Chant 11 : La Stratégie du Dérisoire
L'homme est porteur des mondes, l'homme est image de Dieu, il est porteur d'Amour, il est le support vivant de l'Univers, il est le Tout avec tout, plus que toutes les parties réunies. Il est "l'Hôlon" de la Totalité, et au-delà de la Totalité, mais il ne le sait pas. Il navigue donc, comme un commandant de bateau, allant à la dérive sans Capitaine. Il a perdu le sens du sens, le sens de son Essence, le sens de son existence et, de par ce fait, il est rentré dans toutes les peurs. Ainsi il est rentré vaincu par l'énergie lovée au fond de lui, et qui l'agite. On s'est oublié au coeur de nous-mêmes. On a laissé la puissance océanique présente au fond de nous, prendre la barre. Quel principe de la vie viendra réveiller ce mort-vivant ? Quel beau Prince viendra réveiller en lui la Vie, cette Belle au bois dormant ? Car si le corps individuée n'était qu'un amas d'os et de sang nous pourrions dire que la mort a gagné. Mais comme l'homme a aussi en lui l'Amour, par cet ensemble de souffles et de respirations, il découvrira, qu'il est Prince héritier de ce monde. Alors il rejettera le Satan qui est en lui et dans un éclat de lumière, il reprendra cette Force Principielle, et redeviendra enfin lui-même dans sa Totalité, dans une Destinée sublimée.
La limitation, cette conscience sous contrôle permanent, ce jeu... Moi... cette fausse identité fichée, étiquetée, prisonnière dans son quartier de haute sécurité est une stratégie du dérisoire. Ce moi qui nous étouffe, qui nous mets toujours sous surveillance est notre prison : un contresens, un non-sens fiché dans notre parcours du combattant. Alors l'homme, un jour, n'y tenant plus, fait sa crise de violence, agresse tout ce qu'il touche, ou bien il fuit dans la compromission. Dans ces tentatives exacerbées de se déployer, de se totaliser et de s'unir à lui-même, il oublie, que le seul moyen de détruire le dérisoire en lui, est de s'ouvrir à la vie, de se rendre libre, enfin ouvert aux flots impétueux de L'Amour : Là naît l'homme relié, l'Homme véritablement Religieux. Là commence la Naissance du Divin en lui. Là, prend corps sa Véritable Histoire.
Ce qui se joue en cette fin de Millénaire, c'est la reprise du Sens de la Vie. C'est la fin maladive du vouloir toujours rentabiliser le Vivant comme un commerçant. Le Monde, dans ses oeuvres en ce siècle bâtard, est en même temps grandiose et dérisoire. Il fait se côtoyer des Oeuvres d'Art prestigieuses et crée des espaces de Violence effrayants. Nous jouons donc aujourd'hui la destruction du tissu vivant par la violence, la pollution et la guerre civile qui installe, en nous-mêmes ses virus destructeurs. Jamais le Monde n'a été aussi riche de potentialité positive et négative. Lesquels des deux aspects, prendra le dessus sur l'autre, nous n'en savons rien. La question est posée, le film se déroule sous nos yeux, avec son cortège d'horreurs et de créations. Est-ce la violence qui prédominera et noiera tout sur son passage fait de malveillance et de bêtise, ou bien est-ce l'Amour qui dominera enfin, dans la pluralité des qualités sensibles d'un homme devenu nouveau dans son coeur et dans son âme. La froide Raison Organisatrice n'a jamais contenté personne. Elle n'est qu'un calcul comptable. Elle n'arrivera jamais à changer le Vieil ordre contre un nouvel ordre. Dans la vie, ordre et désordre se répondent en participant, plus ou moins, au même combat. Nous sommes Ombre et Lumière. Et dans ces deux plateaux de la balance, il nous est donné librement de choisir, de faire pencher le fléau, vers la Lumière, plutôt que vers l'Ombre. Le malade n'en finit pas de suffoquer. Toutes les prothèses ou greffes de types économiques ne résolvent rien sur le fond. Elles sont le manifestation d’un Combat de Titan, insufflateur d’un désordre plus grand ; cette fois-ci, destructeur pour tous les habitants de la Planète. C'est une option "Cannibale", camouflée sous nos appétits sans fin. Une inscription Pirate, dessinée en clair, dans la totalité du dérisoire. Les points les plus retirés de la Planète-Terre sont touchés par cette Pollution psychique, pire qu'une déforestation. Nous touchons le fond de notre contradiction. Rebondirons-nous vers le haut, après être tombés aussi bas ? Là, est la Grande Question qui se pose en cette fin de siècle. Il y a état d'urgence.
