Chant 12 : Entrelacement Originel

Publié le par Djilali Jamaï

  

Rechercher la Grande Liberté Originelle totalisante n'a rien à voir avec l'encerclement de la liberté, concédée au rabais par une Société programmée, pour nous rendre prisonniers dans les moindres aspects de nos désirs. Ce lieu du sensible entre Poésie et Ecologie baigne les Noces sacrées de l'homme lié à la Nature, loin du paradoxe de nos fausses valeurs basées sur le "marchandising" de la consommation. Nous couvrons l'hypocrisie larvée de nos peurs de vivre. À travers ce cache-misère, nous vivons un drame d'orgueil, en mal d'assouvissement. Reprendre le Chemin Sacré fait de dévotion sensible à notre être en participant à l'Amour du fondamental nous éveille aux dimensions des autres. Ainsi nous nous établissons, à notre plus belle expression dans la Beauté du Vivant. Nous vivons en cette fin de millénaire un immense malentendu existentiel. Nous avons perdu le sens de la vraie vie; se libérer du Mal c'est accepter de changer dans un processus d'évolution nécessaire de nous-mêmes. Ce processus a à faire au Divin en nous et est naturel. L'incroyable simplicité du franchissement irréversible de cet état est l'obstacle majeur à notre affranchissement. Cependant cela nécessite une véritable reconversion de nos univers intérieurs et extérieurs pour accèder à l'homme nouveau: Une nouvelle hygiène d'approche de nous-mêmes, en somme.

On parle de relier Science et Spiritualité, de relier les richesses profondes de l'Orient et de l'Occident, de l'individu et l'espèce, de la matière et l'esprit, le cerveau gauche et le cerveau droit, le mental et le supramental, les faits et les concepts, le point et l'infini, l'intelligence et l'Amour. Mais comment ? et pourquoi ? dans quel but ? Seuls les humains véritablement en recherche d'éveil peuvent apporter des réponses à ces questions cruciales pour notre à-venir. Nos sociétés doivent accompagner cet effort des êtres les plus éveillés et combiner le coeur le plus grand et l'intelligence la plus haute, à l'Amour Infini et la Connaissance. Quand nous serons débarrassés de notre petit esprit et de notre personnalité étriquée, nous deviendrons "Un" avec l'Univers. Les mal-éveillés voient dans cet Univers un frein à leur folie de possession, les bons vivants y voient un Paradis du bien profiter et les éveillés y voient partout l'Amour, c'est-à-dire Dieu lui-même. La Création, selon nos choix, nous apparaîtra comme une machine infernale ou comme Une Merveilleuse Aventure. L'ancien monde que l'humanité quitte douloureusement est fondé sur la prise de Pouvoirs des uns sur les autres. La brèche, cependant, est ouverte pour aller vers un monde meilleur, grâce aux resserrements des liens entre les hommes. Seule, une Vision Holistique peut éclairer le chemin de cette nouvelle aventure.


La Conscience individuée est trompée par l'égo. Elle prend peur de sa propre mort. Elle cherche alors à capitaliser la Vie. Si l'individu accepte de mourir symboliquement, et retrouve sa Conscience Unitaire, le moi ne cherchera plus à le dominer : il engendrera son contraire au lieu de soumettre les êtres et les choses à son diktat. Le désir de l'égo fait toujours poursuivre l'homme vers l'excès de prises de pouvoir, qui entraîne la souffrance. L'égo a toujours le désir d'enfler l'importance de l'individu et bientôt celui-ci s'enfermant sur lui-même, devient étranger à sa vie. Malgré notre côté "égocentré", nous sommes de la Nature en marche, de la Vie en mouvement, une Conscience qui se spatialise, à la dimension de l'Univers. L'aiguillon de l'Amour réellement vécu est celui de la Créativité spontanée de soi-même, sans détours, sans forfanteries. Il nécessite un jaillissement continu ou bien engendre un système figé dans le manque, qui le mène à la mort : Intelligence ouverte et Amour ouvert visualisent le Caducée d'Hermés. La fusion des deux termes s'enroule et engendre La Connaissance. Ce n'est pas sans rapport avec la double hélice chromosomique (A.D.N.) porteuse de son langage codée. Jetez-vous à coeur dans ce cheminement de vous-mêmes : là où il n'y a pas de dualisme, il y a la Vérité unifiée de la Vie. Nous sommes peut-être à l'aube d'une ère incroyablement émerveillante quoique dangereuse. Il nous faut bien sûr vouloir y rentrer en changeant intimement de direction. L'espace séparateur n'est pas le réel. Nous devons converger vers un réel plus unificateur : vers l'Un, en synchronicité reliée: tous ensemble.


