apathie des foules, taillables et corvéables à la merci de ceux qui les trompent pour tirer profit de cet abrutissement. L'ignorance et le mimétisme assurant le succès de ce type de rapport humain tronqué.

 

 

 

Par Djilali Jamaï
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Lundi 14 juillet 2008

 

La peur, c'est l'émotion dans le cerveau. La peur est ancienne. Elle est génétique. 


Elle est grande. Ce n'est pas une cabriole de l'imagination. C'est une brisure de soi, qui vole aux quatre coins du monde. Personne ne lui échappe. La grande peur, celle qui fait hésiter le coeur, l'immobilise face au danger, nous glace et nous fige. La vaincre est une voie humble, sobre, qui demande patience. Le silence peut cacher la crainte. L'angoisse s'installe furtivement. L'inquiètude se diffuse dans le corps, sur le visage tendu, ridé de craintes.


Le vrai problème de la peur, c'est son débordement. Elle paralyse l'action, aveugle l'entendement. Le "moi" en danger s'affole devant l'ignorance de la vraie situation. Le réflexe fou des cellules nerveuses dérive. Un subconscient de terreur envahit le conscient. C'est le court-circuit de la lucidité. Autrui devenu insupportable pour l’univers de notre petit moi. Lucidité perdue. Chacun projette ses tensions sur le monde, chacun projette ses peurs sur les autres. La bêtise, sinon la bestialité s'empare de nous. Nous répondons par une violence à la peur, dans une pensée déchiquetée. La peur ne se raisonne pas. Elle s'installe comme un voleur en nous. Elle ne vient pas du raisonnement. Elle obscurcit tout ce qu'elle envenime. La peur est l'exaspération du doute. Les causes de la fuite et de l'agressivité viennent des peurs non jugulées. Sous le danger de la frustration, on répond par ces deux moyens. Donc, peurs et violences sont liées. Ne touche pas à mon territoire où je t'agresse. Tu violes mon terrain, j'ai peur, je fuis. Quand je ne peux pas fuir, je t'attaque par peur. Tu deviens mon ennemi.


Tout devient menaces, actuellement comme hier. Quand on est dans sa voiture, on court un certain danger d'accident. La vie industrielle nous agresse constamment. Elle exige de nous des comportements de défense. Les contingences de l'incertitude s'infusent dans le corps social. Peurs du chef, peurs du "mal faire", peur de perdre sa place, peur de ne pas être reconnu à sa juste valeur. Autant de peurs qui s'insinuent en nous, sans arrêt. Nos sociètés sont génératrices de stress. On craint toujours quelque chose. On a l'impression du manque. Parler de la violence est banal de nos jours. De quoi avons-nous peur ? De ce qui nous fait violence. De l'accident banal de santé. Du regard de l'inconnu. Des images de la publicité quand elles sont agressives. De son corps que l’on compare avec les canons de la mode. La violence vient de la conception de dualité et de séparation. On catégorise. Il y a les bons et les méchants, les croyants et les athées. Notre logique est dualiste. Chacun vit dans sa boîte. L'autre est un danger potentiel. Un concurrent possible. Il faut s'en garder. La méfiance est de rigueur.


Un facteur de violence moderne : les mass-media. Elles diffusent de la violence partout. Dans les films, dans les commentaires politiques. Un sujet moyen passe dans son enfance environ quinze mille heures devant la télévision. Du point de vue psychique, les images nous renvoient des peurs et des violences virtuelles, mais néfastes à nos pensées. Des éclairs, des cris, du sang, des fusillades sont diffusés à longueur de temps sur les écrans. La dispersion, le cloisonnement, la succession des informations nous enlèvent toutes possibilités de jugement. Ce besoin de conformisme favorise évidemment la confusion dans les esprits.


La manipulation n'est pas loin. Dépendance, déstabilisation, déception, s'alimentent dans l'incompréhension des différences. Le besoin d'approbation nous fait rentrer dans le cercle de nos égoïsmes les plus pervers. Désensibilisés, dissociés de nous-mêmes et de notre jugement, nous avalons tout, argent comptant. La meilleure façon de se retrouver est de retourner chez soi. Avoir ses propres motivations. 


Se promener sur un boulevard, c'est aujourd'hui risquer la bombe. Le kamikase anonyme est peut-être à côté de vous. Dans les magasins, le "casse" est devenu monnaie courante. Braquages à l'arme de pointe, petits loubards voleurs d'étal. Une faune interlope se propulse des banlieues misérables. Ils sont en manque de considération. Travaillés par des intégrismes de tous poils. Les malheureux du Monde déferlent sur les pays plus développés. La prostitution et le racket sont devenus les pôles juteux des "mafias". Les drogues circulent. L'argent sale se blanchit, en silence, dans des organismes complices. Monde de prédominance de l'argent, de la violence urbaine. Ces violences touchent à présent, les villages tranquilles. Aller au restaurant dans une campagne n'est plus une garantie de ne pas se faire voler son véhicule. Une promenade à la campagne et l'on peut vous agresser au moment où vous vous y attendez le moins.