Heureusement le Vivant a la mémoire de sa Propre Création. Il est toujours prêt à mettre et à remettre de l'ordre dans nos divagations de mauvais garçons. La Liberté, ce besoin indispensable à l'homme, est toujours gravée dans les fibres de sa Neurologie. La fausse conception de nous-mêmes se fanera tristement, sous les néons de nos Supermarchés encombrés de victuailles. Et les chants de violences commandités, à partir de Bureaux confortables, par des tueurs en jaquettes, finiront bien par tellement dégoûter les hommes du commun, qu'ils reviendront, Seuls et penauds, à la Saine Nature. Ils quitteront en masse, la Mégalomanie de leurs faux Pouvoirs sur les êtres et les choses. Ô ! Combien d'existences auront été perdues, dans cet obscurantisme bâtard, plein d'obscènes prétentions entretenues par des Maîtres-chanteurs à la pensée perverse. Ô ! combien de vérités de nous se seront perdues, dans ce jeu de faussaire commandité par quelques Tiers-Mafieux. Ô ! combien d'entre-nous seront victimes de sexualités déviées, transférées sur Minitel rose et auront détruit la Tendresse véritable propre aux êtres Amoureux : Comme si faire l'Amour sur écran était plus excitant que de contempler la Beauté de la Femme Aimée, avec des yeux remplis de douceur et de sensibilité. Voilà bien, maintenant la fin d'un mauvais film, qui s'achève dans l'horreur de sa médiocrité.
Quelques-uns d'entre nous, peu nombreux encore, ont rompu les amarres de l'hypocrisie d'une sociabilité normalisée et ont revêtu le manteau de Prière. Les voilà Dissidents, Résistants, en quête d'Absolu. Car au fond d'eux-mêmes, ils en ont fini avec ce monde tronqué et truqué, avec leur personnage de rechange, qui cadrait si mal, avec l'image qu'ils se faisaient d'eux-mêmes, autrefois. Ils ont quitté les leurres des faux Discours tenus par des "Zombis" faussement modernes, perclus d'orgueil. Restez mes Amis ! Si vous le voulez dans cette merde. Nous préférons encore apprendre à chanter aux Coqs, que de nous repaître sans cesse, des mensonges institués, par une bande de voyous. Vous nous traiterez de Parias, d'Anarchos, de Vagabonds Transcendantaux ou de Nomades en cavale ! Peu importe ! Nous avons fait le choix d'être libre, tout en respectant les désirs frélatés de nos frères et soeurs, qui se complaisent dans le Supermarché international des illusions perverses. Ils sont libres, après tout d'y rester, tout en renaclant, en discours inutiles sur la difficulté à vivre ce temps de Sauvages.
