3 - La Béguine des "Gogos" - 3.3 Les Jeux du Cirque
Les Jeux du Cirque sont ouverts. "Mégalopolis ! Lieux de tous les vices et de toutes les Polices. Mégalopolis des plaisirs factices. C'est la danse des "babars". Les bistrots vendent du pinard.Les "Seniors" visitent en car. Les kiosques vendent du "polar". Le marché se fait "dare-dare". Dans les rues, quelques soudards font la manche, avant le plumard. Les clochards dorment au placard. La minette refait son fard. La nuisette cherche un beau dard. Les banquiers font du dollar. Les banlieues sont aux loubards. Les plus jeunes fument un pétard. Les flics rasent les trottoirs. Les taggueurs peignent les gares. C'est la fête des "Quatre z'arts" du bazar, la rue se marre. Le campus fait le lézard. C'est la danse des canards. Le plaisir de boire est dans les bars. C'est la vie ! ça vient et ça repart.
L'homme moderne se donne aux jeux du cirque. Ce beau bébé, ce vieux béné, trés agité ; très énervé, cet emballé, cet empourpré ; Cet empaffé, cet enragé, trés encarté. Bien trop armé, souvent pété, dans ses foulées. Souvent "pédé" dans la couvée. Ce sale pédant, tout constipé, civilisé, nomadisé. Ce pauvre taré fait la curée d'un jeu, trés bousculé. Ce soudoyé, ce sclérosé, finit pourtant en bière plombée. Son sang-mêlé, le cul tanné, il se rencarde en dévoyé, en mafiosé. Ce remixé, politisé, il est cinglé. Il se laisse sultané ou faussement, démocratisé.
Pauvre petit bonhomme épris de ton image, qui te croit "sage", tu hantes les coulisses de ton Thêatre. À l'envers du décor sur le plateau, tu fais le beau. Chez toi, tout est prétexte, à lire et relire le texte de ta pièce, cent fois redite, cent fois ratée. Tragédien, puis, comédien ! Toujours homme de rien. Tu joues tout seul, la comédie qui te sert de panoplie : au coeur de ta parodie. En posture de bouffon, tu te rends "con" ; c'est ta dérive qui te mène. Ta raison s'est enfouie dans l'ombre de tes nuits.
Les jeux du cirque ! Juteux pour certains, crasseux pour d'autres. Des jeux, tout de même. Ils t’étalonnent, ils te laminent dans des modes imposées. L’esprit s'agite. Le corps suit. Le cercle se ferme, là ils te tiennent. Dans l'uniformité de ta vie, ils managent leur "bien-fondés". C'est l'objet qui nous pense. L'homme est devenu sa chose. L'esprit a succombé à la quantité. La démesure est partout présente dans les jeux, avec pour seul critère l'efficacité. Étrangers à l'Art et à l'Oeuvre, pris en tenaille dans les tentacules de la pieuvre, ils nous enserrent dans leurs folies. "Zombis" nous sommes, pour eux, devenus. Stupides pantins, pauvres en idées idiotes, repues. Certains s'érigent, en gras notables. Les autres magouillent dans le minable. De ces combines et de nos salades, l'esprit, comme le corps, deviennent malades. Nos peurs courent à la débandade. On a floué les camarades. Attaché-case, joli cartable, et puis portable, au creux de l'oreille. À nous voir, ainsi ! On est tous, trés minables. On se complait bien, dans ces salades.
Rentrés chez soi, vite une télé vidéotique, éléctronique, à la portée du bien public. Dans des jeux, trés merdiques, les petites têtes faméliques se prennent pour magiques, et se gavent d'impudique, de violences, de pestilences, jusqu'aux prochaines vacances. Là, confortablement plongés dans le lubrique, on s'imagine être ludiques. Assoiffés de films de guerres puniques, bardés de situations catastrophiques ou trop de politique. On boit un verre, tous aphasiques, dans la pratique un peu sadiques. Nous avons perdu la belle esthétique d'une vie porteuse d'éthique, donnant accès au magnifique, chargé d'amour bénéfique. Sur cette planète bleue Unique, les jeux sont joués, pour les ignorants, que nous sommes, commandités, par des fêlés.
