Chant 1 : La Gratuité de l'Infini
Le penseur a l'idée de l'infini s'il est dilaté plus que lui-même. Il baigne dans l'approfondissement des êtres et des choses. L'idée de l'éternité a été mise en nous pour que nous dépassions notre condition instinctive d'animal et pour que nous puissions entrer dans la compréhension de l'univers. Ceci dans un désir pur et désintéressé, suscitant une évolution de nos comportements égoïstes. Nous sommes nés pour découvrir que nous sommes plus grands que nos petits désirs mesquins. Nous sommes aptes à découvrir la réelle conscience des êtres et des choses, en élevant nos vues bien au-delà de nos petites prétentions. La création nous demande la gratuité du geste qui, lui seul, est une Libération. Nous sommes créés par une intelligibilité qui nous est intérieure. Nous sommes porteur de l'héritage des Siècles, chargé de mission pour en augmenter la potentialité Créatrice : élus en responsabilité d'être nés dans l'inimitable fonction humaine. La réception de ce message peut se faire par un Travail intérieur sur soi, à tous les niveaux du Vivant qui nous alimente. Se recevoir n'est pas paraître, mais être profondément soi, dans le cheminement d'une vie porteuse d'élévation subtile. L'obsession de la récupération de l'expérience commune pour soi, dans un but personnel, est une déviation, une thésaurisation sécurisante inutile. Seule, la libération par l'amour de soi et des autres permet de véritablement jouir de l'acte évolutif entrepris. La Mémoire est immémoriale. Elle charge la vie, en la libérant dans un jeu merveilleux du Vivant. Elle se rend à la Lumière, d'où elle vient. La supériorité de l'homme fait réside dans la présence de ses réussites intérieures pour l'accomplissement d'une Transcendance irréversible.
Le Monde est le creuset du projet humain, il en est le support. Les moyens utilisés ne sont là qu'en traces correspondantes à une époque donnée, sorte de repère pour jalonner l'histoire de la progression de l'Oeuvre vers son aboutissement final, c'est-à-dire vers le nec-plus-ultra de la Création. un retour aux sources, en somme. L'Histoire s'effacera devant la clarté immuable de la Lumière transcendant toutes choses. Ainsi en est-il de l'autre qui demeure un mystère pour nous tant que nous lui ouvrons pas la part la plus belle de notre Amour. Pour cela, il faut quitter le désir de possession que l'on a de lui par peur maladive du manque. Car quoique nous fassions, il est lui-même une entité libre et un tant soit peu étrangère à nous-même. Quand nous naissons, nous naissons unique, avenant dans un famille, une nation, une société incluse dans un temps historique. Ces lieux peuvent devenir des carcans étouffants si nous n'y prenons garde, ou des lieux de réalisations, selon l'élévation spirituelle de l'ensemble de leurs membres. Il va falloir se tailler une place unique dans ce magma d'expériences proposées par les autres. Là résident la valeur et la capacité à se réaliser pleinement, en propre, dans son unicité, construit à hauteur de vibrations positives, ce qui rend l'homme capable d'être lui-même, et d'offrir sa richesse intrinsèque aux autres. Il faut se rendre Maître de soi, c'est-à-dire Serviteur de la noble cause qui nous fit naître et n'appartient, en fait, qu'à soi ; dont chacun est porteur en même temps qu'il en est responsable. Notre Projet Humain a sa nécessité et sa noblesse dans la mesure où il libère l'unicité en nous.
Souvent, malheureusement, l'être sacrifie à la quantité au lieu de se ranger à la qualité pour servir son projet. Dans cette altérité du Sens, il perd de vue le but de son parcours sur Terre, qui est d'être créateur, en Artiste de sa propre vie, en symbiose avec son individualité. A ce niveau de la compréhension de ma vie, je ne suis pas appelé dans ma solitude mais au contraire dans ma réalisation, et je m'offre à la Beauté Unique qui me fit être membre du Vivant. J'ai été élu, dès ma naissance, au projet de venir parfaire, d'une manière unique, mon accomplissement dans la Création. Je suis faible, certes, mais chargé aussi de forces extraordinaires par mon Unicité, pour créer ma vie et l'offrir au Vivant dans son accomplissement. Je ne peux me dérober sans me mentir à moi-même. Je suis assigné, par Dieu, à réussir ce cheminement terrestre, et suis donc responsable à hauteur de mon engagement. Être gardien de ce lieu sacré, bien précis en moi, me confère la Qualité d'un état d'être, choisi et non subi. Voilà ma Vraie Liberté.
Cela dit, un Travail assidu de prise de conscience de mes forces et de mes faiblesses m'attend pour déprogrammer ma formation, l'analyser le plus sincèrement possible, et me mettre à choisir les points de force de mon évolution. Ensuite, il me faudra m'atteler, par un désir ardent de construction, à l'élaboration progressive de mon Projet humain, et ainsi me charger de la réalisation de moi-même, en m'attelant à la tâche de le porter sur l'Autel de la Création. Sans cette prise de conscience, je ne suis qu'un zombi, et encore moins peut-être ... Je suis Un et Irremplaçable du fait de mon Unicité; Un, en tant qu'irremplaçable, dans ma responsabilité.
