En guise de conclusion
Cela finirait par lasser le lecteur. J’ai trop de respect pour lui et sa liberté de penser, en humain rationnel ou en rêveur impénitent ou pas du tout. Il se laisse influencer et porter par les systèmes dans lesquels il est impliqué. Par inconscience, ignorance, ou de gré ou de force.
Ma vie, son cheminement a fait de moi ce que je suis, et rien de mieux, ni de pire. Seul, Dieu en jugera la valeur et la portée utile à mes frères en humanité ! Comme moi-même, ils sont nés sur cette belle Planète bleue.
L’arrêt de vie, entre la mort et la souffrance, m’a sculpté autrement, lors de ma terrible blessure. Allez savoir pourquoi ? Ce que je sais, c’est que pour qu’un arbre porte ses fruits, il faut l’émonder. Et ma blessure, sanglante dans son horreur, m’en a donné plus d’une fois l ‘occasion. Le temps a fait le reste. Plus de dix ans d’hôpitaux, de cliniques, de centres de rééducation fonctionnelle, avec vingt-cinq ans d’opérations chirurgicales subies, ont permis que je devienne ce bipède, un peu à part du commun des mortels. Sans prétention aucune. Le temps ainsi libéré m’a donné le loisir, par une curiosité incessante, l’envie de comprendre le cheminement qu’il m’était demandé de servir. Alors, pas à pas, sur mes roulettes de paraplégique, j’ai essayé d’ouvrir mes écoutilles, comme un marin dans un océan aux vagues en furie.
Le résultat de ce parcours du combattant m’incita, aussi, à prier et à interroger le pourquoi et le comment de ma vie particulièrement compliquée. Les événements m’ont fait faire, comme mes frères humains, des choix : d’abord subvenir à mes besoins vitaux, travailler, me marier, remplir, avec des hauts et des bas, mes engagements entrecoupés de séjours hospitaliers imposés par mon état. Changements de lieux, changements de métier, rythmés par les obligations imposées par ma santé. Pas toujours florissante, elle ne m’a pas empêché d’être comme tout le monde. Je suis heureux, joyeux de vivre : mon bonheur est complet, accompagné de paisibilité.
Ce parcours atypique m’a permis d’être ce que je suis. A rechercher à soixante-dix-sept ans la sérénité, à trouver en moi l’envie de partager avec vous cette expérience particulière, mon chemin de vie, sans avoir l’orgueil ni l’outrecuidance de croire qu’il soit unique ou exceptionnel.
De retrouver, en rêvant un peu, au cœur de ma vie bousculée, « L’ENFANT DE LUMIERE » qui sommeillait au fond de mon âme.
OUI ! CONTEMPLATIF de la BEAUTE DU MONDE VIVANT
Je le suis et veux le rester tant qu’un souffle de VIE me sera donné,
Je n’aurais de cesse :
D’AIMER LA VIE COMME UN AMANT
FOU DE VIVRE, ET NON D’EXISTER