Dans ce monde où l'avoir a pris le dessus sur l'être, toutes les violences sont possibles, pour s'assurer de l'argent. La peur s'est installée en maîtresse dans les esprits. Les campagnes électorales en font leur centre d'intêret. Un autre type de comportement faisant place à plus de justice sociale sera indispensable à mettre sur pied, pour éradiquer ce mal. Il atteint, toutes les sociétés, riches ou pauvres. Ce sont les valeurs marchandes qui apportent les peurs et les violences. L'agressivité compétitive y a sa part de responsabilité. Le public n'évolue pas. Il pense résoudre ce terrible problème par des forces de l'ordre. Celles-ci seront nettement insuffisantes à éradicquer le phénomène. Il prend sa source dans la famille, l'éducation non assurée. 


La peur est une agressivité défensive. C'est le moyen physique de répondre à l'anxièté, au risque. C'est l'inhibition de l'action, comme le dit le Professeur Laborit. Comme, il n'y a pas de niveau d'organisation qui puisse survivre seul, il faudra bien comprendre le mécanisme qui perturbe les relations sociales. Tout évenement violent laisse une trace indélibile dans l'esprit de celui ou celle qui la subit. Peu de gens aujourd’hui sont bien dans leur peau. Les drogues calmantes, les psychotropes ne changent rien à l'affaire. Le suicide se banalise. Les jeunes n'ont plus de repères. Les vieux s'enferment en ghettos, armes sous l'oreiller. Les entreprises paient des sociètés de surveillance de leurs entrepôts. Tout agit sur tout. Nous savons que nous vivons dans un espace fou. Nous sommes informés par la presse journalière de ces dérives. Nous vivons des sociètés mortifères. Allons-nous continuer, à vivre ainsi, apeurés, tendus sous toutes menaces venues de l'extérieur ?


Le problème nous concerne tous. Personne n'y échappe. Il nous faut inventer des passerelles de communication vraie. Apprendre à nous connaître. À nous respecter les uns, les autres. À nous écouter. À nous enseigner la tolérance. Ce qui est important, c'est vous. Ce qui est important, c'est moi. Alors ... pas d'autre chemin que de s'entendre. Sortir de nos peurs c'est faire apprentissage de l'autre. Si les peurs disparaîssent, la violence tombera à un niveau supportable. "Gérer les hommes et les sociétés" disait René Girard, "c'est gérer la Violence et le Sacré". Nous sommes des angoissés de la mort. Alors, on cherche tous un palliatif à cette souffrance. Souvent, en imposant notre point de vue, pour prendre le pouvoir sur nous. Le mécanisme de l'action est connu. Les peurs et les violences sont deux antagonismes qui sortent du même lit. Si l’on veut vivre ensemble, il faut se parler. Il faut agir pour plus de justice. Plus de respect.


L'homme a inventé, les mythes, les rites, les totems, les autels, pour faire référence à ses peurs de vivre. Il invoque, il prie les forces cosmiques. Il psalmodie le ciel. Il tremble sur lui-même. Peut-être faut-il qu'il apprenne à s'aimer, avant de vouloir aimer les autres ? Le chemin de réversion des peurs et des violences passe par nous, en propre. Tandis que nous déplorons la flétrissure de nos jours, la vie passe et nous donne des signes. Servons-nous d'eux pour élargir notre compréhension de nos peurs à vivre. La violence n'est qu'une peur retournée sur l'ennemi, l'inconnu. Alors, on veut soumettre l'autre à sa volonté. Soumission du faible. Soumission de l'étranger. Soumission de la femme. Soumission des moyens, de l'argent, pris comme force dominante. Autrui qui peut souverainement me dire "Non" me gêne. Je l'efface par l'épée. Et, après, où cela me mène t'il ?


La mutation ne peut se faire que par l'ouverture d'une dimension nouvelle. Cette dimension a à voir avec le bon sens et le coeur. Ce n'est pas une résistance insurmontable. C'est un travail sur soi, qui détruit les peurs. Alors tombent les violences envers soi-mêmes, absorptions de drogues, tentatives de suicide, automutilations. Violence, insultes, menaces agressions sur les autres s'atténuent. Rackets, coups, sévices sexuels, perdent de leurs attraits. On se calme et l'on vit mieux. Respect des lois ontologiques de base. Respect des lois de son pays. Rien à éliminer : Tout à réinsérer. Cacher nos lèpres derrière les hauts murs de nos prisons carcérales ne résoud qu'une partie du problème de la violence. Le monde est une cage. Il faut apprendre à vivre, ensemble, le mieux possible, sans illusion sur notre nature : elle a peur et elle est violente. Fuite et agréssivité sont ces deux plaies béantes. À nous, de travailler à une meilleure compréhension de ce que nous sommes : des êtres de chair qui n'aiment pas souffrir. Nous aimons jouir. 

 

Par Djilali Jamaï
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