Chant 4 : Involution et Evolution
Nous vivons la fin de l'Involution, et nous rentrons dans le Temps de l'Evolution. Il nous faut apprendre à vivre en Trinité d'être, sur trois plans : le plan Matériel, Sensoriel, et Spirituel ; Se former à être des Créateurs Originaux au service de l'Univers. Le Créateur, en nous, nous appelle à changer profondément en faisant jaillir des milliards d'expériences vécues, par des milliards d'humains, une Création enrichie, pour des Temps nouveaux. Les Sophistes, aujourd’hui, pullulent. Ils se gorgent de beaux mots en public et nous offrent toujours le bonheur pour demain. Ils sont malheureusement coupés de la réalité des faits à cause de leur fonction de dominant. Ils vivent dans les salons, discourant de l'avenir du monde, en pensant que les peuples les suivront toujours aveuglément. Ce n'est plus tout à fait le cas. Gare aux manipulateurs, en tout genre, de toutes sortes d'intégrismes. Ils portent en germe la déstabilisation du monde. Ils sacrifient aux pires déviances. Les hommes de pouvoirs ne peuvent plus encenser les peuples de belles promesses non tenues, ni faire rêver au Paradis pour demain. Comment s'y retrouver dans ce monde à l'envers ? Un seul moyen ! L'éducation honnête et loyale des hommes, et la Prise de conscience globale, que nous sommes tous embarqués sur le même bateau " Terre " et qu'il est menacé d'avaries. Jamais, les hommes n'auront autant besoin de leurs capacités de discernement. Et, seule l'initiation personnelle au " Connais-toi Toi-même " peut les rendre responsable de leur destin, en cette fin de millénaire.
Nous vivons dans une apparente sécurité qui s'éffrite un peu plus chaque jour. Des problèmes de plus en plus insolubles apparaîssent à chaque instant. De toutes parts, l'édifice prend l'eau. Les empires et les puissances, malgré leur superbe, sont envahis de contradictions et sont impuissants à réguler les flux vitaux planétaires. Ils font du coup par coup, selon les nécéssités du moment, mais sur le fond ne résolvent rien. Les Matérialismes, de droite comme de gauche, ne sont que les épiphénomènes du même désordre général. Ils enferment les hommes dans une vision perverse de la responsabilité. La remise en état de ce pauvre monde déséquilibré risque bien de se faire dans le sang et dans les larmes. Car, il faut bien se mettre dans la tête que changer le monde, passe obligatoirement par se changer individuellement soi-même. La Véritable Reconversion vers un mieux être vécu en harmonie avec les autres passe nécéssairement par ma transformation. Ecrira-t-on toujours l'Histoire des hommes, avec l'or des vainqueurs et le sang des vaincus ? Ou bien , deviendrons-nous, enfin, adultes porteurs d'Humanité ?
Le Monde est ce que la Totalité des hommes en font. Nous sommes tous responsables, reliés à nos actions par le fil conducteur de la vie. À nous d'en faire un tissage d'harmonieuse composition, ou bien une cacaphonie "Babelienne” .Nos manières de penser sont à la base des grands mouvements qui mènent à cette harmonie de comportements sociaux et culturels . Apprentis ! Oui ! Certes, il faut en passer par là, mais cela n'empêche en rien, le souci d'un bon sens collectif, puisque, que nous le voulions ou non nous sommes sur le même bateau, en recherche du bonheur. Le chemin de la maturité passe nécéssairement par l'effort de chacun, pour une meilleure disposition à vivre sainement . S'ouvrir à cette maturation de nous-mêmes demande effort suivi, courage, respect, humilité, et accès à une montée Spirituelle réelle et non falsifiée. La Véritable Liberté doit s'accompagner d'évolution, de Connaissance de soi, d'élévation du niveau de notre conscience des autres et de nous-mêmes. L'Amour, cette énergie libre, cet échange d'Âme, veut nous mener à une plus sincère vision du Vivant au service de la perfection divine. Cela nous oblige tous et toutes à un travail sérieux de reconversion humaine, en tendant vers une meilleure compréhension du projet communautaire humain.
La libération ne s'obtient pas d'un coup de baguette magique, en un tour de main. Elle est la récompense d'un travail de laboureur creusant un sillon fécond dans la matière vivante pour en extirper l'esprit de lumière. Travailler inlassablement à se donner l'habitude du bien, dans la paix. Rien ne sort de rien. Il faut labourer ardemment ses champ d’expériences pour de fécondes semailles. Lutter de toutes ses forces contre l'ignorance en soi pour la nette discrimination entre le bien et le mal dans un travail de Connaissance et de Clairvoyance. Devenir un Résonateur d'intuition ne passant pas par la raison et comprendre avec son coeur la mission d'évolution qui nous a été confiée par Dieu à notre naissance. Laissons parler notre Âme, dans un Vivant fécondé de nos réalisations.
L'homme actuel recherche le fin mot de sa Propre histoire. Il se sert des dons du Créateur pour engraisser le mal au détriment de lui-même. Oserons-nous regarder, en cette fin de millénaire ce que l'ignorance a fait de l'Amour ? Quand mettrons-nous enfin, dans notre vie des petites musiques de nuit pour faire en nous, une belle symphonie. L'ignorance se veut-elle Connaissance. ou est-t-elle mensonge de l'âme. Il faut lutter pour la beauté d'une vérité pure. Rien n'est plus effroyable que l'ignorance agissante. Pourtant plus l'histoire devient catastrophique plus la Révélation est proche de nous.
