Chant 10 : La Chute Du Masque
Le Monde humain, par effet d'enroulement, s'est inextricablement rendu pénétrable par tous les brassages de Cultures diverses. Il ne s'y retrouve pas toujours, par crainte pour chacune, de perdre ses spécificités. La Communication, par les moyens modernes se fait plus rapide, le brassage devient curieusement présent, dans toutes les Sphères de la Société, quelqu'elle soit. Il y a interférence presque obligatoire, pour satisfaire les besoins du marché. L'échange de produits de toutes provenances dérégule les habitudes ancestrales de fermeture sur son Territoire. La concurrence se fait vive, chacun fourbissant ses armes pour gagner la bataille. C'est le temps du plus fort. Tous les Peuples, pourtant, veulent une part abondante du gâteau. Comment faire, dans ce cas, pour contenter tout le monde ? Nous agissons, tous, comme des "Don Quichotte" en espérant maintenir cette Guerre économique comme le seul combat à gagner. Des réalités plus prégnantes apparaissent dans le jeu. La Pollution des mers et de l'air, la désertification des terres arables, l'appauvrissement en eau potable, et bien d'autres fléaux, nous attendent si nous ne gérons pas mieux nos acquis.
Homme ! n'oublie jamais que tu es un maillon de la chaîne du Vivant, et, comme tel, gestionnaire de ton environnement. Minuscule tétard dans l'Univers, ne te prends pas la tête : tes conquètes sont fragiles. Les Lois de l'Univers pourraient être implacables pour compenser tes erreurs de jugement. D’ailleurs, des Signes avant-coureurs sont déjà présents sous tes yeux. Une mutation sans précédent est donc nécéssaire, si nous voulons juguler les catastrophes inéluctablement dues à ce mauvais emploi de nos ressources. La Terre est notre seul refuge jusqu'à ce que nous puissions aller vivre ailleurs, sur une autre Planète. Protègeons-la, en bons gestionnaires, pour le bien de tous, avant qu'il ne soit trop tard.
Ce que nous vivons est intéressant et très passionnant. Les choses changent à vue d’oeil. Elles démasquent les hommes et les femmes en leurs créations. Ce n'est pas le temps du pire, c'est le temps de la prise de Conscience élevée, le temps de la plus Grande Vérité que l'être est une union qui différencie. Nous sommes prisonniers de la matière discontinue, parce que corpusculaire, donc cacophonique, mais nous avons le libre-arbitre de devenir ondulatoire, donc harmonique. L'individu passe, mais la personne, elle, reste l'aspect de nous-mêmes souvent caché mais jamais perdu pour l'éternité. La connaissance, à ne pas confondre avec les savoirs, est liaison à l'Univers par convergence du Cosmique Vibratoire dans l'Homme. Connaissance et Amour se relient dans la Création. Le Bonheur vient de l'absence d'anxiété alors que le malheur est lié à cette hypertrophie d'un Moi non décondensé. Il faut se donner à la joie de relier le Ciel et la Terre et tout ce qu'ils portent car cela est porteur de richesses. Il n'y a rien à rejeter, il y a Tout à Aimer.
Ainsi, avec un esprit sans limites, se doit-on de chérir toute chose vivante, d'aimer le monde en son entier au-dessus, au-dessous et tout autour, avec une douce bienveillance et une infinie douceur. C'est la Seule attitude convenable à appliquer à soi pour sauver la Vie sur la Planète-Terre asphyxiée par trop de violence. À nous d'imaginer un autre Monde fait comme une partition de musique symphonique dans laquelle chacun, chacune serait conçu comme la plus belle note de musique en réponse d'Amour aux autres notes inscrites sur la portée. L'humain se pense en termes de Conscience individuelle et collective, quoique de configuration génétique Unique en son Corps de chair. En termes de relation d'appartenance à la Création tout entière, il est un maillon de la chaîne du Vivant.
Le moteur énergétique de l'Univers est à la disposition des êtres et des choses : l'Amour est son carburant. L'Amour anime le monde. Il saisit les Mondes de ses manifestations multiples. L'Amour est l’essence même des choses et des êtres. Il inclut la totalité du Vivant dans le charnel et le Spirituel, qui est son Temple : là se détermine ses actions bénéfiques. Donc le Monde est soutenu par une logique du désir et du plaisir quand il se veut créateur, et non propriétaire de ces mêmes êtres et de ces mêmes choses. Le Sensualisme du profit n'a jamais remplacé la Sensualité du vivant. La nature, notre nature n'a jamais été une simple mécanique. Nous sommes bel et bien des êtres vibrants, vivants, vivifiés par l'Amour qui s'infiltre comme un voleur dans l'espace laissé libre par notre désir de vivre. Alors la vie se réalise, elle prend forme, dans l'eau, dans l'air, dans les plantes, dans les animaux, les actes et les hommes. Elle est un Perpétuel Enfantement. Partout s'offre la présence de cette Force d'Amour. Tout resplendit d'elle, si elle est comprise comme un élan vital, comme un souffle fluide : comme une Vibration douce où la sève du désir et de la jouissance prend corps. À nous donc de devenir "Tout Amour" au lieu d'être des êtres de Violence. À nous de déployer cette force dans toutes les formes de vies avec un sens de la liberté chargé d'un imaginaire Vivant : toutes les vies, toute la vie, tout ce qui est en vie , est Oeuvre d'Art.
Faisons en sorte de ne plus enfermer nos dires et nos faires dans cette violence larvée, où l'on croit conquérir du Pouvoir. Cela n'amène que destruction, malaise, mal-être, sclérose et chute dans le néant. La Peur, aujourd'hui, est partout où sonne le glas de notre innocence. La Peur des uns et des autres nous a éloignés de notre Vraie Vocation d'Homme. Faisons tomber le masque de notre myopie. Ouvrons, enfin, nos yeux sans oblitérer le caractère naissant de notre mission d'homme : l'ouverture au monde par l'Amour ouvert et déployé à l'échelle Cosmique et notre seule chance de survie. Cette Prodigalité Vivante se déploiera hors de nos rigidités cadavériques. À force de violence, nous sommes devenus écoeurants. Nous vomissons nos petites combines de boutiquiers de l'Amour en nous prostituant, avec un acharnement sans nom, dans l'antre de nos petits désirs égoïstes. Il est temps que nous prenions de la hauteur afin d'atteindre "le Soi", cette Phase Ultime de notre Evolution, cette Volupté Totale, ce Souffle Vivifiant de l'immense Respiration de la Vie. Un vent porteur de ce Souffle nous arrachera le masque de nos faux comportements, au-delà de toute pensée comptable et dans cette Source de Joie pure, dans cette Plénitude de chacun, dans l'éloge des différences partagées, nous pourrons nous offrir unis, aux Bienfaits de la Beauté Universel