C'est pourquoi, personne n'est moins prisonnier du Dogmatisme, que le Vrai Relié. L'Esprit chez lui, comprend tout, pardonne tout, car la vraie foi n'a pas à être défendue. Elle est invulnérable de par sa Nature Divine.Les Vrais Hommes Spirituels vivent, dans le monde, tout en n'étant pas de ce monde. Ils vivent dans la pureté d'intention envers les autres, et ne sont pas obligés de cogiter, de décortiquer, sans arrêt leurs pensées, dans une dualisme déstabilisateur. Le mal, le bien, le vrai, le faux, ils le vivent sous le même registre d'Amour. Ils sont comme l'Adam primordial, avant sa chute : de vrais contemplatifs du Vivant. L'illusion démoniaque, voulant que la Paix puisse se réaliser, par résorption des conflits d'une manière policière, a fait la preuve de son inéficacité. Plus le contrôle de l'homme se fait prégnant, plus la violence augmente. Ce n'est pas le bon moyen pour l’arrêter ; il y faut surtout mettre plus d'Amour, plus de bon sens, une meilleure éducation du respect de l'autre ; par prise de la conscience d’êtres tous embarqués sur le même bateau. Voulons-nous qu'il coule, ou voulons-nous qu'il rentre au port ? La réponse est de notre domaine.


Nous devons, ensemble comprendre que nous faisons partie de la même unité ontologique, quelque soit la couleur de notre peau ou la position géographique de notre établissement terrestre. La Puissance créatrice de l'homme n'est pas un problème de frontières. Sans l'algèbre des Arabes, sans l'invention du zéro, les Occidentaux n'auraient jamais mis un satellite sur orbite, ni crée un Scanner médical performant. Il est temps de lutter contre une vue parcellaire des choses, et de rentrer, enfin, dans une Vision Trinitaire de l'homme. De faire, enfin, jonction avec le nec plus ultra de nous-mêmes, pour ensemble construire un monde viable.


Toute révolution est un spasme de tensions exacerbées inutiles. Elle détruit, plus qu'elle ne construit, puisque les pouvoirs reprennent toujours ce qu'ils ont donné, d'une main, par l'autre. Cette duperie a coûté aux hommes, bien des luttes couteuses, avec le cortège de guerres et de destructions qu'elles entrainent inéluctablement. L'avancée sociale se paie toujours dans le sang. Pourquoi ? C'est un moyen barbare, dont pourrait se passer une Socièté Humaine Evoluée, qui a la prétention d'être civilisée. Comprendrons-nous enfin, que l'évolution est faite d'Amour, et d'équilibration des besoins concumittant à nos Progrés rapides en tous les domaines ? Nos richesses ont été souvent gagnées, par le noble effort des meilleurs d'entre nous, y ajouter la juste répartition du fruit de cet effort d'intelligence, serait une preuve de Grandeur de notre part. L'ingénieur et l'Ouvrier sont tous deux les artisans de cette prise de pouvoir sur la Nature. Ensemble, ils se doivent au respect de celle-ci, ainsi qu'au bon déroulement d'une répartition sensée des richesses acquises pour le bien de tous. Il se développe, à présent une Interdépendance, entre les Communautés, à laquelle personne n'échappera. L'enfant, dans le ventre de sa mère, ne sait pas encore qu'il va en être expulsé, mais la Nature le prépare à cette sortie dans l'espace de sa vie. Pourquoi n'en ferions-nous pas autant dans nos actions, entre nous ? Ouvrons entre nous, des espaces de respiration commune, avec respect et bon sens, puisque de toutes les façons, nous n'avons pas d'autre choix que le choix de vivre les uns par les autres.