Cette responsabilité implique une lucidité sur mes zones d'ombre afin de travailler à les résorber pour m'approcher, au plus près, des étapes de Conscience, éclairant ma recherche. Cette expiation de mes erreurs n'a rien à voir avec une punition. Laissons-là ce sentimentalisme de mauvais aloi et rentrons plutôt dans l'Initiation d'une Volonté Libératrice d'Eveil, pour bâtir la signification profonde de notre vie. Car n'oublions pas que la merveille de la Création n'est pas d'avoir été créé, mais surtout d'être "un Humain", capable de se recevoir comme tel, dans la Révélation de lui-même : apprendre que l'on a été créé pour comprendre le Sens de la Vie. Autrement dit, d'avoir été créé " Être" "relié à la Création". La Création est élection de merveilleux, dans la Magie Révélatrice d'une enfance retrouvée. Le rapport social acquiert alors ici une Dimension Plurielle : "Être ou ne pas être, là est la question", pour chacun d'entre nous !
C'est seulement face à autrui que je suis unique ; sans ce vis-à-vis, je n'existe pas dans mon unicité. C'est l'Autre qui me découvre. Ainsi, je deviens présent à sa réalité. Il me donne un visage et une âme. Cet autre, comme moi-même, s'offre à tous les pouvoirs, toutes les ruses, à tous les pièges que je peux lui tendre, et qu'il peut me tendre. Et c'est là qu'interviendra, ou non, mon sens humain de la Fraternité. L'Être qui interroge l'autre interroge son propre visage. La compréhension d'autrui nous est donc indispensable pour exister en tant qu'être. Ou je me présente nu comme tel, ou sous un masque d'apparences trompeuses. Là est mon choix absolu, là se situe le véritable sens de mon éveil. Il me faut être très attentif à des mots comme "nudité", "rectitude", "franchise", "spontanéité". ils engagent l'être à une conversion, à un changement de polarité dans sa relation à l'autre soi-même. Là, l'être quittera l'apparence pour s'ouvrir à sa Vérité, là où la simulation, et la dissimulation de sa vraie nature, ne sont plus possibles.
La Création est active ; la rendre passive la rendrait obsolète. Elle se crée sans cesse par les êtres qui la projettent au-delà d'eux et l'enrichissent de leur croissance vers plus de Conscience. C'est en ce rapport qu'elle est Vivante. Elle ne peut être réduite à un rapport de forces antagonistes. C'est là le sens de la Crise d'Identité que nous vivons tous. Il nous faut dépasser le cadre moyen de l'économie pour embrayer sur la Transcendance, afin de grandir en responsabilité d'Humanité. Nous quitterons ensemble notre inhumanité, cette guerre civile faite à nous-même, ce fondement de notre nature psychique malade. Alors nous nous élèverons vers notre Résurrection.
C'est l'Unique qui est le Vrai visage de la nouveauté, hors système. La totalité de la créature définit sa Création, si elle s'authentifie à elle-même à elle-même sans le support des apparences. Libre enfin d'offrir son intériorité dans une décondensation du quantitatif vers le qualitatif de son expression. L'existé panoramique dans les apparences est un mauvais film qu'on fait à soi-même et aux autres, et qui ne mène à rien d'autre qu'à nous emprisonner dans le scénario que l'on se joue bêtement, les yeux bandés. Plus de lucidité et de dévouement conscient nous rendrait plus libre de Création. Il ne faut pas se faire un faux visage au risque d'être un clone de sa propre vie. Mais être une figure ouverte aux intempéries et aux beaux rayons du soleil de la Vie : un visage reflétant l'Incarné Spiritualisé. Je m'approche de l'infini dans la mesure où je m'identifie à mon prochain comme à moi-même, en tant qu'Humain en formation. Vivant, bien Vivant, je vis du Bonheur de me créer au-delà de mes petitesses journalières. Et, c'est bien.
Souvent, malheureusement, l'être sacrifie à la quantité au lieu de se ranger à la qualité pour servir son projet. Dans cette altérité du Sens, il perd de vue le but de son parcours sur Terre, qui est d'être créateur, en Artiste de sa propre vie, en symbiose avec son individualité. A ce niveau de la compréhension de ma vie, je ne suis pas appelé dans ma solitude mais au contraire dans ma réalisation, et je m'offre à la Beauté Unique qui me fit être membre du Vivant. J'ai été élu, dès ma naissance, au projet de venir parfaire, d'une manière unique, mon accomplissement dans la Création. Je suis faible, certes, mais chargé aussi de forces extraordinaires par mon Unicité, pour créer ma vie et l'offrir au Vivant dans son accomplissement. Je ne peux me dérober sans me mentir à moi-même. Je suis assigné, par Dieu, à réussir ce cheminement terrestre, et suis donc responsable à hauteur de mon engagement. Être gardien de ce lieu sacré, bien précis en moi, me confère la Qualité d'un état d'être, choisi et non subi. Voilà ma Vraie Liberté.