La Modernité créé des individus identiques et disciplinés, soumis à l'Ordre ambiant, imprégnés de la contrefaçon de leurs Maîtres à penser. Ils croient qu'ils ont la liberté de faire n'importe quoi, et se servent de ce Paravent Chinois entre deux haies de CRS et de Casseurs de Banlieues sordides, pour vivre leur faux rêve. Plus haut, grâce à un groupe d'Ingénieurs Tchernobyliens, la Stratosphère est en passe de devenir un morceau de Gruyère. Nous nous nourrissons de la Viande frelatrée de la Vache folle, mangeant par notre faute des protéines animales. Nos enfants sont badgés, avant même de naître. Tandis que Colloques et Symposiums sur la Paix et l'Environnement battent leur plein, entassent dossiers sur dossiers, dans les placards poussièreux Onusiens : tout cela, pour se donner bonne conscience. La Mer et ses poissons, les nuages du Ciel, les Rivières et les Forêts sont détruites. Et, l'argent-Roi dans les mains de Raiders de Places financières se transforme en immenses fortunes, au prix de l'affaissement du monde, dans la précarité. Qu'à cela ne tienne, l'homme établi, dort sur son bas de laine, comme "Harpagon" et s'endort heureux en regardant, béatement, la Coupe du Monde de Football, un verre de whisky, à la main. Le Pauvre bougre, issu des lmmigrations clandestines, lui-aussi, dans son "HLM" suit la même dérive, en s'achetant à Crédit, une Parabole pour pouvoir, goûter au festin du Monde. Et les Journalistes en mal de Scoops abreuvent, ces passions, par T.V interposée, y ajoutant toutes les horreurs du Monde avec une impudeur, chargée de sensationnel, nous mettant, mal à l'aise devant l'image d'un Enfant du Tiers-monde aux jambes coupées par une mine impersonnelle. Tout cela sous couvert d'informations. Le Dérisoire est partout Présent.
Heureusement le flux du Vivant, cette Force énergétique de l'Amour, a déjà vaincu le Monde. Nous pouvons tourner le CD-Rom, Disque-roi et faire de la Charité de bazar, tous les voyants de notre inadéquation, sont au rouge. Il n'y a plus ni de riches, ni de pauvres, il n'y a que des paumés, il n'y a que du malaise et du mal-être, de l'insécurité et de l'inquiètude. Il nous faut donc faire un Saut Quantique, dans l'infini de nous-mêmes, au-delà de nous-mêmes, dans une Autre vision des choses, ou nous perdre définitivement. Nous rencontrerons les Autres, alors en Serviteurs d'un homme "Sans Frontière" dans le Respect et l'Eloge des Différences. Nous nous mettrons au Service d'un partage équitable des nécessités vitales, pour chaque habitant de la Terre, ou bien tous, nous allons à l'échec, ou peut être au suicide de notre éspèce.
Oublions pour une fois... la Perversion de notre langage et la Prostitution de nos actes et tâchons, ensemble, de rentrer dans l'espérance d'un "Ailleurs" fait de bonnes mesures des choses et allons aux "Rencontres du Troisième type" avec nos Frères humains, aux confins des Galaxies que nous commençons à explorer : là, où se joue et se danse éternellement la Symphonie de Vie Eternelle. Cette Force d'Amour sans cesse renouvelée, baignée de Beauté, toujours proche de la pureté de l'enfance, et si loin pourtant, de l'infantilisme. Elle nous invite à un Voyage mystérieux et Spirituel au Prima du Sensible de la Matière, qui nous fît naître. Nous sommes nés de cette Soupe Originelle ! loin... Très loin, Très Très loin des entrailles puantes, phosphoréscentes de la Fumeuse Civilisation Carnassière et Consommatrice, qui masque d'un paravent notre Stratégie du Dérisoire.
Bilan Actuel : 1 milliard d'hommes, la Tête à peine hors d'eau, sur une Population de 5 milliards d'individus. Quelle Belle Réussite ! après Une si longue Histoire ! Guerres, famines, chômage, pollutions, se perpétuent à la vitesse d'un Cyclone, et le Monde jacasse à longueur de Temps, dans Multiples Assemblées, toutes plus ou moins obsolètes. Cessons, ce Jeu de dupes et travaillons à la Réconquète du Bon Sens, ensemble.
Le Ministre de l'Environnement Brésilien disait : La Socièté Industrielle moderne est une Religion fanatique. Nous saccageons, empoisonnons, détruisons, tous les écosystèmes de la Planète. Nous signons des reconnaissances de dettes que nos Enfants ne pourront jamais honorer... Nous nous conduisons comme si nous étions la dernière génération sur Terre. Sans changement radical, dans nos Coeurs, nos Esprits et notre Prospective, la Terre finira comme "Vénus", calcinée, Morte. Voulons nous cela, dans nos courtes visions de Profit immédiat. Le Dérisoire est partout présent, dans la vie d'aujourd'hui. Méfions nous, des retours de bâton.