Pensées Zagoriennes : Nomadiseland

Publié le par Djilali Jamaï



Je nomadise le rêve et chante ma symphonie à nulle autre pareille. Ne ressembler qu'au ciel pour purifier la terre qui me fit naître, des miasmes et des scories, des fous de calories. Ils mourront gras, repus et flasques, lourds, minéralés, comme aux temps du premier règne.

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Je nomadise l’espace et danse ma mélodie à nulle autre pareille. Ne ressembler qu’au ciel pour purifier la terre qui porte tant d’humains, défaits, souffrants, déchirés, végétalés, comme aux temps du deuxième règne.

 

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Je nomadise ma chair et fait couler mon sang, à nul autre pareil. Ne ressembler qu’au ciel pour purifier la terre qui vagit sous les crosses des fusils, des canons, des armes et des folies, animalées, comme aux temps du troisième règne.


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Je nomadise le secret et déclame ma poèsie à nulle autre pareille. Ne ressembler qu’au ciel et purifier la terre qui se déchire sous le regard indifférent des hommes du commun, qui ne pensent qu’à profiter, à saccager, dominer et violer, hominidés, comme aux temps du quatrième règne.
 

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Je nomadise l’appel à la pureté et prie l’ange des nuées à nul autre pareil. Ne ressembler qu’au ciel et aimer la terre, ses plaines, ses monts, et ses forêts, la protéger, enfin, pour l’offrir aux bébés qui naîtront en fusées et chercheront ainsi dans la clarté, le Dieu de la félicité, comme aux temps de l’EDEN, ce temps du retrouvé, au coeur du cinquième règne, du DIVIN, du SACRE, d'une terre Vénérée. 

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Publié dans Qui suis-je

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