Cela dit, un Travail assidu de prise de conscience de mes forces et de mes faiblesses m'attend pour déprogrammer ma formation, l'analyser le plus sincèrement possible, et me mettre à choisir les points de force de mon évolution. Ensuite, il me faudra m'atteler, par un désir ardent de construction, à l'élaboration progressive de mon Projet humain, et ainsi me charger de la réalisation de moi-même, en m'attelant à la tâche de le porter sur l'Autel de la Création. Sans cette prise de conscience, je ne suis qu'un zombi, et encore moins peut-être ... Je suis Un et Irremplaçable du fait de mon Unicité; Un, en tant qu'irremplaçable, dans ma responsabilité.
Cette responsabilité implique une lucidité sur mes zones d'ombre afin de travailler à les résorber pour m'approcher, au plus près, des étapes de Conscience, éclairant ma recherche. Cette expiation de mes erreurs n'a rien à voir avec une punition. Laissons-là ce sentimentalisme de mauvais aloi et rentrons plutôt dans l'Initiation d'une Volonté Libératrice d'Eveil, pour bâtir la signification profonde de notre vie. Car n'oublions pas que la merveille de la Création n'est pas d'avoir été créé, mais surtout d'être "un Humain", capable de se recevoir comme tel, dans la Révélation de lui-même : apprendre que l'on a été créé pour comprendre le Sens de la Vie. Autrement dit, d'avoir été créé " Être" "relié à la Création". La Création est élection de merveilleux, dans la Magie Révélatrice d'une enfance retrouvée. Le rapport social acquiert alors ici une Dimension Plurielle : "Être ou ne pas être, là est la question", pour chacun d'entre nous !
C'est seulement face à autrui que je suis unique ; sans ce vis-à-vis, je n'existe pas dans mon unicité. C'est l'Autre qui me découvre. Ainsi, je deviens présent à sa réalité. Il me donne un visage et une âme. Cet autre, comme moi-même, s'offre à tous les pouvoirs, toutes les ruses, à tous les pièges que je peux lui tendre, et qu'il peut me tendre. Et c'est là qu'interviendra, ou non, mon sens humain de la Fraternité. L'Être qui interroge l'autre interroge son propre visage. La compréhension d'autrui nous est donc indispensable pour exister en tant qu'être. Ou je me présente nu comme tel, ou sous un masque d'apparences trompeuses. Là est mon choix absolu, là se situe le véritable sens de mon éveil. Il me faut être très attentif à des mots comme "nudité", "rectitude", "franchise", "spontanéité". ils engagent l'être à une conversion, à un changement de polarité dans sa relation à l'autre soi-même. Là, l'être quittera l'apparence pour s'ouvrir à sa Vérité, là où la simulation, et la dissimulation de sa vraie nature, ne sont plus possibles.
La Création est active ; la rendre passive la rendrait obsolète. Elle se crée sans cesse par les êtres qui la projettent au-delà d'eux et l'enrichissent de leur croissance vers plus de Conscience. C'est en ce rapport qu'elle est Vivante. Elle ne peut être réduite à un rapport de forces antagonistes. C'est là le sens de la Crise d'Identité que nous vivons tous. Il nous faut dépasser le cadre moyen de l'économie pour embrayer sur la Transcendance, afin de grandir en responsabilité d'Humanité. Nous quitterons ensemble notre inhumanité, cette guerre civile faite à nous-même, ce fondement de notre nature psychique malade. Alors nous nous élèverons vers notre Résurrection.
C'est l'Unique qui est le Vrai visage de la nouveauté, hors système. La totalité de la créature définit sa Création, si elle s'authentifie à elle-même à elle-même sans le support des apparences. Libre enfin d'offrir son intériorité dans une décondensation du quantitatif vers le qualitatif de son expression. L'existé panoramique dans les apparences est un mauvais film qu'on fait à soi-même et aux autres, et qui ne mène à rien d'autre qu'à nous emprisonner dans le scénario que l'on se joue bêtement, les yeux bandés. Plus de lucidité et de dévouement conscient nous rendrait plus libre de Création. Il ne faut pas se faire un faux visage au risque d'être un clone de sa propre vie. Mais être une figure ouverte aux intempéries et aux beaux rayons du soleil de la Vie : un visage reflétant l'Incarné Spiritualisé. Je m'approche de l'infini dans la mesure où je m'identifie à mon prochain comme à moi-même, en tant qu'Humain en formation. Vivant, bien Vivant, je vis du Bonheur de me créer au-delà de mes petitesses journalières. Et, c'est bien.
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