Pensées Zagoriennes : J'Ai Choisi
Je veux être moi-même et rien d’autre, dans le chant de ma vie, car Vie, je ne suis ni ton amant, ni ton mari, je suis ce rien, libre, qui nous unit. Point de honte à dire et à faire des bêtises, elles clament notre Humanité. Notre vérité chante sa symphonie, au sein sacré de ta Matrice-vie, ô toi Vie éternelle extasiée.
Quelquefois, aux détours des chemins, un regard végétal joue à l'embéllie et l’ambre pourpre des corolles fleuries, évanescences de parfums subtils, enivre mes sens du feu des Amours perdus. Le bateau ivre de mon corps chavire d'aise sous la vague embaumée de sublimes tendresses, à l'orée des désirs cachés. Il y a l'incertitude angoissante des manques à vivre. Il y a l’attente des rencontres feutrées. Le gisement d'or enfouit des sexes illuminés où se joignent le chant des sirènes perverses. Dans le rien dans ce tout qui fait ma vie.
Il y a la source bleue " Meski " de mon ciel étoilé, où l’azur diaphane mes ombres séculaires, héritières de la subtile substance, épousée libèrée, quand dans les yeux de l'autre, s’affine la divine Présence qui me fit roi de moi-même, au royaume de l’infini. Dès l’instant des Amours, la fébrile rencontre fit résonner le ciel de vibrations sublimes, dans l’enchantement des corps révélés qui se répondent. Ce rien, cet unique rien, s'ajoutant à la multitude des riens, précurseurs d’Univers.
En moi, l’imaginaire fait son chemin et poétise ma vie au-de de l’au-delà delà des apparences, où croupissent les hommes sans foi, ni loi. Il y a le pain, il y a le vin ... et vient la Communion, réceptacle sacré, Baptistère des âmes, dans l’eau pure du baptème, qui me fit Roi, avec au coeur un seul désir : AIMER.
"Car le poète parle aux oiseaux et contemple les fleurs"