Le grouillement du monde et ces jeux font que la démence déborde jusqu'aux beaux quartiers. Là, des belles de nuit pullulent, d'un trottoir à l'autre, mondaines en frasque de plaisirs sonnants. Trainent, çà et là, les fêtards en mal de boites "pornos" ou à la recherche de clubs "échangistes branchés". Les vieux mâles, ridicules assurent leurs derniers ruts de libido. Ils éjaculent leurs derniers flots sur des pauvres filles trés rencardées.
Homme ! Prédateur ! Si tu deviens affamé de jeux pervers, te voilà aliéné de toi-même. Gare à toi ! Calculateur, usurpateur et profiteur de tous ces jeux, tu rentres dans les pièges du cirque des sociétés. Bien protègés dans ton bulding, tu magouilleras dans le holding, pour assurer ton fier standing. Selon, la loi de tes humeurs, tu stresseras à mort, ou bien tu pleureras sur la chute de tes valeurs. Tu t'interneteras dans tes bunkers où tu plumeras sans pudeur des plus "fadas" que toi. Tu perdras ta vie sur cette terre, pensant en tirer en héritage, de beaux placements, sur ton passage.
Les jeux du cirque sont présents depuis la nuit des temps. Masqués par des vues vulgaires, ils se propagent de siècles en ères. Aux généalogies solitaires répondent les lignées de roitelets "bardés" de leur superbe. À la cour de cette démence princière, seront convoquées nos âmes peu fières. Le jeu stupide des "Cents lumières" accueille sans cesse des partisans rarement bien clairs. Pendant ce temps sur la Terre, des regards absents, silencieux sans avenir, voient disparaître la beauté des origines, brisés dans leurs misères. Les jeux du cirque peuvent cacher, derrière la place, la déficience, des populaces. Mais, le cancer ronge leurs faces dans cette mascarade, si dégueulasse.
Les jeux du cirque trouvent toujours des discoureurs de vanités, des coureurs d'histoires, des conteurs de foire, toutes sortes de faiseurs d'embarras. Les humains sont instables, inquièts, ont besoin de changements pour vivre. Ils baignent tous, dans l'insatisfaction d'eux-mêmes. La fuite de soi, détermine notre dénégation et la prise de pouvoirs des autres sur nous. Ils se chargeront de remplir le vide de nos cerveaux affaiblis, par des jeux sans consistance. Donnez leur ce moyen de pression, par votre démission, et ils se chargeront de vos cervelles. En Maître Cerveau, fais attention ! Ta légèreté, tu la paieras.
"Maître Cerveau" sur l'homme perché, tenait en son crâne fêlé, l'honorable pensée "sapiens" par névroses imposées. Il lui tint à peu près ce langage. Hé ! Bonjour, Monsieur du cerveau, que vous êtes beau. Sans mentir si vos neurones valent celles d’Al Capone, vous êtes bien le roi du Cirque de ces lieux. Maître Cerveau, se sentant très flatté, divagua plus loin sa "Psyché". Par ces jeux accoutumés, il perdit sa "Félicité". Abusive cervelle "d'écervelé", idiote dans ta livrée : Apprends que... tout orgueilleux, vit aux dépens de celui qui l'écoute. Cette leçon vaut bien... une pensée, sans doute. Pour enfin apprendre le doute sur ces "Jeux du Cirque Zélés" qui font pleurer, en toi le "Zavata", Clown, que tu es. Et, si tu crois rattraper ton plaisir par les cheveux, tu te trompes.
C'est la danse du Viagra qui nous vient, d'América. Pour le plaisir des "fadas", de belles Manon et Loana. Il n'y a pas de quoi en faire un plat. À ces jeux, ta puissance, tu perdras ! Sous le charme des jeux "Viagra", vieux matous et jeunes chats, empêtrés dans tous les cas, ont leurs chevilles qui gonflent en fa. Et, Toi, bel homme, ou belle femme, si malgré le bout de gras, du discours des jeux-fadas, tu gardes sous vêtements et falbala. Alors tu peux encore te sentir libre et fier. Tu seras, hors "Vox Médica", dans l'Art de vivre ton temps dans la joie d'un esthétisme de ton choix. Et, tu prendras, meilleur repas.