Il existe une seule forme de liberté : la Liberté Intérieure. Emprisonnés dans les dogmes religieux politiques sociaux ou moraux imposés, nous évoluons dans un cadre limité, nous restons prisonniers de nos manies, de nos habitudes, de notre éducation. L'ignorance est souvent une calamité librement consentie. Il faut servir le monde extérieur en sachant bien que ce cadre est provisoire par rapport à la voie évolutive recherchée. L'humain libre sait que l'évolution intérieure est lente, quoique continue et pleine de vertus d'amour, pour nos faiblesses et nos souffrances.
Le Symbole de l'homme actuel serait le Crabe car il marche de travers. L'homme parle, met à l'épreuve toute la fiction moderne de son savoir logique et rationnel. L'homme depuis qu'il marche en crabe devrait savoir qu'il ne dit rien logiquement puisque son savoir est partiel donc sujet à caution dès qu'à l'instant une nouvelle Connaissance vient élargir son potentiel d'expériences acquises. Nous avons un langage passe partout, mais la réflexion en est exclue. Nous vivons, souvent les effets des choses, sans en débrider les causes, dans une saine analyse de la complexité. L'expérience ainsi mutilée n'offre plus qu'un dire installé dans la confortable insignifiance d'une ignorance savante. On embellit le discours de superficialité, ou, ce qui est plus grave, d'artificialité pédante. C'est d'une pauvreté pleine d'orgueil, cachée sous les fleurs d'une rhétorique de Professeur.
Kant mit la géométrie au service d'une logique défaillante; saurons-nous éclaircir notre ignorance hors formalisme, hors d'un cartésianisme anesthésiant. Pourtant depuis les ouvertures d'incertitudes créées par la nouvelle Physique et sa relativité nous aurions dû apprendre à mieux soulever le couvercle de la boîte de Pandore de notre destin. Jamais voie plus élargie ne se fit reine dans cet océan d'inconnaissance. Il n'y a qu'à photographier les plages empestées de détritus et de mazout, les cieux empoisonnés de radioactivité pour entrer en religion d'humilité sur les soit distants progrés. Sans parler de l'hypocrisie sur l'aide au tiers-monde affamé par le jeu machiavélique des puissances d'argent. Comment ne pas crier son dégoût devant tant d'inconscience camouflée sous des augures de générosité ? Nous nageons tous dans la contradiction d'une conscience tronquée.
Nous sommes devenus ces hommes artificiels contents d'eux-mêmes, vivant dans une société de faux progrès, installés dans l'incapacité d'un retour lucide sur soi, étrangers à l'évolution, vieillards épris de sécurité et de possessions, hommes perclus de dissimulations derrière les soliloques d'une télévision et d'une presse chargées, ensemble de nous reprogrammer suffisamment pour nous endormir satisfaits. L'inquiétude factice est vite effacée par l'attachement égotique d'une vie remplie de petites activités individuelles gratifiantes. Qu'à cela ne tienne, la faim, le chômage, la solitude et la misère ne nous touchent plus de très près; alors vaquons heureux à nos occupations sans jeter un regard sur le revers de la médaille du faux Progrès que nous vivons tous.
Dans cette préoccupation somnambulique égo-centrée, ne voyons-nous pas la lourdeur froide d'une terre en guerre civile, l'excessive pauvreté de la majorité de ses habitants ? Ne sentons-nous pas pointés sur nous les orgues de Staline, d'une musique militaire dantesque ? Ne goûtons-nous pas les risques fumeux de nos drogues psychédéliques, vendues par d'incalculables salauds qui en tirent profit en sacrifiant nos enfants perdus ? Ne ressentons-nous pas le piège de nos médecines à drogues sécurisantes voilant notre mal à vivre la Souffrance salvatrice sous couvert d'apparente réussite d'une évacuation de la mort ? Les gibbosités de notre trop plein éclatent dans l'infarctus et l'anévrisme d'une vie défaite ? Et la violence ! ce cri de haine, ce manque d'amour ! Les ventres vides, le fracas des vitres cassées et de vies mutilées par les attentats meurtriers de quelques fous de Dieu. Madame la Société, vous êtes folle ! Votre superbe n'a d'égale que votre incommensurable bêtise.
Au lieu d'apprendre à travers l'expérience accumulée par des Siècles de générations au service de l'humaine condition, l'homme triture son destin, pollue de plus en plus la terre de ses ancêtres. Cette impiété génétique se propage dans la majorité des êtres, neutralisés par le besoin maladif de protection. Nous n'avons pas l'audace d'élever le tabernacle de notre lumière et de notre communion au-delà de nos petits appétits. Notre projet reste bloqué dans son animalité perverse et obéit aux ordres de la maladie du pouvoir, comme à une malédiction.
En Praticien flatté dans sa vanité, nous nous satisfaisons de cet opéra sauvage que dans sa fougue extraordinaire et sa dissipation, entretient l'énergie d'un orgueil démesuré et licencieux. Dans cette espèce de folie qui nous déshumanise, les délices cachent nos jambes tremblantes, la peur de l'autre fait des ravages. Le penseur malade, va vers sa chute. Les jeunes gens dont l'âme est lumière ont déjà quitté le Bateau pour l'âge d'or de l'Amour, alors que la majorité des vieux se vautrent dans une printanière hallucination de "Club Med" où rajeunir leurs oripeaux de retraités bedonnants. Mais l'Admirable Sculpteur, cependant affine l'Oeuvre Créatrice dans le secret, comme un Maître des forges. Il laisse la liberté offerte à l'homme, faire office de "Catharsis” , afin d'obtenir un nettoyage des parties obstruées de la sculpture, afin que la Lumière y mordore des ombres bouillonnantes d'éspérances. La Vie, alors, s'affinera et se créera majestueuse par l'effet divin de cet AMOUR offert en rédemption de nos errements de malades, perdus dans les brouillards de notre in-connaissance.