Parler
Parler ne sert à rien.
On aligne des mots,
Les uns derrière les autres
On fait des phrases creuses
On comble sa solitude
Dans ce monde compilé
Ou l'on ne peut aimer
Sans être vilipendé
Par des morales sordides
Par les forces au pouvoir
Qui ont robotisé
Ce nomade apeuré
Qu'est l'homme des cités
Qu'on prive de jardins
D'AMOUR, de LIBERTE
Et la révolte gronde
Au coeur du quartier
Les casseurs s'agitent
Pillent et volent les gogos
Pour chanter et danser
Et se chamaniser
Hors d'un monde étouffant
Où l'ordre omnipotent
Croit pouvoir tout régler
A coups de beaux décrets
A crosses de pistolets
Mais l'on n'empêche jamais
L'homme déboussolé
Ce poète, de se mettre à rêver