Ne laissons pas les jeux du cirque voiler nos visions claires. La compléxité a congédié la totalité. Depuis nous vivons dans la marginalité, ayant perdu le sens de la simplicité. En balisant nos vies aux jeux du cirque, de nos psychés de névrosés, nous avons perdu la force et le sens de nos libertés. L'orgueil de nos pouvoirs a décuplé, certes. Elle nous a fait prendre le droit d'opportunité, de violer, tuer, puis abîmer, nos territoires de vie, comme des cinglés. Tous atteints d'une démence d'arrièrés. Le livre des secrets s'est refermé, sur nos vies, pauvres, emmurées. Et, nous dansons, dans ces espaces empoisonnés, un faux tango du temps passé. Nous trafiquons dans nos cités, des vies droguées, tristes et coinçées. Dans des locaux trés surchauffés, nous étouffons dans nos livrées. Il est venu le temps d'ouvrir nos volets pour retrouver le "Jeu Sacré" qui nous fut confié. Et, retrouver un vrai sens de la fête : une véritable connaissance du plaisir et, de la beauté.
Pour ne pas tomber dans la crevasse des jeux du cirque, dans les comédies humaines sans joie, et sauvegarder en moi le "Ludion" magnifique, je fuirai les jeux fixés pour m'inventer ma mélodie. Je lacherai les lambeaux de ce haillon de vêtement fait d'identique. Je me tournerai vers mes espaces privés. Là où personne ne pourra me voler mon plaisir d'aimer. En déchirant, la dernière page de ce faux livre de joies données, je me rends libre de lisser mon plumage, loin des attraits du jeu du cirque proposé.
Je ne veux pas être l'homme de papier, courir seulement après l'argent, comme le policier après le voleur du moment. Les jeux du cirque, ça s'éffilochent. Il faut surprendre ce qui cloche, avant soi-même devenir moche. Les jeux de fausseté du rustre "Establisment" cachent leurs combines de latrines, où les paumés, prisonniers d'eux, se font plumés. Les tentations superbranchées, les publicités bien accréditées, ne seront pas ma tasse de thé. Hors de portée des démanchés, endimanchés, je garderai ma liberté.
Dans les chemins et les travées, où tant de siècles sont passés, pleins de malins ont proposé ces jeux piègés, criblés de guerres et de tranchées, où l'on noya les corps blessés. Les choses s'échappent, dans l'encens des gnoses pétrifiées, où nous ont entrainé ces jeux du cirque. Le cirque des "Mal-aimés" entre dunes et beaux palais. Ballotés entre nos misères et nos manques, nous signons un chèque en blanc à ces faiseurs de foire, qui nous font croire, depuis des lustres, que le bonheur est en leurs mains. Nous, comme des crétins, on se réveille tous les matins, un peu blousés, trés bien pelés.
Je ne serai pas ce "mange-caca", ce "pue-sueur" des temples feutrés. Ma liberté, jamais ne leur donnerai, contre leurs jeux de cirque plombés. J'ai des rêves plus insensés que leurs miroirs bien argentés. Ni refoulé, ni fou damné, dans la foulée, je quitte leurs urées. Leurs sales menées ne m'ont pas tué. Je ne suis pas demandeur, exigeant, vivant en quémandant, la jeunesse sans les ans, la beauté avec toutes mes dents, des plaisirs, tous jouissants, et, des lotos tout un plein d'argent. C'est pour les mendiants, des chemins de jeux de cirque flippés. Ma liberté est intacte, je vis tous mes printemps. Car leurs manèges ne sont que vents. Les jeux du cirque sont des paravents. Or, j'aime le grand air et le grand vent. Le Sirroco ! Le vent du haut.