Les études permettent les Savoirs, une sorte de Savoir, mais cette forme de Savoir n'est pas la Panacée de la Connaissance. Elle, Seule donne sens à la Vie. Elle en est l'essence. Chaque instant vient à nous avec la vie, dans un ordre qui nous dépasse, puisque la vie et la mort se répondent dans un ballet éternel. Nous ne sommes que des figurants, des passagers sur Terre. L'homme construit ses savoirs à la manière d'un carrelage, mettant bout à bout les morceaux du puzzle avec patience et ténacité. Doucement, l'Oeuvre prend corps : et c'est admirable. Nous n'allons pas être assez stupides pour détruire l'ouvrage de tant de siècles, dans un dernier bain de sang sacrificiel. Nous sommes maintenant trop développés pour être idiots. Faisons, ensemble, ce saut quantique dans l'infini de nous-mêmes, et aspirons au Bonheur de s'émerveiller de notre propre condition humaine, dans une élévation de nos vues à la hauteur de notre Mission. Retrouvons l'Essence de notre destin. Le Corps de chair de l'homme est le lit de la rivière, l'eau qui y coule est son esprit. L'ondoiement et l'irrigation de ses berges n'attendent, que notre bonne volonté, dans un désir de jouir pleinement de nos conquètes, si chèrement acquises. L'opinion enchaîne, l'esprit libère. Il serait absurde de prêcher pour les Temps futurs sans établir entre nous, avec un minimum de bon sens la juste équilibration de nos richesses. Préfèrerons-nous les confrontations stériles sans fin et toutes destructrices ? Ou bien, devenus enfin Adultes, construirons-nous un monde à la hauteur de notre génie créateur. Le problème est posé ; c'est à nous de le résoudre, dans les plus brefs délais, car nous avons atteint la cote d'alerte de nos divergences. Nous devons répondre à ce dernier défi, par une intelligente réflexion, loin des lieux où s'établissent nos petits intèrets personnels.


Ce que nous nommons l'homme est un conglomérat fait de Minéral, de Végétal, d'Animal, et d'Humain. Cependant, nous sommes chargés d'établir le Cinquième Régne : Le Régne du Spirituel. Cette mission est passionnante, car elle nous engage dans la conquète spécifique de nous-mêmes. Dépassant les clivages anciens, nous pouvons à présent, nous projeter dans les espaces sidéraux, et aller à la recherche de notre immortalité dans un Ciel serein. Tout homme posséde ce rêve enfoui dans ses entrailles. Nous n'aimons pas mourir, nous nous croyons fait pour un destin plus ample et plus noble. Et, nous avons raison. C'est ce qui nous propulse vers les Mondes Nouveaux, dans la conquête de l'Espace. Quelques-uns d'entre nous ont déjà ouvert la porte des Cieux. Ils nous engagent à changer profondèment. Quand ils reviennent sur Terre, que disent-ils ? Ah ! si vous saviez combien est Belle notre Planéte Bleue !!! Ah ! ce qu'on y est bien, par rapport aux steppes désertiques de la Lune ou aux cailloutis brûlants de Mars. Arrêtons donc le temps de nos névroses et de nos psychoses dévastatrices et, construisons ensemble un monde terrestre viable pour tous. Les moyens et les richesses ne manquent pas. Seule, nous manque l'envie d'en jouir, ensemble.


À chacun d'entre nous est posée la question ? Qui suis-je ? Quel type d'humain suis-je ? Un prédateur ou un créateur ? Suis-je dans le monde de l'illusion de possèder un pouvoir de coercition sur les autres, ou suis-je à même, par ma valeur de me rendre au rendez- vous de l'Histoire, avec un Grand "H". La richesse n'est pas dans l'uniformité, elle est dans la diversité partagée des êtres et des choses. Réenchantons le monde, par des attitudes saines et créatrices, et nous verrons s'éclaircir le Ciel bleu au-dessus de nos têtes, qu’elles soient brunes, rousses ou blondes. Ne pas mourir Chrysalide, enfin faire Naître le Papillon paré de ses plus belles Couleurs, voilà le rôle de chacun et de chacune d’entrenous, pour enfin devenir des hommes, avec un Grand "H", inscrit dans l'Histoire des Siècles. Après l'errance, vient le Temps de l'éspérance. Il n'y a pas d'autre "Monde", que Celui de "L'UN".

 

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