Ode 2003 aux Femmes-Femme

Publié le par Djilali Jamaï

 
C'est cette passion que j'ai pour l'harmonie, c'est mon amour de la couleur et de la forme, qui me fait vous aimer, Femmes-Femme, bien davantage... et beaucoup plus qu'il ne faudrait. Et souvent mal, à votre gré.

Car je vous considère comme un joyau d'Art, infiniment précieux, tels les livres, dessins pastels miniatures et bijoux superbes.

Vous vous plaisez à dire que je vous mets sous cloche ; Non ! je vous mets en valeur, le plus près de vous. Vous, dans une cage ? Mais, ce serait vous offenser. Non ! Dans une alcôve avec les mots :

"Es-tu prête, Chèrie, pour le Rêve ?"

 

Mes jalousies sont celles d'un galant homme, fervent de vous, qui ne tolère pas que l'on profane de si beaux trésors - et, mon goût est celui d'un bibliophile, qui ne prète ses livres qu'aux connaisseurs.
 

"Vous, en prison, chez moi ?" - "Jamais" 

LIBRES ! VOUS ÊTES ! Libres de rester là, deux heures, deux nuits, dix ans vingt ans - à condition de vous y trouver bien ! "Heureuses de jouir de la Vie LIBEREE".

Ma porte, en vérité n'est fermée qu'aux intrus et, pour que nulle de vous ne n'en ignore le bien-fondé, j'ai fait graver sur ma porte à l'intérieur : "Sortie Libre"

Femmes-Femme, je vous adore, comme on adore une édition unique - Originale - avec ses dorures à l'or fin. Femmes-Femme, si Femme, je vous feuillette avec tendresse, avec contemplation - et j'aime vous relire - à en perdre le fil de votre roman d'Amour, encore, et encore - jusqu'à vous savoir par coeur, par corps, jusqu'à l'Âme. Et … je ne fais jamais de cornes à mes beaux livres.

Bien vous vêtir, vous dévêtir, c'est vous relier - et, je vous aime en robe ou nue, la plus naturelle possible, en vos désirs de Femme.

Et, quand vous me voyez vous entourer d'égards, c'est pour me régaler de votre Beauté : Jambes ! Je vous caresse en dépliant vos dessous fleuris. Beaux yeux révulsés d'Amour, je vous admire en songeant, à un pastel de
Renoir.

Quand, je mets un désordre flou, apparemment dans votre chevelure, ce sont des corrections que je me permets de faire, pour vous rendre plus attirante encore.

 

DESSOUS NOUVEAUX ! FEMMES EMBELLIE
De quel droit, me direz-vous ? 

Du plaisir fou, de vous choyer davantage - il s'en faut là d'une virgule, peut-être d'un accent ! Etant sortie Manet, je veux bien vous voir revenir en Goulue de Toulouse-Lautrec.

Mais pas en Piccabia ou en Picasso. Laissez-moi déplacer ces deux petites mèches, mettant votre front en valeur comme entre parenthèses. Non ! Restez naturelles. Vous "Femmes-Femme, Si Belles ainsi Libérées".

Jeune fille, Exemplaire de luxe unique dont les pages sont indécoupées, en te donnant mon Amour, je t'offre un "Ex-Libris " qui te déflore, hélas, mais qui te fais en même temps "FEMME", ce qui te valorise, dans ta liberté d'être "TOI" et pas une autre. Toi ! La brune, qui t'obstine à conserver ton trésor secret - illisible - tu n'entreras jamais dans mes collections. Toi ! La belle blonde édition populaire tombée dans le domaine publique et dévorée en une nuit - tu es déjà trop en circulation.

Et, vous, si sensuelle - si sublime qui jouait au matador des refus insensés - un jour, vous le regretterez. Et, vous ! et, vous ! et, vous... qui laissez la vie passer, alors qu'en vous existent toutes les joies d'une extase d'Amour possible ! Ne perdez -vous pas votre temps en refus et jérémiades féministes ? Sans espoir ! Vous, qui vous croyez en ré-impression, alors que vous êtes et avez toujours été, la plus belle des aurores de la vie.

Toi ! Livre de chevet, que j'avais prise, un soir, pour un premier tirage in-octavo, - et, qui a été tripotée par tous les passants, chez les bouquinistes ?

Toi ! Petit plâtre d'atelier d'Artiste, qui m'est revenue, un soir, du Midi en bronze soudé ? Toi! Ravissante ébauche - et vous petite esquisse - et, toi, Caméé d'opale, et, Toi morceau choisi da concerto
Mozartien ?


Qu'es-tu devenue, MA BELLE AVENTURE !

Vous, et Vous que j'aime, et que j'ai tant aimé pendant de si longs mois - comme vous êtes loin à présent. Tandis, que Toi ! Croquis, dont je ne puis me passer - ni me lasser - que j'ai de la peine à t'effacer.

FEMMES-FEMME, Je vous aime TANT, que je ne peux me passer de Vous. Alors... Continuez à m'aimer... pour Vous... pour Moi... je vous en prie... tout simplement...

 

POUR L'AMOUR, VECU FOLLEMENT, FOLLEMENT !

 

"CONTEMPLATIF"

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Publié dans Qui suis-je

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