Décharge Publique
Les ROIS de ce Monde pourri
En leurs PALAIS d'abondance
Masqués de leurs yeux vulgaires
Aux Généalogies Solitaires
Vivent repus d'insouciance
Dans le Sommeil dogmatique
Des harems de Femmes
Les eunuques fardés
Comme leurs Rois bardés
Ne voient jamais la Misère
Et à la cour de démence Princière
Les choses s'évadent de leurs Noms
Dans la spectralité désertique
De leurs âmes faméliques
Tandis que la décharge Publique
Accueille ses enfants anémiques
Aux regards de visages burinés
De grande détresse supportée
Dans l'encens des choses putrifiées
Entre Mers et Citadelles
Entre Dunes et Palais
La Terre de ses yeux absents
Silencieux dans leur profondeur
Voit la Pluralité de ses Origines
Eclater sa Misère Vaginale
La Majesté discrète des bêtes
Accompagne ces Pauvres Gosses
A l'enthousiasme inaltérable
Dans leur déchéance éxécrable
Cachée par leur propre Grâce
Joyeux d'un coeur vivant, intacte
Ils trient, ramassent, amassent
Les Ordures dégueulasses
De toute la grasse Populace