Décharge Publique

Publié le par Djilali Jamaï



Les ROIS de ce Monde pourri

En leurs PALAIS d'abondance

Masqués de leurs yeux vulgaires

Aux Généalogies Solitaires

Vivent repus d'insouciance

Dans le Sommeil dogmatique

Des harems de Femmes

Les eunuques fardés

Comme leurs Rois bardés

Ne voient jamais la Misère

Et à la cour de démence Princière

Les choses s'évadent de leurs Noms

Dans la spectralité désertique

De leurs âmes faméliques

 

Tandis que la décharge Publique

Accueille ses enfants anémiques

Aux regards de visages burinés

De grande détresse supportée

Dans l'encens des choses putrifiées

Entre Mers et Citadelles

Entre Dunes et Palais

 

La Terre de ses yeux absents

Silencieux dans leur profondeur

Voit la Pluralité de ses Origines

Eclater sa Misère Vaginale

La Majesté discrète des bêtes

Accompagne ces Pauvres Gosses

A l'enthousiasme inaltérable

Dans leur déchéance éxécrable

Cachée par leur propre Grâce

Joyeux d'un coeur vivant, intacte

Ils trient, ramassent, amassent

Les Ordures dégueulasses

De toute la grasse Populace

 

Publicité

Publié dans Poèmes Société

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article